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tambours d'aération des machines et des chaufferies, le mât militaire avant, le simple mât arrière traversent son axe médian longitudinal.
Deux tourelles en l'orme de champignons, placées Tune à l'avant (pièce de chasse), l'autre à l'arrière (pièce de retraite), renferment toutes deux un canon de 194 ; quatre tourelles latérales et symétriques, armées chacune d'une pièce de 104,7, sont disposées vers le milieu et en abord.
Ces tourelles sont percées à la partie supérieure de 10 à 12 petites ouvertures rectangulaires, qui, avec leurs portes d'accès, contribuent à assurer leur aération.
Nous aurons l'occasion d'exposer dans un autre chapitre les précautions prises pour diminuer les dangers causés par l'accumulation des gaz de la poudre, qui seraient, en temps de combat, un des principaux facteurs de viciation de l'air de ces tourelles.
Derrière la tourelle avant s'élève une superstructure, formant comme un vaste rideau protecteur, entouré de boulevards extérieurs, au-dessus de laquelle sont établis la passerelle, le blockhaus et les châteaux d'eau.
Cette superstructure, que dominent le mât militaire, deux tambours d'aération et les deux cheminées d'avant, renferme dans son intérieur le bloc des cuisines, qui s'y trouve bien placé, séparé par une large coursive, de profonds caissons à hamacs fixés aux parois internes du rideau protecteur.
L'espace en forme d'U que limite à l'avant ce rideau, et que plafonnent des embarcations à leur poste J de mer, est le seul abri offert par J mauvais temps aux hommes de service sur le pont pendant la marche
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du bâtimei^t. Il peut donc être accidentellement assez encombré ; aussi les seize hublots répartis intérieurement autour du rideau, et qui ont le tort d'être fixes sur la Marseillaise, ont-ils été rendus mobiles sur ses similaires.
A barrière du rideau, le pont est bien dégagé au mouillage; mais il est sillonné de rails courant dans les deux sens entre les quatre tourelles latérales, et sur lesquels reposent à la mer les berceaux encombrants des embarcations.
Le premier entrepont, haut de :>m, 18, a toute la longueur du navire, et comprend dans son extrême avant un grand lavabo, qui, sur certains croiseurs du même type [Amiral Aube), a été plus heureusement placé sur le pont, au-dessous de la passerelle. Derrière ce lavabo, et séparées l'une de l'autre par le couloir qui les dessert, sont les deux poulaines symétriques de l'équipage, aérées chacune par deux sabords, et une manche d'aspiration. Valence critique très justement leur parquet carrelé, dont le ciment se désagrège si facilement, emprisonnant ainsi des infiltrations d'eau mélangée d'urine, cause persistante deméphitisme. « Si, écrit-il avec raison, pour tout ce qui est bouteille, on abandonnait le carrelage, si on revenait au parquet métallique surmonté d'un caillebotis en fer zingué, avec chasse d'eau permanente dans l'intervalle, on supprimerait toute odeur, et les environs des poulaines ne seraient plus constamment maculés par l'urine que les semelles des hommes entraînent avec elles. » Ce système, quia d'ailleurs fait sespreuves, et qu'on a délaissé pour des motifs qui nous échappent, était à la fois plus durable et moins coûteux.
La tranche d'entrepont comprise entre la cloison des bouteilles et la traverse cuirassée qui réunit deux casemates abritant des canons de 164,7 est en grande partie le domaine de l'hôpital et de ses dépendances (à tribord, salle de visite, pharmacie, et salle de bains ; à bâbord, hôpital proprement dit et sa bouteille). Tous ces locaux sont séparés de la coque par un lambrissage mi-fer mi-amiante. Leur situation est aussi favorable que le sont leur aération et leur éclairage.
La partie médiane de l'entrepont, qui s'étend entre la traverse cuirassée des deux casemates, établie pour préserver des coups d'enfilade, et la cloison arrière qui la sépare des logements des officiers, est consacrée à l'équipage. C'est en somme une vaste batterie de 43m,20 de long, éclairée et aérée de chaque côté par cinq sabords à châssis vitrés, une porte de coupée, et l'ouverture des canons de 100. Quoique réduite en largeur à l'avant par les casemates, au milieu par des chambres de maîtres, c'est une demeure aussi confortable que possible le jour comme la nuit.
L'arrière de cet entrepont est réservé aux chambres d'officiers, qui ont chacune 10 mètres cubes de superficie, possèdent un double plafond
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à opercules de ventilation, un sabord à fenêtre et à persienne, et sont lambrissées en tôle et carton d'amiante. Les appartements de l'amiral occupent l'extrême arrière.
L'entrepont principal, haut de 2m, 18, repose sur le premier pont cuirassé revêtu delinoléum. Quatre cloisons transversales le séparent en cinq tranches inégales.
