‹ Traité d'hygiène (volume 2)Chapitre 81 sur 158 · REMPLACE LES BROMURES ALCALINS. SANS AUCUN ACCIDENT DE BBQMISME · texte numérisé non relu

REMPLACE LES BROMURES ALCALINS. SANS AUCUN ACCIDENT DE BBQMISME

Deux formes de préparation': CiUUTTES concentrées et AMPOULES injectables

Gouttes : XX gouttes avant chacun des principaux repas.

I Injectables : 2 ou 2 ce. toutes les 24 heures. -— Peut se

continuer sans inconvénient plusieurs semaines.

40 GOUTTES correspondent"1 comme eîfet thérapeutique à 1 gramme de

bromure de ,' potassium

LA MEDECINE INTERNATIONALE

™r la variole nous avons perdu des milliers de soldats. Or, je crois que dans toute Tïïmèèt™^™**™* le ^but de la guerre, c'est à peine si l'on pourrait trouver un SeV3 Tcèttemaladie, la plus facilement évitable de toutes, a cesse de compter

d%4ut™f l&YÏÏjiïffînf* armées en campagne, nous savons quelle grande io,o n fafit fairV à tous les procédés de désinfection des eaux, à la salubrité des transes dcS Lmplmenïïfd?rvie quotidienne du soldat. On peut dire que, sur tous ^1 nninÏÏ d'imnortants progrès ont été réalisés ; bien que, cependant — et c est la ces points, ûimporKmxsiHOBiww ortuelle — il nous faille compter avec une

prophylactiques que uou ,,onr,aj,se7, tous l'action efficace dans la prévention de

cinaUon antityphique, dont vous «onnMssez tous i a ^^ ^

pavfuli S*^ K antS°au Slnat l'apôtre de la vaccination antityphique obMLtôire dans l'armée. C'est son intervention qui a fait accepter cette loi bienfaisante et sf opportune pa™e Sénat d'abord, puis par la Chambre et nous devons lu. en être

^irTvrt^la vaccination antityphique obligatoire n'a été votée par le Parle-

SnStSdu Val-de-Grâce, sous la direction du Professeur Vincent, part ac^enement'&e jo'ur un chiffre moyen de 6C LOOC > doses de , vacc £ La lutte antityphique se poursuit sans arrêt et pour le plus grand bien de nos so Wats

Tl «w nroduit sur cette question de la vaccination une évolution très curieuse, 11 s est proauu sur cet 11 4 u . Allemagne. Nous sommes venus relati-

mii en Angleterre .a le premier appliqué à l'homme la vaccination antityphique ; en qui, en Angleterre, aie P'«» et ces deux pays avaient ainsi pris une notable avance

VsDrftTechnique et de méthode qu'ils portent en toutes choses.

Se»r te /*££ c'est-à-dire dans d'assez mauvaises ^« ^

riences. Des laboratoires de bactériologie ont ete ins allé ^ n" £g£ ^ (! fi(!Ut, formations sanitaires ; ils permettront de W«me^j£;'"k 15 l^H S u liv. ot nn,K trouverons là un des plus précieux enseignements médicaux ae ceiu ?u<

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cette pathologie n'est pas la même que la pathologie des armées en garnison. L'armée en garnison reflète, la plupart du temps, l'état de santé du milieu civil auquel elle est associée. Si nous étions, non pas en temps de guerre, mais en temps de paix, nous verrions apparaître, dans nos garnisons, les maladies saisonnières, ainsi que celles qui accompagnent l'arrivée des recrues dans les casernes : les oreillons, les fièvres éruptives, les angines, les bronchites, les rhumatismes. Au contraire, la pathologie des armées en campagne est bien plus autonome, plus spéciale, et relève avant tout, comme nous le verrons bientôt, des infections du tube digestif.

Mais avant d'arriver à l'examen de ce qui a été la pathologie de nos armées depuis quelques mois, une question très intéressante se pose : c'est celle du rapport entre le nombre des blessés et des malades, dans les armées en campagne. On peut dire que, sur ce point, nos idées ont complètement changé et qu'il s'est fait, dans ces dernières années, une évolution historique extrêmement curieuse.

Je n'envisage ici, naturellement, que nos guerres continentales, car si je prenais les guerres coloniales, au moins certaines d'entre elles, vous verriez que le côté médical a été presque tout, alors que le côté chirurgical est passé tout à fait au second plan.

