‹ Traité d'hygène publique et privéeChapitre 90 sur 181 · J)U SOL · texte numérisé non relu

J)U SOL

PRIVÉE

Est-ce à dire que, malade ou sain, l’homme appartient tout entier aux influences externes, et celte parole d’Hippocrate, dont Montesquieu s’est inspiré : « Tout ce que la terre produit est conforme à la terre elle-même », faut-il l’interpréter comme l’école sensualiste, dont Cabanis s’est fait le physiologiste éloquent? Non, l’homme n’est pas soumis fatalement à des influences dont il ne saurait surmonter aucune. Le Créateur l'a pourvu d’une force d’initiative qui le met en état de réagir sur la nature. S’il ne peut transformer le type général des climats, si ses facultés se brisent contre des obstacles grandioses, s’il ne peut abaisser les cimes alpestres et les découronner de leurs neiges éternelles, il est le maître du terrain qu’il foule, le régulateur des influences de localité; il peut corriger beaucoup de causes nuisibles, se soustraire à celles qui sont réfractaires à son industrie ; par son intelligence et par son travail, il réussit à conquérir ses droits imprescriptibles à la vie et au bien-être là où la nature marâtre a prodigué sous ses pas et sur sa tête comme un luxe d’insalubrité et de mort.

§ *. — Des modificateurs géologiques.

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