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Fig. 266. — École de filles de Rufisque ; plan des fondations (d'après Leray et
Labeyrie).
ÉCOLES PRIMAIRES
Écoles dans les colonies françaises. — Il nous a paru intéressant de donner ici les plans et la description de deux écoles
Galerie couverte
Preaû n 1
cou vert
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Baur
Fig. 267
École de Rufisque ; plan du rez-de-chaussée (d'après Ler^y et Labeyrie).
Fig. 268. - École de Rufisque ; plan du premier étage (d'après Leray
et Labeyrie).
de nos colonies. Nous les empruntons encore à l'ouvrage de MM. Leray et Labeyrie.
École de filles de la ville de Rufisque (Sénégal) (fig. 268*à 272) (architecte : M. Abadie, à Rufisque). — Cette école se compose d'un grand bâtiment comprenant un rez-de-chaussée et un premier étage. Les classes, au nombre de trois, sont situées au rez-de-
Elévation Rua Baur
Fig. 269. — École de filles de Rufisque (d'après Leray et Labeyrie).
chaussée, et les logements sont entourés de galeries couvertes qui les préservent de la chaleur et servent en même temps de 'préau et de galeries de communication.
Elévation Rue Demoby
Fig. 270. — École de Rufisque; élévation (d'après Leray et Labeyrie).
Le logement de la directrice comprend cinq pièces et un cabinet, une salle de bains et water-closets.
Les deux adjointes ont chacune leur chambre avec une cuisine, salle à manger et salle de bains communes.
Coupe A B
Fig. 271. — École de filles de Rufisque (Sénégal), (d'après Leray et Labeyrie).
La cour est entourée de murs de clôture, et les water-closets sont placés dans l'angle sud-est.
Les matériaux employés sont la pierre et surtout la brique creuse ;
ECOLES PRIMAIRES
les planchers sont en fer avec voûtages en briques creuses. La charpente est en bois de sapin du Nord et la couverture en tuiles plates de Marseille; toutes les pièces sont cimentées et toutes les croisées munies de persiennes.
Coupe I J K L
Façeda
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Fig. 272. — École de Rufisque (d'après Leray et Labeyrie).
La dépense pour la construction a été de 52800 francs, soit environ 340 francs par élève.
Poste-école (Régence de Tunis) (fig. 273). — Dans différentes localités de la Tunisie, M. Guy a cons- / truitdes postes-écoles dont le prix, suivant l'importance, varie de 18000 à 20000 francs.
Le poste-école dont le type est reproduit ici se compose d'un bâtiment à rez-dechaussée seulement, comprenant deux classeset le logement du personnel; sur sa façade sud se trouve placé un petit préau destiné à protéger les classes de la chaleur du soleil.
Dans toutes les écoles de la Régence de Tunis, on se conforme pour la construction aux mêmes règlements que pour les écoles de France, sauf quelques modifications appropriées au pays à cause du climat et de la chaleur.
Dans toutes les façades, M. Guy a réussi, en s'inspirant de l'architecture arabe, à donner un caractère local.
Les portes ont des encadrements en pierre de taille calcaire d'un joli gris très foncé qui se prête parfaitement aux décorations mau-
Fig. 273. — Poste-école de la Régence de Tunis (d'après Leray et Labeyrie).
resques. Les encadrements sont souvent entourés de carreaux de faïence arabe fabriqués dans le pays, et les couronnements de portes et les corniches sont formés au moyen de tuiles vertes d'un très joli effet. Les portes en bois sont décorées de clous comme celles des maisons indigènes, et aux fenêtres sont placées des grilles composées suivant la mode du pays.
Il serait à désirer que, suivant ce qui a été fait en Tunisie, on adopte en France l'architecture locale dans les constructions des écoles rurales et que Ton fasse emploi des matériaux du pays.
Ecoles de Paris et des grandes villes françaises. — Les nécessités d'emplacement imposent aux architectes des constructions plus resserrées; ce sont surtout les cours et les préaux qui souffrent de ce manque d'espace; il est exceptionnel que leur surface réponde aux exigences des règlements ; les récréations ne peuvent être prises que par classes ou groupes de classes, et encore arrivet-il souvent que le tiers ou même le cinquième des élèves de l'école sont tellement à l'étroit dans la cour de récréation qu'ils ne peuvent s'y livrer à aucun jeu ou à aucun exercice utile à leur développement physique. De plus, les conditions d'aération et d'insolation de ces cours, souvent entourées de hautes bâtisses, sont tout à fait insuffisantes.
Pour les mêmes raisons, et à cause du voisinage trop fréquent et de la hauteur des immeubles voisins, l'éclairage des classes laisse à désirer ; pendant les mois d'hiver, où les brouillards sont fréquents, il existe un bon nombre d'écoles où l'on doit recourir presque toute la journée à l'éclairage artificiel.
Les écoles modernes sont habituellement pourvues d'un chauffage central, à vapeur d'eau ou à eau chaude; mais la ventilation y est insuffisante ou nulle.
Ces critiques une fois faites, il faut reconnaître que nos écoles sont établies sur des plans satisfaisants; le plus souvent elles sont réunies en groupes scolaires, comprenant une école de garçons, une école de filles, et quelquefois une école maternelle.
Dans la plupart de ces groupes scolaires, la partie centrale est occupée par les logements du concierge, au rez-de-chaussée et aux étages supérieurs par ceux des directeurs et directrices. Dans les bâtiments latéraux sont logées d'un côté l'école des garçons, de l'autre côté les filles; leur disposition est le plus souvent symétrique (fig. 274).
Le rez-de-chaussée est occupé tout entier par le préau ; les étages supérieurs, qui sont rarement plus de deux, sont occupés par les salles déclasse. Celles-ci sont généralement disposés des deux côtés d'un couloir central, qui est éclairé indirectement par la cloison à demi vitrée, faisant face dans chaque classe au mur extérieur et aux fenêtres. Cette disposition existe dans les groupes scolaires, qui comptent à chaque étage une double rangée de classes ; avec ce plan,
ECOLES PRIMAIRES
l'orientation et l'éclairage d'une partie des classes sont forcément défectueux; les unes prennent jour en façade, et les autres sur la cour.
Une disposition plus heureuse, mais moins économique au point de vue de la construction et surtout de la surface bâtie, consiste à ne loger, à chaque étage, qu'une seule rangée de classes ; celles-ci prennent jour sur une façade convenablement orientée; le couloir qui les dessert est éclairé directement sur la façade opposée.
Fjg. 275. — Groupe scolaire de la rue Petiet (square des Épinettes) à Paris.
Quand le terrain s'étend en profondeur, les bâtiments sont disposés en retour d'équerre, comme dans l'école de laruede la Providence (M. Legros, architecte). Les plans du rez-de-chaussée et du premier étage, que nous reproduisons(fig. 275 et 276), indiquent avec assez de clarté la disposition de cette école pour nous dispenser de détails explicatifs.
L'école récemment édifiée par M. L. Bonnier, dans le quartier de Grenelle, est d'une conceptionarchitecturale plus moderne (fig. 277) : on remarquera l'étendue des baies d'éclairage ; la figure 278 donne l'aspect du préau intérieur; les détails de décoration ont été traités avec beaucoup de soin, et l'ensemble de l'édifice donne un impression de gaîté, qu'on pourra apprécier par les belles aquarelles reproduites par le journal V Architecte (1).
(1) V Architecte, Librairie centrale des Beaux- Arts, Paris, décembre 1912*.