Voici quelques chiffres que j'emprunte à la statistique officielle du service de santé :

Expédition de Tunisie :

Pour 20.000 hommes de troupe : 62 tués par le feu, 1.279 morts de maladies.

Expédition de Madagascar : 4.189 décès par maladies et quelques décès par le feu.

Mais ces expéditions sont des cas tout particuliers, et nous ne pouvons en faire état, quand nous avons à juger du rapport des blessés et des malades dans les guerres continentales. Pour celles-ci, le rapport est tout autre, et tend à se modifier dans un sens, toujours le même, sauf circonstances spéciales : le nombre des malades ça décroissant, tandis que le nombre des blessés ne cesse de grandir.

Dans la guerre d'Espagne, sous le premier Empire, les statistiques de l'armée anglaise indiquent 24.939 décès par maladie, 8.889 par le feu ; par conséquent, vous le voyez, trois fois plus de décès par maladie que par le feu.

Prenons la guerre de Crimée : Pour l'armée française : 20.000 morts par le feu et 75.000 par la maladie.

Pour comprendre l'élévation de ce dernier chiffre, rappelons-nous les ravages causés par le choléra, le typhus et la fièvre typhoïde, pendant la guerre de Crimée.

La proportion devient tout autre au cours de Vexpédition d'Italie, faite dans une saison plus favorable, et dans un pays ami ; le nombre des décès a été : 6.634 par le feu et 2.040 par la maladie.

Dans les deux grandes guerres allemandes, la guerre austro-allemande et la guerre franco-allemande, nous voyons s'élever encore les pertes par le feu comparées aux pertes. par la maladie.

Guerre austro-allemande : 27.035 hommes tués par le feu ; 6.427 morts de maladie.

Guerre franco-allemande : 28.282 hommes tués par le feu ; 11.195 par la maladie.

Combien ces chiffres nous paraissent faibles aujourd'hui, comparés au résultat, obtenu alors par les Allemands ! Et quel contraste avec les pertes subies dès maintenant par nos ennemis, avec celles qu'ils subiront encore, et pour arriver à un dénouement qui, nous en sommes certains, sera tout autre !

L'examen des pertes éprouvées par les Russes et les Japonais dans la guerre russojaponaise, montreront également la prépondérance croissante du feu sur la maladie, comme cause de mortalité, et la guerre actuelle donnera certainement un écart encore plus grand.

Voilà, comme vous le voyez, des chiffres qui montrent des rapports très différents suivant les guerres envisagées, mais qui permettent de dire que dans les guerres modernes, la courbe tend de plus en plus à monter pour les morts ou blessés par le feu, et à descendre pour la maladie.

L'augmentation par le feu ne peut vraiment nous étonner. Quand nous voyons ce qu'est devenu l'armement contemporain, les ressources effroyables de la science destructive moderne, la fréquence des combats corps-à-corps, nous ne comprenons que trop les hécatombes de vies humaines que nous déplorons. Mais ce qui est plus consolant à constater, plus instructif aussi pour nous, c'est la diminution du nombre des maladies. Nous avons le droit d'en attribuer l'honneur au travail incessant des hygiénistes, des bactériologistes et des médecins ; car, en somme, c'est grâce à la continu i le de leurs efforts que nous arrivons à ce changement si complet dans la pathologie .les armées en campagne.

Rappelons-nous 1870, l'épidémie si grave de variole qui a frappé l'armée «le Paris. Faute jie réserve de vaccin, nous ne pouvions pas vacciner suffisamment et, rien que

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de bonne heure, le soir, des cabarets, cafés, restaurants, lieux de plaisir ; interdiction ée crier dans les nies et de multiplier les éditions successives des journaux, cause incessante d'énerveini ut et de vainc agitation pour le public ; enfin et surtout, suppression de llahsinthe, ce poison si dangereux, contre lequel, depuis de longues années, les ne .mis n'ont cesse ih' [Molester hautement. Et presque en même temps, en Russie, parmi acte identique de sagesse et de protection de la race, le Tsar supprimait l'usage de ta vodka, ce poison national de la l;n

Cette suppression de l'absinthe, enfin obtenue, est un progrès d'autant plus pré- ( -.ieux, que nous pouvons espérer qu'il va devenir définitif, si, comme nous l'espérons, le Parlement vote les projets qui vont lui être soumis par le Conseil des Ministres, dont l'un supprime définitivement l'absinthe et autres boissons similaires, et dont l'autre réglemente — peut-être pas assez, sévèrement, mais enfin, c'est un commencement — l'ouverture des débits de boissons. Si le Parlement nous rend ces deux grands servîtes, nous lui en serons tous infiniment reconnaissants et nous lui demanderons de mettre le comble à cette bonne œuvre, en votant la troisième suppression que, récemment, l'Académie des Sciences demandait et que les médecins réclament depuis bien longtemps : la suppression du privilège des bouilleurs de cru.

