IV. — Constitution, hérédité
Les constitutions robustes ne s’accommodent point de la nourriture qui réussit à l’homme faible et valétudinaire; les aliments légers, peu nutritifs, les feraient dépérir; elles ont besoin de substances consistantes, tenaces, capables d’exercer fortement les organes digestifs, et de fournir aux besoins d’une large assimilation. Le genre de vie intervient ici dans le règlement de la diète : ainsi, les organisations vigoureuses ne sollicitent ce mode d’alimentation qu’autanl qu’elles dépensent, par l’exercice ou par le travail, l’excédant des matériaux qu’il leur procure, sinon elles tomberaient dans la condition des athlètes dent parle Hippocrate (Aphor. 3, sect. I), et pour qui le péril était dans l’exubérance de leur santé : « Il faut dissiper cet état sans retardement, afin que le corps recommence sur nouveaux frais la réparation. » Les mets qui couvrent la table du citadin efféminé seraient un poison de sensualité pour les robustes enfants de l’atelier ou de la campagne; il leur faut des aliments compactes et