MER
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de la mer se refroidirait à la fois par rayonnement et par évaporation, si, en raison de leurs molécules, les couches d’eau ne tendaient sans cesse à se diriger vers le fond de la mer, à mesure que leur densité augmente par le refroidissement. La température de l’eau de mer est plus élevée que celle de l’eau ordinaire; elle varie suivant ses latitudes; et là où il n’existe ni courant ni bas-fonds, elle indique à peu près la température moyenne de la latitude où l’on se. trouve. L’océan équinoxial atteint très-rarement le maximum de 28 degrés, on ne l’a pas vu jusqu’ici au-dessus de 36°,,6. Dans de larges bandes de la zone équinoxiale, la surface de la mer perd une partie de sa température à cause des courants qui amènent de l’eau froide de latitudes plus élevées : ( cette perte est telle que dans l’océan Atlantique, à l’ouest et au sud-ouest des côtes de Guinée, l’eau de la surface s’abaisse jusqu’à 20°, 6 et 22 degrés, et le long des côtes péruviennes, jusqu’à 15°, A, et 19 (Humboldt). Sur les basfonds, la mer est plus froide qu’au large. La température de la mer, prise à la surface, est plus faible à midi que celle de l’atmosphère observée à l’ombre; elle est plus élevée après midi : le matin et le soir, l’une et l’autre sont à peu près égales (Davy). Vers le 50e degré de latitude, les eaux de la mer se congèlent près des rivages ; vers le 60°, la glace se présente au large, de plus en plus abondante; enfin les glaces fixes apparaissent vers le 80e. La température de
Il Océan décroît de la surface au fond : des sondages thermométriques ont signalé, à 3000 et à A000 mètres de profondeur, des températures voisines de 2 degrés centigr. pour des points équatoriaux où les eaux superficielles marquaient 26 et 27 degrés au thermomètre. A bord de la Bonite , à une pro- ' fondeur de 1600 brasses, la température de l’air étant de + 26°, le thermo- : métrographe rapporta un minimum de + 6°, 7(1). Les expériences faites à bord de la Zélée et de Y Astrolabe ont établi que jusqu’à une petite profondeur, la température de la mer augmente, mais qu’au delà, elle baisse, sans . que cette décroissance soit en rapport régulier avec le degré tle profondeur.
1 Dans l’une de ces séries d’explorations, la mer, donnant + 19°, 5 à sa surface a révélé par les sondes :
A 53 brasses 20°, 6
A 153 brasses 150 5
James Ross, l’un des premiers, a constaté la loi de décroissance de la température dans le sens vertical de la mer; d’après lui, les couches liquides des meis équatoriales se refroidissent graduellement jusqu’à 2200 mètres proîondeur qui marque seulement /! degrés centigrades.
Aous donnons ici l’analyse des eaux de la Méditerranée par Usiglio (2) et
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(1) Fonssa grives, Hygiène navale. Paris, 1856, p. 328.
(2) Annales de physique et de chimie, septembre 1849, p. 107.
378 DES MODIFICATEURS. — CIRCUMFUSA. [htgièKï
Gram.
Poids total du litre 1025,800
Oxyde ferrique
Carbonate calcique . .
Sulfate calcique
Sulfate magnésique. .
Chlorure magnésique Chlorure potassique. , Bromure sodique. . . .
Chlorure sodique. . . .
Eau
Les analyses des eaux de l’Océan, faites par Fauré (1), ont donné :