‹ Traité d'hygiène (volume 3)Chapitre 5 sur 129 · TORPILLEURS, CONTRE-TORPILLEURS, AVISOS. ÎO · texte numérisé non relu

TORPILLEURS, CONTRE-TORPILLEURS, AVISOS. ÎO

puisards. De puissants moyens en assurent l'épuisement et l'assèchement.

TORPILLEURS, CONTRE-TORPILLEURS; AVISOS ET CROISEURS-TORPILLEURS. — Torpilleurs. —Les torpilleurs, utilisés pour la première fois dans la marine, il y a une vingtaine d'années, étaient de petits bâtiments e*n fer, très légers, jaugeant environ 30 tonneaux, qui alliaient à la finesse des formes une grande vitesse. Ils avaient pour mission d'aller déposer directement sous les flancs d'un navire le réservoir à explosif disposé au bout d'une hampe dont ils étaient uniquement armés. C'étaient des« portetorpilles ».

Lorsque la torpille Witehead fit son apparition, — torpille autonome expulsée d'un tube à l'aide d'un gâteau de poudre et qui, en tombant à l'eau, se met spontanément en marche vers le but qu'elle doit atteindre, — on allongea notablement ces petits navires, auxquels on adapta un tube de lancement, et qui devinrent ainsi des « lancetorpilles ». Ces « lance-torpilles » acquirent progressivement un déplacement de 80 à 85 tonnes : ce sont les torpilleurs dits de « première classe », qui contribuent actuellement à former le matériel des défenses mobiles des ports et des côtes.

L'idée de doter les escadres de petits torpilleurs-vedettes de 12 tonnes, capables d'intervenir pendant une phase du combat en filant rapidement porter un explosif contre un combattant, avait conduit à construire un croiseur particulier, la Foudre, aménagé intérieurement en atelier de réparations, et sur le pont duquel étaient logés huit de ces engins portatifs.

Nous avons renoncé en France à ces vedettes porte-torpilles, pour leur préférer des torpilleurs de 150 tonnes susceptibles de naviguer à côté des cuirassés, et ces deux types — torpilleur défensif et torpilleur d'escadre — restent les seuls que nous mettions aujourd'hui sur chantiers.

L'innovation des torpilleurs avait donné naissance en Angleterre à un genre de navires spécialement destinés à leur donner la chasse, possédant par conséquent une vitesse supérieure à la leur et une artillerie susceptible de percer leur coque, qu'on nomma des destroyers.

Ceux-ci eurent pour conséquence la production de nos avisostorpilleurs (type Bombe, Lévrier), qui atteignaient, comme les destroyers de la puissance rivale, un déplacement de 400 tonnes, et celle des croiseurs-torpilleurs (type Cassini, Condor) de 900 et 1 200 tonnes, dont les approvisionnements plus considérables en vivres et en charbon avaient pour but d'étendre le rayon d'action.

Mais ces avisos et croiseurs-torpilleurs semblent, pour des raisons de tactique navale, devoir définitivement céder leur place aux contretorpilleurs de 300 tonnes [Arbalète, Arc, Mousqueton, Carabine, Sarbacane, Dard, etc.), dont le nombre s'accroît tous les ans, et qui,

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