La première forme à l'extrême avant un triangle de 14 mètres de long, éclairé latéralement par 8 hublots, meublé de 32 armoires personnelles, — poste de seconds maîtres, — trop réduit pour le nombre de ses habitants. Deux lavabos lui sont annexés, et une simple cloison en molesquine le sépare de la machine des cabestans et des panneaux d'accès à la cambuse. Le fût de la tourelle de chasse, celui du blockhaus, le mât militaire occupent le centre de cette tranche, dont les côtés sont réservés à des locaux séparés en deux groupes par la coursive transversale qui aboutit aux tubes lancetorpilles aériens (postes et bouteilles bien installées de premiers maîtres et de deuxièmes maîtres mécaniciens). Tout l'espace médian de cette tranche devient un poste de couchage supplémentaire, assez peu favorisé.
La deuxième tranche, longue de 72 mètres, limitée à l'arrière par la traverse cuirassée qui relie deux casemates de 164, 7, est un second et très beau poste d'équipage, suffisamment dégagé, malgré les cheminées, les tambours de descente aux chaufferies, l'atelier des torpilles, les casiers à sacs, et autres moindres impedimenta rencontrés sur son axe. L'air et la lumière y pénètrent largement, surtout au mouillage; le chauffage à la vapeur y est bien distribué. A bâbord le poste des aspirants, à. tribord celui des maîtres mécaniciens, tous deux très clairs et munis de lavabos, en occupent l'arrière.
Toutefois, les dix-sept trous à charbon dont est percé de chaque côté le premier point cuirassé (orifices de chargement), ordinairement fermés par des couvercles pleins, peuvent être occasionnellement obturés par de simples caillebotis, pour permettre l'aération des soutes dans cette tranche d'entrepont où couchent un grand nombre d'hommes.
C'est une cause de méphitisme dont l'importance n'échappera à aucun hygiéniste.
La troisième tranche est un avant-carré entouré de chambres d'officiers et contenant une bouteille à leur usage.
La quatrième n'est autre que le carré éclairé et aéré par une clairevoie et des sabords.
La cinquième, terminaison arrière de l'entrepont, loge dans son axe un tube lance-torpilles, et latéralement deux projecteurs.
Le premier faux-pont, compris entre les deux ponts cuirassés, estime tranche cellulaire de 2m,40 de haut. Elle est entourée sur toute la longueur du bâtiment par les cellules à cofferdam revêtues extérieu-
rement de la ceinture de cuirasse, auxquelles on accède par un long couloir circulaire, coupé de portes étanches.
La cambuse, sans éclairage naturel, mais aérée par une manche d'évacuation, est placée derrière le coqueron, et le compartiment vide dit d'abordage, qui forme l'extrême avant de ce faux-pont. Deux compartiments séparés par le pied du blockhaus (poste de torpilles à tribord, poste des blessés à bâbord) la suivent immédiatement.
Dans toute sa partie médiane, ce grand faux-pont est occupé latéralement par des soutes à charbon contiguës au couloir des cofferdams,en dedans desquelles alternent des lavabos avec douches, très bien compris, à l'usage des chauffeurs et des mécaniciens, des dépôts à gris de chauffe, et des magasins. Tous ces locaux sont séparés par une large coursine de l'atelier des mécaniciens, des descentes aux chaufferies et machines et des cheminées échelonnées sur l'axe longitudinal.
L'arrière est réservé, à droite et à gauche, à des magasins, aux soutes à farine et aux citernes cimentées destinées à la conservation de l'eau distillée.
La dernière tranche trapézoïde de cet étage est représentée par la soute à voiles.
Le deuxième faux-pont, situé au-dessous du deuxième pont cuirassé, n'est pas un étage continu. Il est interrompu par trois grands espaces ayant la hauteur du deuxième et du troisième faux-pont, qui contiennent les deux groupes des chaufferies avant, les trois chambres contiguës des machines avec les condenseurs et les deux groupes des chaufferies arrière.
En dehors des chaufferies et des machines, dont la ventilation est si particulièrement réussie sur ces types de croiseurs, ce deuxième faux-pont est subdivisé en un grand nombre de tranches (soutes à munitions et chambres de distribution, soutes à charbon supplémentaires, soute à vin, compartiments des tubes sous-marins, machines auxiliaires avant et arrière, servo-moteur, etc.), où les hommes ne séjournent jamais que passagèrement, et dont l'éclairage artificiel et l'aération par aspiration sont d'ailleurs partout assez bien assurés pour qu'ils puissent y vivre à l'aise, dans une température que le voisinage de certains tuyaux de vapeur n'élève jamais excessivement. Quant au troisième faux-pont, qui est occupé dans sa partie centrale parles appareils moteurs et évaporatoires, il est fragmenté à l'avant et à l'arrière en nombreux compartiments destinés à des chambres de munitions desservies par des monte-charges, à de hautes soutes à charbon, entre lesquelles sont encastrées les niches des bouilleurs, aux condenseurs, et aux tunnels des hélices.
Dans les doubles fonds, sectionnés par des cloisons verticales et compris entre la coque et les parquets des machines, des chaufferies et des soutes, circulent deux gros drains se déversant dans des