SPINAL A COURBES TERMINALES
« Il faut rejeter un tel spiral, tel régulier qu’il puisse être dans les autres conditions; on n’obtiendrait jamais de résultat satisfaisant et l’on perdrait son temps. Cette disposition du plan des hélices, allant tantôt vers une direction et tantôt vers une autre pendant son développement circulaire, vient complètement annuler tous les avantages de la loi concernant l’isochronisme. Nous nous permettrions de proposer aux savants qui s’occupent de ces questions, de donner l’explication de celte brisure qui, certainement, serait aussi intéressante que celle du résultat contraire (?).
« 2e Partie. — Si nous prenons un spiral dans les conditions normales décrites plus haut, nous croyons pouvoir affirmer la formule suivante, à litre d’aphorisme, c’est que : « Une courbe terminale, étant donnée au point d’attache à la virole, on peut toujours obtenir l’isochronisme en modifiant celle fixée au piton. «Nous en avons fait suffisamment l’expérience et nous donnerons quelques exemples pour nous faire comprendre, puisque tout le problème se trouve dans cet aphorisme.
« 3e Partie. — A un chronomètre n° 7 ( figure 1 , planche VIII , page 938), nous avions fait les deux courbes terminales dans le tracé indiqué des courbes théoriques de M. Phillips ( planche en regard de la page 756, figure 16 de son Mémoire), comme nous l’indiquons ici à la figure 1, et aussi près qu’il est possible de l’exécuter, quand il s’agit d’une manipulation matérielle.
« Pour une réduction d’arcs de 100° sur les grands arcs, nous avions une différence de -f- 29" aux petits arcs. Nous avons rapproché le point P du centre en réduisant la longueur de la courbe et, la faisant quitter la circonférence en a' ( figure 1), nous n’avions plus que 15" d’erreur d’avance dans les petits arcs.
« Nous avons continué à rapprocher le point de torsion du spiral en P plus près du centre, au quart du rayon, et raccourcir encore la longueur de la courbe jusqu’au diamètre en a ( figure 2); l’isochronisme était obtenu à -j- 1",2 d’erreur, ce qui nous semblait des plus satisfaisant. Les deux points d’attache à la virole et au piton étaient sur la même verticale; seulement, à la virole le spiral était resté fixé à la moitié du rayon et avec sa première courbe que nous n’avions pas modifiée, comme dans la figure 1. Il existait donc bien deux courbes dissemblables .
« Gel instrument vient de nous revenir pour changement d'huile, et le même chiffre d’erreur se retrouve après 28 années de marche consécutives.
« 4e Partie. — Le compteur n° 25 ( planche VIII ) avec des courbes tracées dans la figure 3, que l’on peut comparer à celles non théoriques de M. Phillips, à la figure 6, planche I de son Mémoire, ne donnant une erreur d’isochronisme que de + 3", 2, les deux courbes étaient semblables au piton et à la virole.
« 5° Partie. — Le compteur n° 40 avec deux courbes terminales approchant du tracé de la planche 1, figure 7 (Mémoire Phillips), courbes non théoriques à la virole et au piton, reproduites sur ce dessin à la figure 4, et donnant une erreur de -f- 5", 4.
« 6e Partie. — Le compteur n° 109 a ses courbes terminales appartenant