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PENDULE CONIQUE

viéme), de face et de profil. C’est une suspension portée par une autre suspension à angles droits.

La figure 5 représente une horloge dont le pendule est ainsi suspendu, et dont la conduite se fait suivant le procédé de M. Balliman.

M.Redier a utilisé cette construction pourdonner à cette horloge, en marche, la faculté d’ajouter une quantité de temps quelconque voulue, ou de retrancher cette quantité. L est l’aiguille conductrice du pendule P, qui fait un tour en deux secondes.

Supposons le mouvement de l’horloge horizontal. 11 est certain que si au moyen de la manivelle M on fait tourner ce mouvement dans le sens même du pendule et avec la même vitesse, les aiguilles seront comme arrêtées ensemble, elles marqueront constamment la même chose.

Mais si on ne fait tourner ce mouvement que d’une petite quantité, cette quantité se retranchera de la marche des deux aiguilles ou s’y ajoutera, suivant qu’on tournera dans le sens du pendule ou dans le sens contraire.

C’est le principe du Comparateur (1475) ci-devant décrit, et qu’a utilisé M. Redier pour la transmission électrique de l’heure avec les fractions voulues, et en y ajoutant et retranchant les quantités voulues.

La pendule figure 6 produit le même effet, mais en déplaçant simplement certains rouages de la quadrature.

Le cadran de droite suit la seconde continue, le cadran de gauche bat la seconde comme une montre à secondes indépendantes.

La figure 7 indique ces fonctions de cadrature; b et c engrenant avec a et d sont des mobiles transportés sur une cage, mobile circulairement, YY UU.

En déplaçant b et c par le moyen de la roue-platine YY, on change le moment du déclanchement du fouet F sur les chevilles P, et, comme dans son compteur différentiel, M. Redier arrive ainsi aux coïncidences voulues.

1480. L’emploi du pendule conique donne seul la faculté de construire une horloge marquant simultanément le temps sidéral et le temps moyen, avec les différences en fraction de secondes lisibles sur chaque cadran.

La figure 3 représente une portion du rouage de pendule de ce genre. Si M est la roue de secondes temps moyen, et S la roue de secondes temps sidéral, en appliquant à M et S et aux mobiles intermédiaires A, B, C, D, les nombres : -ffrfrHo', °n obtient le rapport -ffffi qui ne donne qu’une erreur annuelle de 2% 43.

1481. Citons une très-curieuse expérience sur le pendule conique.

Le plan d’un pendule ordinaire, suivant la célèbre expérience de M. Foucault, se conserve parfaitement quel que soit le genre de déplacement qu’on fait subir au point d’attache de la suspension. Ce savant a ainsi démontré la rotation de la terre sur les deux pôles.

La même propriété existe pour le pendule conique, et pour le prouver M. Redier a construit une petite horloge à pendule conique, installée sur un plateau tournant concentriquement au pendule. Quand, au moyen du plateau, on fait tourner l’ensemble de l’horloge, le mouvement du pendule ne se trouvant pas altéré par le déplacement de l’ensemble du mécanisme, on voit l’aiguille de secondes rester en retard d’une quantité égale au mouvement du plateau, lorsqu’il tourne avec une vitesse quelconque dans le même sens que le pendule. Cette aiguille, au contraire, avance dans la même proportion si le plateau et le pendule tournent en sens opposé.

On voit ainsi une aiguille d’horloge avancer ou retarder sans qu'il faille toucher à aucun détail de cette horloge et simplement en la faisant tourner sur elle-même.

PENDULE A MERCURE

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