HYMEN
L’emploi du spiromètre 11’exige, pour les (sujets eu expérimentation, qu’une, seule condition, c'est qu’ils puissent exécuter une inspiration aussi parfaite que possible, suivie d’une expiration non moins complète. 1° On les placera debout. Ilulchinson a constaté sur lui-même que su capacité respiratoire
vitale est :
Décilitres.
Dans la station verticale. 42,6
Dans la station assise. 4 1,8
Dans le décubitus dorsal 37,7
Dans le décubilus abdominal 3C,0
2° Ils auront soin de renverser légèrement la tête en arrière, de dilater bouche eL narines, d’effacer les épaules, d’écarter un peu les bras du tronc et d’inspirer lentement, méthodiquement. 3U Ils seront à jeun et reposés; après trois ou quatre expirations à titre d’essai, il laut en faire exécutei tiois aulies | à cinq minutes d’intervalle; eu divisant par 3 la somme des chiffies obtenus, on obtient ainsi la mesure réelle de la capacité pulmonaire.
Les résultats spirométriques varient suivant 1 âge, le sexe et le poids du corps ; nous les indiquerons plus loin. Bornons-nous à rappeler ici qu ils ne sont pas modifiés par la circonférence thoracique, mais qu ils peuvent sènii à l’évaluation de la force de constitution. Non-seulement ce rapport sera démontré par les effets spirométriques de l’âge, du sexe, de la taille, mais il trouve une confirmation indirecte dans les données que le même instrument fournit au diagnostic des diverses affections, et particulièrement delà phthisie pulmonaire. Les recherches de Ilutchinson établissent la marche décroissante du pouvoir respirateur chez les tuberculeux; dans la première période, il diminue d’un tiers ; dans la seconde, de deux tiers. Hecht a dressé, avec les nombreuses expériences de W in trie h (1), le tableau suivant, qui fait ressortir les diminutions de la capacité respiratoire vitale dans divers genres de maladies :
Genres de maladies.
Tuberculisation pulmonaire à ses différents degrés.
Emphysème pulmonaire (dans l’intervalle des accès dyspnéiques)
Catarrhe pulmonaire
Dégénérescences diverses du poumon, œdème, épanchements
liquides ou gazeux dans les plèvres
Affections abdominales : tympanite, ascite, tumeurs, etc. . . .
Diminution
de la capacité resp. vitale.
Idiosyncrasie musculaire. — Ce qui précède prouve qu’il existe une liaison entre l’énergie de l’hématose et la vigueur musculaire ; mais celle-ci ne détermine pas à elle seule la constitution et n’en mesure pas la force. En représentant la constitution parle développement du système musculaire, Amiral et
(1) Wintrich in Virchow, Handb. der Pathologie, Erlangen, t. V, p. 104, Krankheiten der Respiratiomorgane.