SPIRAL A COURBES TERMINALES
au tracé, planche I, figure 6 (Phillips), non théoriques, avec les points fixés à la virole et au piton, sous un angle de 45° a a', figure 7 de notre dessin; la différence aux petits arcs était de — 1",2.
« 7fi Partie. — Un chronomètre n° 19, Gannery, une courbe terminale à la virole [figure 5 de notre dessin), approchant de la courbe théorique ( planche 1, figure 17) (Phillips), et au piton (figure 6 de notre dessin), représentent à peu près la forme non théorique de la figure 6, planche I. En somme, comme observation importante, les deux courbes terminales dissemblables, comme à notre figure 7, et cette remarque en plus, c’est que le point d’attache à la virole se trouve sur un tout autre rayon que celui du piton et d’auteurs différents; l’erreur n’était que de 0",2.
« 8e Partie. — Un chronomètre n° 18 a subi le même historique que tous les autres; réglé en 1858 sans l’intéressant travail de M. Phillips, qui n’est paru qu’en 1861. Nous avions donné à nos courbes terminales une longueur semblable à celles indiquées sur le dessin aux figures 1, 4 et 5 : j’avais une avance de -f- 1", 6" et 8"; en sortant le spiral du piton, j’allonge ma courbe. L’erreur est plus considérable. Nous dûmes donc procéder à modifier notre courbe et la raccourcir. L’erreur devient de valeur moindre. Nous continuons à la modifier en lui donnant la forme indiquée à la figure 8 du dessin, mais à la virole seule. 11 s’opère une modification assez insignifiante dans la marche comparée aux grands arcs et aux petits arcs. C’est alors que nous traitons la courbe au piton de la même manière que nous l’avions fait à la virole. La figure 8 du dessin représente assez fidèlement cette forme donnée aux deux courbes obtenues en raccourcissant également la courbe supérieure.
« Le résultat a été des plus concluants et l’erreur n’a pu se caractériser que par un chiffre inférieur à 0",5. Ce chronomètre, qui voyage depuis trente années, n’a pu donner actuellement un chiffre d’erreur plus considérable. Étant revenu pour le renouvellement des huiles, cet instrument est en observation au Dépôt; il serait facile de constater officiellement son état d’isochronisme. (Cet état ayant été observé, on avait mis la pièce officielle dans l’enveloppe contenant la signature de l’auteur du présent mémoire.)
« 9e Partie. — Nous arrêterons ici les exemples de mise en pratique du traitement des spiraux par les courbes terminales; il sera facile au praticien d’agir avec assez de certitude d’après ces données. Il ne pourra pas éviter les tâtonnements inhérents à ce travail; mais nous croyons que, avec ces éléments, les déductions sont faciles à tirer pour les horlogers qui s’occupent de chronométrie, et qu’il est facile de ne pas errer dans une incertitude trop prolongée; car, d’après les tracés des courbes indiquées sur le dessin, on aura dû remarquer, et c’est ce que nous voulons démontrer, que, en réduisant la longueur des courbes en prise avec le piton au coq, l’erreur d’avance aux petits arcs s’amoindrissait tellement que l’on pouvait arriver à obtenir du retard à ces mêmes petits arcs, comme au compteur 109 (figure 7 du dessin), et au chronomètre 18 ( figure 8). Cela étant ainsi prouvé, avec une pratique très limitée, il est facile de construire ces courbes, de manière à obtenir l’isochronisme dans une limite variable de 1 à 5", dès l’origine de la mise en marche de l’instrument et avant tout essai (?), et de réduire ensuite l’erreur en