PRIVÉE] ALIMENTS. - TEMPÉRAMENTS, IDIOSYNCRASIES
aliment n’a ia propriété d’augmenter la sécrétion du lait ; c’est une faute que d’éloigner trop les nourrices campagnardes de leurs habitudes alimentaires et de leur servir des mets choisis dans l’intention de donner h leur lait toute l’abondance et la richesse possibles; les mets apprêtés et les friandises leur conviennent moins que leur soupe accoutumée, laite avec la viande et les légumes, abondante en pain, eu pommes de terre, en carottes. Que l’on évite de leur donner des choux, des épinards, des bettes ou poirée blanche, à cause de leur qualité laxative; de l’ail, de l’oignon, du poireau, de l’échalote, etc., à cause du principe volatil âcre que recèlent ces plantes alliacées et qui se communique au lait; sauf ces exceptions et quelques autres, la nourriture commune est la meilleure pour les nourrices; on y ajoutera pour boisson le vin coupé d’eau. Les alcooliques passent dans le lait et peuvent occasionner aux nourrissons des accidents d’empoisonnement, tels que coliques, convulsions, ivresse et même la mort.