‹ Traité d'hygène publique et privéeChapitre 163 sur 181 · ALIMENTS. — HABITUDE · texte numérisé non relu

ALIMENTS. — HABITUDE

privée]

durs. Les personnes délicates, frappées de débilité originaire, ont besoin d’une nourriture substantielle, mais prise en petite quantité, mais répétée plusieurs fois dans la journée; la seconde règle de leur régime, c’est une certaine uniformité : elles n’imiteraient pas impunément les constitutions fortes dans la variété de leur régime et l’inconstance de leurs habitudes. C’est par un régime trèsnutritif, mais égal et persévérant, qu’il est donné de remédier à la faiblesse primitive de l’organisation et d’améliorer la race de nos populations déchues, le développement de l’homme étant le produit de sa nutrition autant que des agents de l’hérédité organique. L’économie se modifie profondément sous l’influence d’un genre de diète longtemps continué : l’usage ou la privation de certains aliments peut donc devenir entre les mains du médecin un correctif des dispositions transmises avec le sang. Sans qu’elles atteignent aucune constitution dans ses racines, les diverses diètes employées rationnellement peuvent concourir avec efficacité à l’extirpation des maladies de famille, et quoique celte partie si importante de l’hygiène soit peu avancée, ceux qui ont reçu le germe j d’une affection héréditaire agiront avec prudence en suivant un régime alimentaire opposé à celui de leurs parents. De ce que nous avons dit ( Constitution )

: de la maigreur et de l’obésité, le lecteur déduira aisément les règles diététiques ! qui conviennent à ces deux états.

Page 1