CALENDRIER PERPÉTUEL
bras N qui est à sa plus grande élévation, ne produit aucun effet; position indiquée au pointillé. Mais si la goupille o occupe le fond d’une ouverture correspondant aux mois de 30 jours, le bras de l’équerre s’abaisse assez pour que, aux 2/3 de la course d’aller de la détente, il entre en prise avec la goupille i du rochet de 31 et fasse passer une dent pendant que la détente achève le dernier 1/3 de sa course; c’est-à-dire qu’il fait sauter l’aiguille du 30 au 31. Le brusque retour en arrière de la détente fera ensuite sauter cette aiguille au 1er.
A la fin du février bissextil le bras N entre en prise au premier 1/3 de la course delà détente, et fait passer deux dents. Le retour de la détente fera sauter au 1er du mois. Pour les févriers ordinaires le bras N entre en prise au début du mouvement de la détente, fait passer trois dents, etc.
L’examen de la figure montre qu’on a disposé en plan incliné l’un des côtés des petites encoches, ces plans inclinés en feront aisément sortir la goupille o. Elle est dégagée des encoches profondes par un doigt J, fixé sur l’axe de la roue annuelle. Ce doigt ayant un mouvement angulaire beaucoup plus rapide que celui du disque V, se présentera devant chaque grande entaille et en fera sortir la goupille avant que le disque ait sensiblement changé de position, et il la retient en l’air un temps suffisant pour qu’elle retombe à la position convenable.
Les phases de la Lune sont produites par la roue L (figure 2) menée ainsi qu'il suit. Sur l’extrémité B' de l’axe de la roue des jours de la semaine est monté un pignon de 10 ailes engrenant avec une roue de 84 dents. Cette roue est solidaire à une autre T, de 75 dents, et c’est cette dernière qui engrène avec la grande roue L de 113 dents, sur laquelle sont peints de ta couleur de la portion de ciel dessinée sur le cadran, les cercles ombrés de Z figure 4. (Le râteau K n’a de contact ni avec la roue T, ni avec celle placée au-dessous; il passe simplement entre les deux roues sans les toucher). Par la combinaison des chiffres des roues la révolution de la roue L s’accomplit en trois lunaisons à une approximation de 0 i°ur 00008 d’erreur pour une lunaison.
Equation du temps. — Sur l’axe de la roue annuelle est fixée une plaque appelée improprement l'ellipse et découpée selon la courbe convenable y s. Sur le contour de cette courbe appuie la goupille (sur laquelle on peut au besoin monter un petit rouleau mobile) d’un râteau R. lequel engrène avec la roue K dont le pivot, débordant le cadran, reçoit la grande aiguille centrale dite du temps moyen ou d’équation.
Cette aiguille (figure 4) doit répondre à XII aux dates suivantes où le temps vrai et le temps moyen concordent entr’eux : 15 avril, 15 juin, 31 septembre et 24 décembre. A ces dates la goupille s est placée sur la courbe en face de l’un des quatre points noirs marqués sur le dessin (figure 2). Le nombre des divisions tracées au-dessus de la légende temps moyen à midi vrai marque le nombre de minutes dont une pendule bien réglée doit avancer (+) ou retarder (— ) sur le temps solaire.
1477. Tracer une ellipse. — Le lecteur ne sera sans doute pas fâché de trouver ici quelques indications générales sur le tracé d’une ellipse, et voici la marche qu’il peut suivre. On munit le râteau, dépourvu de la cheville s, d'un accessoire qui la remplace momentanément par un petit pointeau porté par un ressort s’avançant au-dessus de la plaque destinée à fournir l’ellipse. Cette plaque est de la grandeur de la roue annuelle moins la denture. Un ressort-sautoir, provisoirement installé, maintient la roue annuelle, et un ressort appuyant sur la roue K fait qu’elle ne peut tourner qu’à frottement ferme. La division du haut du cadran en 15 de chaque côté de XII a été donnée par le déplacement de l’aiguille pour le plus grand rayon de l’ellipse. Le tout en cet état, on amène l’aiguille d’équation sur X1L on marque un point devant lequel on inscrit la date d’une des quatre époques indiquées