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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

à cette catégorie ainsi que plusieurs échappements employés dans les pendules de cheminée.

5. On pourrait, à l’exemple de quelque^ auteurs, former une quatrième classe avec les échappements dits à force constante ou remontoir d’égalité, si la théorie et l’expérience ne s’accordaient à prouver que, sauf un petit nombre de cas particuliers, l’emploi de ces compositions, dispendieuses, difficiles à exécuter et à maintenir, offre dans les machines horaires de petites dimensions des inconvénients qui ne sont balancés par aucun avantage sérieux.

Nous ferons connaître, surtout quand nous nous occuperons de l’horlogerie monumentale, quels sont les cas particuliers où les remontoirs d’égalité sont appelés à rendre des services.

Insuffisance de cette classification.

G. La division des échappements en échappements à recul et à repos, quoique consacrée par l’usage, n’offre qu’une insuffisante précision.

Ainsi dans l’échappement Duplex, classé avec raison parmi ceux à repos, la roue prend à un moment déterminé un petit mouvement en avant et puis recule d’autant. Certains ancres de pendules produisent un recul qui, dans les oscillations un peu étendues, commence ou finit un arc de repos. Ils participent ainsi, dans d’inégales proportions il est vrai, des deux classes. Il en est de même de ceux qui sont à repos d’un côté et à recul de l’autre, etc.

Sj’écliapperaent à recral comparé à celai à repos.

Y. Selon la plupart des auteurs, l’échappement à recul serait, du seul fait de ce recul, le moins parfait de ceux que l’on emploie. Cette décision ne peut faire autorité, parce qu’elle est trop absolue. Les propriétés qui distinguent les échappements à recul de ceux à repos étant d’un caractère plus ou moins tranché, ce qui est vrai pour un ne l’est pas au même degré pour l’autre. L’échappement à roue de rencontre à recul très-prononcé est, avec justice, placé au bas de l’échelle de comparaison, tandis que l’échappement Duplex, malgré son petit mouvement visible de recul, n’en conserve pas moins, quant à la régularité qu’il donne à la marche des montres, une supériorité assez marquée sur certains échappements à repos.

8. Le recul sert quelquefois à corriger les inégalités de la force motrice, comme le prouve journellement l’emploi des petits ancres des pendules de cheminée -, mais il ne faut pas qu’il ait lieu avec un frotte-

TRAITÉ DES ÉCHAPPEMENTS

ment de mauvaise nature, car tout frottement de cette espece a pour inévitable résultat d’engendrer des causes de variation. Il s’ensuit que la régularité des échappements de pendules à grand recul, dans la plupart des cas, est inférieure à celle qu’on obtient en leur substituant ceux à repos.

C’est avec intention qu’il est dit à grand recul, car si l’effet de recul est enfermé entre les limites qui seront précisées, si son action ne commence qu’à un point déterminé d’un arc de repos, on en obtient des résultats avantageux. C’est du moins ce qu’a établi, par des travaux théoriques sérieux et par une expérience pratique de plus de vingt années, un de nos excellents artistes, M. Rozé.

Les échappements à repos comparés aux échappements libres.

9. Les échappements à repos frottant des montres corrigent suffisamment, pour l’usage civil, les inégalités de force motrice sans le secours de l’isochronisme, de la compensation et du réglage à toutes les températures. Mais si les surfaces des repos sont réduites à très-peu de chose, ces échappements perdent leurs propriétés correctrices. Si ces surfaces des repos dépassent, comme étendue, certaines limites, elles donnent naissance aux nombreuses causes de variations qu’amènent les grands frottements, etc. La perfection possible réside dans un milieu qu’enseignent l’expérience et la théorie, et dont la condition principale paraît consister dans un certain rapport à établir entre la grandeur, le poids du balancier et le rayon des courbes sur lesquelles s’opère le frottement des repos. Nous reviendrons sur ce rapport.

10. Les échappements libres employés dans les montres sont regardés comme supérieurs à ceux à repos frottant, et c’est par les premiers que la plus grande précision peut être obtenue. Leurs oscillations s’accomplissant, sauf pendant une très -courte fraction de temps, sans contact avec la force motrice, les frottements des repos sont ainsi complètement annihilés. Mais ici il faut distinguer entre les exigences de la vie civile et celles de la science, parce que plus les effets sont délicats, la liberté du balancier grande et les frottements réduits, et plus la compensation par le balancier et l’isochronisme par le spiral doivent être parfaits. Ainsi, par exemple, l’échappement à détente des chronomètres, qui procure une si admirable exactitude à l’aide de ces deux correctifs bien appropriés, donne à son possesseur moins de satisfaction, quand il en

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