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FONCTIONS DE L’ÉCHAPPEMENT

197. Supposons le cylindre, le ressort moteur de la montre n’étant pas armé, maintenu au repos par le spiral et placé dans un vide entre deux dents.

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

L’on donne un tour de clef à la montre ; la dent de la roue se présente contre une lèvre du cylindre a (fig. 2, -planche première). Cette dent, continuant son mouvement contre cette lèvre, la pousse, en arrière, sur toute la longueur du plan incliné, et oblige ainsi le cylindre et son balancier de tourner vers la droite. C’est ce glissement du plan incliné contre la lèvre qui constitue une levée. La levée terminée, la dent échappe définitivement à la lèvre par un petit saut brusque (la chute) , et sa pointe va s’appuyer contre l’intérieur du cylindre (b) qui continue son mouvement circulaire par l’effet du poids du balancier. C’est alors qu’a lieu le premier repos , puisque la roue demeure immobile étant retenue par le frottement de la pointe de sa dent contre l’intérieur du cylindre en mouvement (b et d) .

Ce repos doit durer jusqu’à ce que le spiral ait ramené le cylindre à sa première position. Le repos de la roue cesse aussitôt, parce que l’incliné, se trouvant au bord de la seconde lèvre (f), glisse dessus en la poussant en arrière (g), et opère ainsi la seconde levée, h iafin de laquelle la dent s’échappe définitivement du cylindre, ainsi qu’on le voit en k. Au moment où une dent s’échappe, la dent qui la suit (à) vient s’appuyer contre la circonférence extérieure du cylindre et commence ainsi un second repos , qui ne cesse qu’au retour du cylindre ramené par le spiral. Cette dent, se trouvant alors dans la position indiquée en o, remplit exactement les mêmes fonctions que nous venons de voir accomplir à la première dent qui a passé, et il en sera de même pour toutes les dents successivement.

On voit que chaque dent de la roue opère deux repos, l’un sur le dos et l’autre dans l’intérieur du cylindre, et deux levées : une sur chaque lèvre. Ces deux levées, réunies, constituent la levée totale de l’échappement.

Chaque incliné pousse ainsi, alternativement, le cylindre à droite et à gauche pour le mettre en mouvement et lui restituer, par une nouvelle impulsion, la force nécessaire à l’entretien des vibrations.

Il est clair que plus la roue d’échappement aura de force de pression, plus elle appuiera vigoureusement sur chaque lèvre, et qu’on changement dans la force motrice fera diminuer ou augmenter l’étendue des vibrations, mais sans changer rien à l’étendue de la levée.

L’entaille désignée sous le nom de coche de renversement (9, fig. lrc, planche première) a pour effet d’empêcher le battement de la lèvre contre le bras des U, et de permettre au balancier de décrire un tour entier.

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