Voilà» dans l'organisation de la France de demain, un bienfait dont nous serons redevables à la guerre.

Mais tout ceci n'est encore que l'avant-guerre, le prologue de la guerre. Une fois cette première étape franchie, nous voici en plein drame. Que va nous apporter la réalisation même de la guerre ?

Hélas, vous le savez, nous allons rencontrer des choses infiniment tristes. Tout d'abord, beaucoup de morts, morts toujours nobles et souvent héroïques, morts d'hommes jeunes pour la plupart, la fleur de notre race, l'espérance de' notre avenir. On peut presque dire que c'est là une sorte de sélection à rebours, qui emporte les meilleurs. Quelle perte pour une nation est Phécatombe de ces vies humaines, surtout quand on se dit que, parmi elles, non seulement toutes auraient été utiles, mais beaucoup sûrement auraient été fécondes et peut-être glorieuses. Que de talents, de génies ignorés, sont sacrifiés en holocauste pour le salut de la race ! C'est là, pour tous les cœurs français, une amère douleur, un deuil mêlé de respect et de reconnaissance, pour tous ceux qui ont donné et donnent chaque jour leur vie pour le pays.

A côté des morts, il y a les blessés, infiniment plus nombreux qu'on ne s'y attendait, je crois, avant cette guerre. Beaucoup d'entre eux, heureusement, ne sont que légèrement atteints, et une fois guéris, ils ne conserveront de leurs blessures, que le souvenir d'une souffrance courageusement acceptée pour le pays. Mais pour d'autres, blessés plus graves, se pose, au point de vue social une question qui devra être étudiée après la guerre : c'est la question des mutilés, de ceux qui resteront plus ou moins des infirmes, privés d'un ou plusieurs membres, borgnes ou aveugles, etc..

Cette question des mutilés est d'autant plus urgente, qu'elle ne peut plus se résoudre, comme elle l'a été autrefois, et dans une pensée très noble, par la France de Louis XIV, de Napoléon, créant les Invalides, où le brave soldat, mutilé au service de son pays, trouvait le repos et l'abri du Roi, de l'Empereur ou de la Nation. C'était là une conception généreuse, très belle à son époque, mais qui n'est plus conforme à nos idées modernes. Ces mutilés qui reviendront demain, ils ne nous demanderons pas une retraite aux Invalides, mais une place au travail, un gagne-pain honorable et honoré. C'est cela que le pays leur devra et il est certain que, dans nos ministères, dans nos administrations pubîicjues et privées, dans notre industrie, il y aura nombre de places qui devront leur être réservées, par droit de justice et de reconnaissance nationale.

Cette question est, du reste, déjà à l'étude, et à Nancy, à Lyon, à Paris, d'actifs concours sont acquis pour envisager le placement et le sort futur des mutilés.

La troisième catégorie de sujets que nous allons voir abonder au cours de la guerre, ce sont les malades et, sous ce rapport, les médecins ont eu une très heureuse surprise pendant les premiers mois de cette guerre.

Nous savions, par longue expérience, que toute guerre comporte l'éclosion d'un grand nombre de maladies et nous avons été fort agréablement étonnés, en constatans que, pendant les trois premiers mois au moins de cette guerre, le nombre des maladet était très faible dans toutes nos formations sanitaires. Partout les constatations étaient les mêmes : peu de malades, quelques troubles intestinaux et dysentériques, mais, «n| somme, état sanitaire satisfaisant.

Nous savons cependant qu'il y a une pathologie des arméos en campagne et quel

IODONE

^ seule preparatioa de ce genre ajant eu un rapport favorable [à i'Âc. tlejMéd.)

La première combinaison organo-métallique à base de^PEPÎONE

a été découverte par Maurice ROBIN

Ancien Interne et Chef de laboratoire des Hôpilaux de Paris

LIODONE ROBIN est le seul VÉRITABLE PEPTON ATE[D'IODE à base de Peptone trypsique

Ne nas confondre l'IODONE ROBIN avec aucune des autres préparations dénommées combinaisons d'IODE et de PEPTONE ou d'ALBUMINE.

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