‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 471 sur 553 · DERNIER AVIS · texte numérisé non relu

DERNIER AVIS

qu’une variété de l’affinité chimique, acquiert plus d’énergie à mesure qu les surfaces se touchent plus intimement, c’est-à-dire molécule à molécule. Au point où une percussion est répétée, on a constaté des effets d’adhérence sensibles et variables. Sous de fortes pressions, la matière se dénature, devient comme inerte. L’état de l’huile varie avec la température et avec le temps, etc.

Même sans tenir compte des effets de capillarité et des actions électriques, encore trop peu connues, on voit tout de suite que les séparations des organes, les mouvements des surfaces en contact, etc., se feront toujours sous des résistances variables et relativement très-intenses, eu égard aux faibles forces qui animent ces organes. Il en résulte que telle résistance qui eût été, pour ainsi dire, noyée dans le jeu de plus grande puissance, d’un échappement de Graham, affectera la marche d’un échappement à force constante; ce dernier, si nous pouvons parler ainsi , est beaucoup plus sensitif que l’autre.

Voilà pourquoi aucun échappement à force constante n’a pas donné des résultats supérieurs à ceux que l’on obtient avec les échappements à détente et de Graham. Quand les résultats de part et d’autre ont été équivalents, ceux obtenus des forces constantes n’ont jamais été que momentanés.

Ajoutons, ce que tous les horlogers savent, que l’introduction dans une pièce d’horlogerie de la plupart des systèmes à force constante nécessite un déroulement plus rapide du rouage, et par suite amène une perte dans la durée du temps de la marche; et nous terminerons, comme nous l’avons fait dans la Revue chronométrique, par cette conclusion, « qu’il faut établir une distinction entre la recherche chimérique des forces rigoureusement constantes et l’invention d’échappements propres à faire disparaître, en partie plus ou moins considérable, les inconvénients de l’inégalité de la force motrice dans les horloges, ou du tirage des ressorts moteurs de nos pendules à l’usage civil. Il y a là une mine à exploiter, pourvu, toutefois, qu’on sache s’enfermer dans de sages limites, qu’il nous paraît inutile de préciser. »

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