Cycle évolutif de Leishmania tropi (Marzinowsky
212 ACHALME. - MALADIES SPÉCIFIQUES.
de rapprocher de celle affection des formes aberrantes telles que les nodules sous-cutanés contagieux décrits à KharLoum par Thomson el Balfour, ou certains ulcères cutanés de la Guyane désignés sous le îuiin de pian bois (Nattan-Larricr, Touin el Heckenrotb).
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. - Le Roy de Méricourt assigne connue domaine au bouton d'Orient une zone s'étendanl du Maroc à l'Ouest, aux rives du Gange à l'est, et compris entre 10° el i0° de latitude nord. Les principaux centres sont, en Afrique, les oasis des régions septentrionale et orientale du Sahara: en Asie, la Syrie, la Mésopotamie, l'Asie Mineure et les îles voisines, les provinces russes de l'Asie centrale, l'Afghanistan, la Perse et les provinces du nord-ouest de l'Inde. Strong Ta signalé à Manille. Juliano Ta décrit comme étant aussi très fréquent à Bahia (Brésil). Lindenberg, Carini et Paranhos l'ont identifié avec l'ulcère de Bauru [État deSao-Paulo (Brésil)].
Plus près de nous, Cambillet et Gros l'ont signalé aux portes d'Alger, Cardamitis en Grèce.
Sous les tropiques, le bouton d'Orient survient en général pendant la saison fraîche. Dans les régions subtropicales, le maximum de fréquence s'observe à la fin de l'été et pendant l'automne (aoûtoctobre). Après janvier et février, on observe rarement de nouveaux cas.
CONDITIONS INDIVIDUELLES ET MODE DE TRANSMIS- SION. — En dehors des conditions saisonnières, l'âge, le sexe, les conditions hygiéniques, l'alimentation semblent ne jouer qu'un rôle très secondaire. Aux époques ci-dessus désignées, toutes les solutions de continuité de la peau : boutons d'acné, éléments d'impétigo, pustules vaccinales peuvent servir de porte d'entrée et évoluer ensuite en boutons d'Orient.
La maladie est en effet essentiellement inoculable. Les expériences de Weberet Murray, Depéret etBoinet, Ghantemesse, sont à ce point de vue-là absolument concluantes. Elle est également auto-inoculable ; aussi le grattage est-il un mode fréquent de propagation des éléments.
Comment, dans la pratique, le contage se transmet-il des malades aux sujets sains? On a beaucoup incriminé les eaux, et la propagation se ferait par les bains et les ablutions. Certains faits, comme celui de Dehli, où une épidémie sévère de boutons d'Orient aurait disparu après le nettoyage et la réfection des citernes, semblent en laveur de cette hypothèse. Mais il semble de plus en plus certain que les insectes jouent un rôle des plus important dans la dissémination de la maladie.
En Perse, on attribue le bouton d'Orient à des piqûres d'insectes et spécialement des punaises (Schneider). Néanmoins, la localisation habituelle de l'affection aux parties découvertes semble peu favorable à cette hypothèse. Lavcran attribue plus volontiers aux diptères le rôle d'agent propagateur.
Archives de parasitologie VI No. 3 v. 25. Dez. 1902:
La bonne opinion que nous avons exprimée tout d'abord, ne s'est point modifié; c'est réellement un livre de haute importance, rédigé par les spécialistes les plus autorisés, conçu d'après un plan excellent, illustré de bonnes figures et est-il besoin de le dire, absolument au courant des dernières découvertes scientifiques. En entreprenant une telle publication, les professeurs Ko lie et Wassermann rendent un grand service; ils mettent à la portée de chacun une foule de notions récentes, qu'on ne pourrait acquérir qu'au prix de lectures nombreuses et longues dans les périodiques de toute langue.
Biochimica e Terapia Sperimentale Fascicolo V, Agosto-Settembre 191 1:
Questo ottimo trattato di cui la prima edizione si trova in ogni buona biblioteca medica appare ora nella sua II edizione riveduta ed arricchita di tutte le nuove conquiste degli ultimi anni.
Aus Bd. III, Sobernheim, Milzbrand.
Avendo sott'occhio le prime due puntate, constatiamo con soddisfazione il miglioramento ed i maggiori dettagli nei capitoli dell'Abel sullo sviluppo storico dell'infezione, immunità e profilassi e del Gotschlich sulla morfologia e la biologia dei microorganismi patogeni.
