PRIVÉE] DU SOL. — STRUCTURE ET COMPOSITION DU SOL
vallées se montrent le plus souvent constitués par des dépôts de substances diverses, en couches parallèles, d’autant plus Relevées à l’horizon qu’elles sont plus près des hautes chaînes; dans les plaines, au contraire, ces couches s’étendent horizontalement; sur les versants opposés, même effet, mais en sens inverse : quelle plus forte preuve que la croûte terrestre s’est soulevée à différentes époques pour former les chaînes de montagnes dont elle est parsemée? Dans les excavations naturelles ou produites par la main des hommes, que voyons-nous? Des terrains résultant de dépôts d’origine aqueuse, stratifiés en couches horizontales, recélant des débris de végétaux et d’animaux, composés de cailloux roulés, de sable, de diverses espèces de limons et de calcaires; à de plus grandes profondeurs, les traces de générations animales et végétales qui s’éloignent de plus en plus des types actuels ; les débris dispersés d’une création entièrement différente, et par ses formes, et par ses dimensions, de celle qui encadre aujourd’hui l’homme dans son plan ; enfin, des masses granitiques, des roches, des terrains primitifs, et, dans ce dernier ordre de formations, partout les traces de la haute température dont l’action, jadis agrandie et multipliée, a pu donner aux contrées voisines des pôles un climat de palmiers, de bambousiers, de fougères arborescentes et de coraux lilhophytes (Humboldt). Aussi les terrains les plus anciens ne présentent-ils aucun vestige d êtres organisés; l’apparition de ces derniers coïncide avec la formation des terrains de transition ; à cette époque, la vie entre en lutte avec la nature morte, lutte tantôt convulsive, tantôt lente, et qui la conduit à dtroulei la série de ses transformations dont l’homme paraît êti’e le terme.
Le médecin doit connaître la structure de la croûte superficielle du globe; mais, pour ne pas usurper sur une autre science, bornons-nous à donner ici l’indication des terrains qui la constituent dans notre Europe. Ils sont divisés en quatre ordres, composés chacun de sous-groupes de formations. Voici leur ordre de superposition, en commençant par les plus récents (1) :
(1) Dufrenoy et Élie de Beaumont, Explication de la carte géologique de France introduction, p. 58. ’