DE L ARC DE LEVEE
nombres ronds) par 44°, 50°, 60°. Par conséquent, toutes les dents possibles, et quelle que soit l’inclinaison de leur plan, donneront, si leurs talons décrivent la même circonférence, une levée totale unique, quoique l’inégalité de leur force d’impulsion soit très évidente. »
1517. En effet, considérons la figure 2 de la planche II, page 850, on y voit représentées, partiellement, deux roues d’échappement de même diamètre; puisqu’elles ont même centre (C) et que le talon de chacune d’elles se trouve sur le cercle T t. l’action de ces deux plans finira donc, pour l’un comme pour l’autre, aux deux points marqués sur la platine de la montre, et bornant l’étendue de ce que l’on appelle communément l’arc de levée.
Il en est tout autrement pour le commencement de l’action de chacun de ces inclinés. La pointe n de B, étant plus rapprochée du centre de mouvement C, se mettra en marche un peu avant la pointe m de A, quand le cylindre tournera dans la direction qu’indique la flèche.
Voyons maintenant si cette circonstance n’apporte pas une différence entre la force d’impulsion de A et celle de B.
1518. Les deux plans inclinés ont même longueur et sensiblement même base, mais les hauteurs sont différentes : ainsi T a a 18mm et T b 22mm. Les chemins parcourus dans le même temps par le corps repoussé, seront
et les impulsions reçues par le balancier seront inégales, sinon sensiblement dans la même proportion (66).
On considère ici deux montres mais de mêmes dimensions, ayant les roues d’échappement de même nombre de dents et de même diamètre total. Si le ressort qui mène B était de force très suffisante pour lui assurer une bonne marche durant un temps normal, il ne faudrait pas l’employer pour A ; parce que là il procurerait un surcroît de force dont l’effet principal serait d’augmenter l’intensité de la chute.
Afin que le plan T m passe au centre du cylindre, on a dû faire un peu reculer celui-ci, ce qui ne modifie pas l’action du plan incliné.
On voit donc que, toutes choses égales d’ailleurs, sauf la hauteur des inclinés, le balancier de B recevra une impulsion un peu plus énergique et fera des oscillations plus étendues que celui de A. Ce que faisait prévoir l’étude du point de départ de chaque roue lorsqu’elle entre en mouvement, et ce que ne fait jamais connaître, l’arc dit de levée, pointé sur les deux chutes, précédant les repos; c’est-à-dire la levée apparente, puisque pour deux inclinés, de puissance inégale, elle ne donne qu’un arc unique pour les déplacements, du point marqué au bord du balancier.
1519. Les chiffres donnés ci-dessus ne sont pas rigoureux, et il n’est pas nécessaire qu’ils le soient, puisque nous voulons simplement établir que, pour des roues de même diamètre et de même nombre de dents, l’étude de la levée doit porter sur le mouvement angulaire du balancier sous l’action du plan incliné, agissant sur une lèvre de sa pointe à son sommet.
BALANCE ELASTIQUE.
Par uji très simple raisonnement on peut, au préalable, s’expliquer l’inégalité de la force de l’impulsion donnée par A ou par B.
L’action de chaque plan incliné se termine à l’extrémité d’un même levier C T, tandis que cette action commence pour B à l’extrémité d’un levier C >/, plus court que C m et, par suite, plus puissant.