DU PENDULE CONIQUE
Quelques applications et expériences de 91. Redier.
1478. Le pendule conique, sans avoir complètement satisfait les amateurs de précision, a néanmoins donné lieu à des applications intéressantes; cependant nous n’en dirons que deux mots, M. Piedier ayant publié sur cet objet un Mémoire auquel nous faisons plusieurs emprunts (on le trouve chez l’Auteur, cour des Petites Ecuries 8), et M. Balliman, qui le premier a réalisé une application réussie de ce pendule, préparant, nous a-t-il dit, un travail sur le sujet.
1479. La recherche d’un mouvement uniformément continu est un problème fort étudié et qui ne paraît pas près de sa solution absolue. Le pendule conique résout la question dans une mesure très-approchée. L’appareil fort ingénieux dont M. Wagner a montré à Paris le premier modèle donne de beaux résultats, mais il est soumis à une cause d’erreur dont nous allons donner l’idée.
A, figure 1 (planche dix- neuvième), est la roue de secondes de l’horloge ordinaire B ; la roue de secondes du mouvement réglé par un volant ; c un rouleau intermédiaire aux deux roues A et B, monté sur une chape spéciale oscillant à droite ou à gauche. Si A marche moins vite que B, le rouleau c ira vers c' et réciproquement; c’est ce déplacement de c, en c' qui sert à modifier le régulateur de façon à le faire rentrer dans la vitesse moyenne de A. Si ce déplacement doit se maintenir ainsi, il indique précisément la quantité dont les deux aiguilles saccadée et uniforme seront en discordance, et l’erreur peut être de quelques secondes.
Par l’emploi du pendule conique les différences ne portent que sur les secondes elles-mêmes. Ces différences proviennent de l’impossibilité presque absolue de faire décrire des cercles parfaits au pendule conique.
11 ne décrit en réalité et ne peut décrire que des ellipses approchant autant que possible du cercle.
Sa longueur se mesure comme la longueur du pendule ordinaire, et les résultats de marche qu’il donne, sans être comparables à ceux du pendule ordinaire, sont très-satisfaisants.
Chaque fois qu’un pendule de 994 millimètres, plan ou conique, revient à son point de départ, il y a deux secondes d’écoulées, et les autres longueurs donnent les mêmes vitesses pour les deux pendules.
La façon dont M. Balliman a, le premier chez nous, disposé la suspension et la conduite de l’appareil est la plus simple. Un fil de métal supportant la tige du pendule, ou de la longueur du pendule même, suffit à tout; il est assez fin pour s’infléchir au point de suspension et il n’y a rien à craindre de la torsion puisque le pendule demeure toujours dans le même plan.
MM. Cuel et Rozé, père et fils, ont imaginé une suspension à quatre lames, sorte de suspension à la Cardan qui est représentée figure 2 ( planche dix-neu-