Constatiamo che il trattato, pur avendo mantenuto carattere e disposizione, ha accolto coscienziosamente tutto quanto vi era di nuovo e di utile, cosi che rimarrà nella seconda edizione il testô classico per il batteriologo non solo, ma per chiunque voglia addentrarsi nei problemi di microbiologia.
The Lancet January 18, 191 3:
We do not think that the work could be surpassed at the présent day in fulness and in the thoroughness with which the subjects hâve been treated. It will be for long the. standard work of référence, for each article has been written by an authority, and the book may be received with confidence as représentative of the présent state of our knowledge.
B. Urteile uber einzelne Abschiiitte des Handbuches:
Berliner TierârztHche Wochenschrift No 51 v. 19. Dez. 1912:
Es sei nur gesagt, dafl die Einzelarbeiten Perlen medizinischer Literatur sind.
Berliner TierârztHche Wochenschrift No 51 v. 19. Dez. 1912:
In mustergiiltiger und kritischer Weise bespricht Max NeiCer-Frank-
furt a. M. unsere Kenntnisse von den Staphylococcen.
Centralblatt fur Bakteriologie (Abt. Referate), Band 58, No. 1 v. 17. Juni 1913: Geradezu meisterhaft ist die schwierige vielgestaltige Materie behandelt (Pick).
Aus Bd. VIII, Kartulis, Bilharziosis.
Zeitschrift fur Immunitâtsforschung, Referate, 191 2:
Gotschlich behandelt wiederum in mustergiiltiger Weise die allgemeine Morphologie und Biologie der pathogenen Mikroorganismen.
Centralblatt fur Bakteriologie (Abt. Referate), Band 58, No. 1 v 17. Juni 1913: Die unubersehbar mannigfachen Variationen der Methodik der aktiven Immunisierung sind in dieser fast 210 Seiten fullenden Monographie (von Ficker) in uniibertrefflich klarer, nach der Beschaffenheit der Antigène gegliederter Darstellung und in geradezu erstaunlicher Vollstàndigkeit mitgeteilt.
Berliner Tierârztliche Wochenschrift No. 30 v. 25. Juli 1912:
Die Monographie (von Gotschlich) ist daher eine wahre Fundgrube fur denjenigen, der sich fur die mikrobiologischen Verhàltnisse der pathogenen Mikroorganismen interessiert.
LEISHMANIOSES. 17—213
Nous avons rapporté plus haut le nom si topique que porto la maladie aux environs <le Taschkent : Penche c/uirdi, ou piqûre de mouches. Tscherepkin, qui a observé l'affection dans ces régions, est très affirmatif sur ce mode de propagation. Souvent les malades ont observé eux-mêmes In piqûre qui a été le point de départ de l'affection. Il en ('lait ainsi dans un cas signalé par Nieollc. Dans le fait personnel auquel nous avons fait allusion, le doute n'était pas permis. Ce lui une piqûre de diptère (?) subie pendant une seule nuit passée à Biskra qui fut le point de dépari de l'affection, laquelle ne prit son aspect caractéristique que trois mois environ plus tard. Les observations de Sériziat, Rogers, viennent à l'appui de cette opinion, qui est également partagée par Laveran. Mais on est encore hésitant en ce qui concerne l'espèce de mouche piquante faisant l'office de propagateur. S'agit-il de moustiques proprement dits ou d'espèces voisines? On ne saurait encore être bien affirmatif. Blanchard émet l'opinion que l'inoculation par les tabanides semble plus vraisemblable, étant donnée la parenté de l'agent pathogène avec lestrypanosomes. Pressât, dans son ouvrage sur les moustiques et le paludisme, figure une petite mouche à laquelle il attribue un rôle important dans la propagation du bouton d'Orient. Ed. et E. Sergent classent cette mouche parmi les Phlebotomus et la rapprochent de Phlebotomus Papatasii, qui peut, d'après eux, être incriminé dans certains cas comme vecteurs de l'affection. Enfin on a attiré l'attention sur la similitude des aires de diffusion du bouton des pays chauds et de Y Anophèles Chaudoyei, qui infeste les régions de Biskra, Gafsa, Ismaïlia.