BALANCIERS INSENSIBLES A L’ACTION DU MAGNÉTISME
1 roiî . L’idée des balanciers antimagnétiques n’est pas nouvelle. Vers le quart de ce siècle, F. Houriet construisit, pour un navire qui devait faire une expédition au pôle Nord, un chronomètre dont le balancier était insensible ii l’action de l’électricité. Dans ce chronomètre, sauf le ressort-moteur cl les axes mobiles, rien n’était en acier.
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Aujourd’hui où l’électricité tient une grande place dans la science et dans l’industrie, où des électro-aimants se trouvent un peu partout, quand nos navires sont bardés de fer ou même tout en fer, on a de nouveau cherché les moyens de soustraire les chronomètres et les montres à l’action perturbatrice du magnétisme, en composant des spiraux et des balanciers avec des matières indifférentes à l’action électrique.
Dans ces derniers, la partie acier est remplacée par un alliage de platine, nickel, cuivre, cobalt, wolfran et cadmium, ou bien de platine, nickel, cuivre, cobalt et cadmium, en proportions convenables.
La partie laiton est composée d’un alliage de cadmium et d’argent, ou de cuivre, cadmium et argent, aussi en proportions convenables. Dans l’ouvrage que nous consultons, ces proportions convenables ne sont pas indiquées. Nous croyons qu’elles ont fait l’objet d’un brevet.
Les balanciers Woltine et Paillard, de Genève, ont obtenu des succès aux concours de réglage ouverts dans cette ville; on pourrait donc s’adresser aux inventeurs pour des renseignements désirés.
Cette invention des balanciers non magnétiques n’ayant pas encore reçu la sanction d’une longue expérimentation, nous nous bornerons au court exposé qui précède, y ajoutant seulement la composition de quatre alliages ayant la propriété d’être inoxydables et, en outre, d’être indifférents à l’action électrique, et de posséder une élasticité restant sensiblement la même à tous les écarts de température. Ces alliages sont dus ù M. Paillard, de Genève; nous croyons qu’ils sont brevetés.
lre formule. — Palladium . de 60 à 75 parties.
Cuivre . de 15 à 25 —
Fer . de là 5 —
On place d’abord dans un creuset en terre réfractaire la moitié du palladium avec les deux autres métaux additionnés de la quantité nécessaire de fondant composé de borax et de charbon de bois pulvérisé. Lorsque ces métaux sont fondus, on ajoute l’autre partie du palladium; après fusion complète, on verse la masse dans un moule ad lioc et ensuite on la lamine.
2e formule. — Palladium . de 50 à 75 parties.
Cuivre . de 20 à 36 —
Fer . de 5 à 20 —
On opère ainsi que nous venons de l’indiquer. Cette formule, qui est la moins cofiteuse, convient pour les montres.
3e formule. — Palladium . de 65 à 75 parties.
Cuivre . de 15 à 25 —
Acier et nickel, chacun . de 1 à 5 —
Or . de 1 à 2,5 —
Platine . de 1,5 à 2 —
Argent . de 3 à 10 —
Ce troisième alliage possède au plus haut degré, suivant le rapport de