D K L’ARC DE LEVE E
aucunement en question et qui n’a rien à faire ici, puisque tout se borne : 1° à considérer l’action de deux plans, d'inclinaison différente, chassant devant eux le même corps en mouvement, d’abord vers la gauche et ensuite vers la droite, et 2° à remarquer que ces deux mouvements n’ayant pas de connexion entre eux, puisque l’un n’est pas la continuation de l’autre (un temps de repos relativement long les séparant), le travail qu’accomplit chacun des inclinés sur l’une ou l’autre lèvre du cylindre doit donc être considéré isolément.
En définitive, aucune note rectificative n’ayant été insérée dans la traduction allemande, force nous est de revenir brièvement sur la question et de rectifier les erreurs de ce traducteur très peu scrupuleux, en établissant l’exactitude de nos raisonnements et des faits sur lesquels ils étaient appuyés.
1516. On lit page 158 ( 306 et 307) : « Distinguons bien, avant d'aller plus loin, la levée réelle de la levée que donnent les méthodes vulgairement en usage.
« La levée réelle est l'arc décrit par un point du balancier pendant le passage de toute la hauteur du plan incliné sur une seule lèvre , et cette levée (a b ou c i fig. 81) doublée donne la levée totale réelle , seule représentation exacte de la puissance du plan d’impulsion.
« La levée apparente est l'arc de cercle enfermé entre les deux ponds marqués sur la platine (0° et 40°) et correspondant à la fin des deux demilevées. Ces deux points nous font connaître où finit chaque demi-levée, sans nous indiquer où elles commencent. Cette fonction appartient au point du centre placé entre les deux points qui bornent l’étendue de l’arc de levée (d, fig. 81). Tout horloger a remarqué sans doute combien il est rare de rencontrer un échappement où la roue se mette en mouvement, c’est-à-dire entre en levée, quand le repère du balancier est arrivé en face du point du
Figure 81.
cenlre d : presque toujours la roue commence sa levée 2°, 4°, 0° et même 10 avant. Il est bien clair que ces quantités doivent être comptées avec chaque demi-levée à laquelle elles appartiennent et dont elles font partie intégrante, et que si trois échappements lèvent 40° entre les deux points, de droite et de gauche, mais que chaque demi-levée commence 2°, 5° ou 10° avant le centre, les actions des plans inclinés sont représentées non par 40°, mais (on
Planche II.