PRESSION BAROMÉTRIQUE
l’explication d’un grand nombre d’effets qui échappent à l’œil même aidé de la loupe.
L’expérience de vingt années n’a fait que nous confirmer dans notre opinion.
Deux savants, MM. Morin et Tresca, n’ont-ils pas écrit : « que le dessin géométrique devait être considéré comme la base fondamentale de tout enseignement industriel ».
L’enseignement du dessin doit donc tenir une très large place dans tout programme d’apprentissage en horlogerie. Pour l’horloger qui sait dessiner vite et bien, il y a dans nombre de cas, profit à remplacer le calcul par un tracé à grande échelle, qu’on réduit ensuite au compas de proportion. On peut obtenir une exactitude suffisante et que souvent même il est difficile de réaliser pratiquement.
Nous en donnerons quelques exemples plus loin.
En rendant un apprenti habile à manier le compas et le tire-ligne, c’est-àdire à dessiner en grand les mécanismes d’horlogerie, les simples d’abord, les compliqués ensuite, on avancera plutôt qu’on ne retardera la durée de son apprentissage; il comprendra mieux les formes rigoureuses des pièces détachées et se familiarisera avec nombre de mécanismes d’horlogerie qu’il aura à réparer plus tard, sans en avoir jamais fabriqué.
D’ailleurs, l’usage fréquent du tire-ligne et du compas ne peut que donner à la main plus de délicatesse et de dextérité.
Pour l’inventeur, le dessin géométrique est toujours d’un grand secours; à ce sujet, voici ce que, judicieusement, Jobard, directeur du Musée industriel de Bruxelles, disait : « Rappelez-vous qu’il est plus facile d’effacer, d’allonger et de refouler une ligne de crayon qu’une barre de fer. Les inventeurs trop pressés (d’exécuter et de produire leurs inventions), ne font que des ours mal léchés ou des loups qui les dévorent.
« Quelquefois ces monstres marchent, comme la tortue, mais à quel prix? Ils coûtent souvent plus à nourrir que l’engin qu’ils cherchent à remplacer. »