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PRINCIPES DE L’ÉCHAPPE AIENT A CYLINDRE

la chute se trouve augmentée de tout l’espace compris entre les lignes G et D, fig. 27.

La forme de lèvre qui remédie le mieux à ces défauts est une courbure aplatie et allongée, et disposée de sorte que la tangente à son centre (la ligne Àp, fig. 4, planche première) aille tomber juste au milieu du dos du cylindre. Cette forme répond à la courbe d i b.

En effet, si nous comparons cette courbe à toute autre moins élevée, soit par exemple à la courbe d v (fig. h, planche première) , nous voyons que l’espace parcouru avant le choc sur la lèvre sera diminué de toute la quantité enfermée entre la courbe au trait plein d i b, et la courbe pointillée d v. Le frottement de la dent ne se fera plus au milieu de la lèvre, mais sur son extrémité sortante ; ce qui diminuera la chute et augmentera la force d’impulsion, puisqu’elle agira au bout d’un levier de résistance plus long. Quant à ce frottement sur un seul point, il n’y a pas à s’en inquiéter, puisque c’est un frottement sortant , et qu’il est presque sans exemple qu’une piqûre ait commencé au point de sortie : c’est toujours au bord intérieur de son incliné qu’une petite lèvre s’entame.

Dans un cylindre de proportion convenable, cet incliné doit occuper environ un arc de 10° sur la circonférence, ainsi que l’incliné d i b (fig. 4, planche première ). Ce chiffre, en regard de ceux des auteurs, peut paraître considérable ; mais si l’on se donne la peine de mesurer les dimensions des petites lèvres à un certain nombre de cylindres bien faits, et sortant des mains d’habiles et intelligents ouvriers, on sera surpris de rencontrer une quantité peu différente, sinon pareille.

On doit comprendre maintenant toute l’influence que la forme des lèvres peut avoir sur le réglage de la montre.

De la profondeur de l’ouverture.

340. La figure que doivent affecter les lèvres nous étant connue, il est facile de déterminer la pénétration de l’ouverture du cylindre. Aux 180° représentant la moitié de la circonférence, nous ajouterons 2° supplémentaires ; l’expérience a 'démontré depuis longtemps que cette quantité est nécessaire à la sûreté des fonctions. Cela nous donnera un total de 182°. Joignons-y les 4° de l’arrondi de la grande lèvre (336), les 10° de l’incliné de la petite lèvre (330), et nous aurons pour le plein à laisser en définitive 196° 1.

* Si l’on fait attention que l’arrondissage de la pointe des dents de la roue rejette toujours le point de contact un peu au-dessous du plan droit ou diamètre, qu’il n’est guère possible que toutes les pointes de contact se trouvent sur une même circonférence, ainsi

AUC d’ouverture du cylindre.

Cette ouverture réunit les avantages recherchés par les auteurs des deux systèmes : l’impulsion est reçue par le cylindre dans des conditions avantageuses, et comme, par la configuration de ses lèvres, ce cylindre possède les qualités du cylindre un peu fermé, sans en offrir les inconvénients, l’étendue de la vibration, bien loin d’être restreinte, est toujours augmentée. La longueur du frottement des repos se trouve peu différente de celle d’un cylindre à 185°, et par suite d’une impulsion plus favorable et d’une moindre chute, l’oscillation a une amplitude, sinon égale ou même supérieure, tout au moins différant de très-peu de l’oscillation obtenue d’un cylindre à 200°, dans les conditions ordinaires.

L’expérience ne laisse aucun doute sur l’excellence de ces proportions.

Si l’on étudie les formes des cylindres sortant des mains des vieux faiseurs habiles et intelligents, et qu’une longue observation a instruits souvent de père en fils, on les trouvera conformes à nos principes. L’ouverture que ces ouvriers d’élite ont fait prévaloir dans les fabriques de Genève, comme étant la plus avantageuse, laisse au cylindre trèspeu moins des sept douzièmes pleins , de la totalité du diamètre du cylindre. Ces proportions coïncident parfaitement avec celles données ci-dessus.

341. L’ouverture restera la même pour tout échappement ayant une levée de 40° et au delà ; mais il faudra augmenter un peu la profondeur de l’ouverture pour les grands échappements ne levant que 30°, afin de leur éviter l’arrêt-au-doigt. Ce que nous avons vu jusqu’à présent suffit pour faire comprendre que là ce changement n’offre aucun inconvénient.

342. Le chiffre de 196° pour 1 e plein du cylindre répond à tous les besoins de la pratique, dans la très-grande majorité des cas ; mais il n’a, et ne peut avoir, rien d’absolu, puisque l’étendue du frottement sur les repos doit être une conséquence du plus ou moins d’énergie de l’impulsion.

que les angles vifs des talons; que les marteaux aient mathématiquement la même longueur; si l’on tient compte du jeu des pivots dans leurs trous, de la difficulté dans 1 execution de ne pas dépasser la quantité d arrondissage necessaire à la grande lèvre, arrondissage qui, même en grand, paraît peu considérable; enfin, si l’on remarque que le point de repos de la dent se trouvera en z (fig. 4, planche première), et par conséquent combien sera minime la quantité z d dans un cylindre à peine le centième de celui représenté ici, on conviendra qu’il n’est guère possible de laisser moins d’intervalle de sûreté poui rendre certaines les fonctions de cet échappement.

Le point de repos z se trouvera dans la pratique à environ 4° du bord de la lèvre.

principes de l’échappement a cylindre.

Quand la nature du frottement de repos, ou la trop grande longueur de ce frottement, a pour effet de rendre un échappement sensible aux différences de consistance de l’huile, il vaut presque toujours mieux, au lieu de chercher à réduire les repos par un moyen quelconque, réduire le diamètre du cylindre , c’est-à-dire remplacer le cylindre par un plus petit. Changement qui entraîne nécessairement le remplacement de la roue; opération qui n’offre aucune difficulté aujourd’hui, où l’on trouve chez les marchands de fournitures des roues et des cylindres de toutes dimensions.

DIX EXPÉRIENCES

343. Ces expériences ont été faites avec un seul cylindre, sur lequel nous avons mis en action, à différentes reprises, trois roues portant des inclinés de hauteurs diverses.

L’ouverture a été approfondie à deux fois et les lèvres reformées, de telle sorte que le plein répondît successivement, et environ, à 196° — 192°— et 185°.

Les marches observées, et notées, nous ont conduit à constater que, dans la généralité des montres modernes :

1° On perd sur l’arc de vibration au moins autant de degrés qu’on en a enlevés sur la circonférence du cylindre, et souvent davantage ;

2° Un changement dans la profondeur de l’ouverture a moins d’influence sur la grandeur des vibrations qu’un changement dans la hauteur de l’incliné ; ce qui doit être, puisque la puissance du plan reste la même, ou à peu près, avec une ouverture un peu plus ou un peu moins profonde ;

3° Dans le plus grand nombre de cas (excepté pour certaines montres à balancier grands et lourds et à vibrations lentes) , si l’on approfondit l’ouverture, il faut élever l’incliné ;

li° En ouvrant le cylindre jusqu’au centre, sauf la saillie des lèvres (ce qui répond à 185° de plein), et en abaissant l’incliné jusqu’à ce qu’il se trouve sur la tangente, on sacrifie, et en pure perte, une quantité considérable de la vibration.

Une dernière observation sur l’ouverture.

344. C’est un fait pratique bien connu de tous les rhabilleurs, que les cylindres dont l’ouverture approche du centre, tels que ceux à 185°, n’ont pas de cheminement et donnent toujours un réglage fort inégal. Les lè-

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