L'EAU. ANALYSES
des closes notables de nitrates. Il y a cependant des exceptions comme le montrent les deux exemples ci-dessous.
Source.
Sauvages (Rhône).
Terrain granitique, schisteux.
Sol. acide
— alcaline .
Analyse
Évaluation de la atière organique* en oxygène.
Oxygène dissous en volume. . . .
Ammoniaque et sels ammoniacaux
Azote albuminoïde
Nitrites
Nitrates, en Az03H 27,9
Acide phosphorique 0
Chlore 4.3
Gcc,904
chimique.
Résidu à 110°
— après calcination
Silice, en SiO*
Chaux, en CaO
Magnésie, MgO
Acide sulfurique, en SO3 ,
Chlorure de sodium, en NaCl Degré hydrotimétrique total
— — permanent.
— alcalimétrique ,
Analyse bactériologique.
Numération : 27 germes par centimètre cube. Spécification : Pénicillium glaucum; levure blanche.
Candé (Maine-et-Loire)
Nappe souterraine. — Grès dits de la forêt d'Ancenis (silurien supérieur). 5 novembre 1900.
Analyse chimique.
Sol. acide.. .
— alcaline
Évaluation de la matière organique^
en oxygène.
Oyygène dissous en volume. . . . Ammoniaque et sels ammoniacaux
Azote albuminoïde
Nitrites
Nitrates, en Az03H
Acide phosphorique
Chlore
Résidu à 110°
— après calcination
Silice, en SiO2
Chaux, en CaO
Magnésie, MgO
Acide sulfurique, en SO3
Chlorure de sodium, en NaCl...
Degré hydrotimétrique total. . . .
— — permanent.
— alcalimétrique, en C03Ca.
Analyse bactériologique.
Numération : 62 moisissures + 10 germes par centimètre cube. Spécification : Mucor mucedo; Pénicillium glaucum; Micrococcus radialus; Bacillus fluorescens liquefaciens ; B. suhtilis.
Dans les terrains sableux et calcaires, où la végétation est abondante, et dont la constitution convient essentiellement aux germes de la nitrification, on voit souvent les nitrates atteindre des proportions très élevées. Comme nous l'indiquions à propos des terrains granitiques, l'origine — animale ou végétale — de la matière organique pourra être soupçonnée d'après la proportion des chlorures. Nous donnons ci-dessous deux analyses d'eaux de bonne qualité, contenant beaucoup de nitrates et relativement peu de chlorures.
Commune de Gargenville ;Seine-et-Oise\ — Source.
8 juin 1896.
Évaluation de la \c , . ,
^Sol. acide.. .
dcaline
matière organique) en oxygène. ; Oxygène dissous en volume. . .
Ammoniaque et sels ammoniacaux
Azote albuminoïde
Nitrites
Nitrates, en AzCPH
Acide phosphorique
Chlore
T. air : 20°. — T. eau : 13°.
Analyse chimique.
Résidu à 110° 348,2
— après calcination 320,0
Silice, en Si02 14,5
Chaux, en CaO 114,2
Magnésie, MgO 22,4
Acide sulfurique, en SO3 21,3
Chlorure de sodium, en NaCl... 22,0
Degré hydrotimétrique total. . . . 22°, 5
— — permanent. 7°, 9
— alealimétrique »
Analyse bactériologique.
Numération : 152 germes par centimètre cube.
Spécification : Levure rose; Micrococcus luleus; Bacillus stolonatus; Bacterium termo.
Cerneux (Seine-et-Marne). — Source. — Tuf marneux et crayeux.
6 octobre 1904. T. air : + 14°, 7. — T. eau : + 10°,5.
Analyse chimique.
^Sol. acide
alcaline .
Résidu à 110° 341,0
— après calcination 321,0
Silice, en SiO* 20,0
Chaux, en CaO 141 ,1
Magnésie, MgO 6,1
Acide sulfurique, en SO3 9,6
Chlorure de sodium, en NaCl . . . 16,4
Degré hydrotimétrique total. . . . 27°, 0
— — permanent. 10°, 0
— alealimétrique, en C03Ca . 23°, 6
Évaluation de la matière organique1 en oxygène. ) Oxygène dissous en volume.... 5CC,855 Ammoniaque et sels ammoniacaux 0
Azote albuminoïde 0
Nitrites -. . 0
Nitrates, en AzOyH 45,4
Acide phosphorique 0
Chlore 9,9
Analyse bactériologique.
Numération : 10 germes par centimètre cube.
Spécification : Pénicillium glaucum; Mucor racemosus: Micrococcus aquatilis; Colibacille.
Lorsque les proportions des chlorures associés aux nitrates deviennent très considérables, il convient de ne conclure qu'avec circonspection. Cependant de telles eaux pourront être admises pour l'alimentation, si l'examen bactériologique donne constamment des résultats favorables, et si les autres résultats analytiques sont satisfaisants. Tel est le cas des deux sources ci-dessous.
Saujon (Charente-Infro).
21 avril 1902.
Sol. acide.. .
— alcaline
Evaluation de la matière organique^
en oxygène.
( ).\ygène dissous en volume. . . , Ammoniaque et sels ammoniacaux
Azote albuminoïde
Nitrites
Nitrates, en AzO'H
Acide phosphorique
Chlore
Source des Lignes. — Terrain sablonneux et calcaire. T. air : 18°. — T. eau : 13°.
Analyse chimique.
Résidu à 110° 387,0
— après calcination 351,0
Silice, en SiO* 12,0
Chaux, en CaO 142,2
Magnésie, MgO
Acide sulfurique, en SO3
Chlorure de sodium, en NaCl...
Degré hydrotimétrique total. . . .
— — permanent.
— alealimétrique, en CO:?Ca.
Analyse bactériologique.
Numération : 23 germes par centimètre cube.
Spécification : Pénicillium glaucum: Levure rose; Bacillus subtUis. Conclusions : lionne qualité.
Ecquevilly (Seine-et-Oise)
18 mars 1900.
Sol. acide.. . .
— alcaline .
Évaluation de la matière organique
en oxygène.
Oxygène dissous en volume....
Ammoniaque et sels ammoniacaux
Azote albuminoïde
Ni tri tes
Nitrates, en Az03H
Acide phosphorique
Chlore
Source. — Terrains calcaires.
T. air : + 6°,5. — T. eau : + 11°,8.
Analyse chimique.
Résidu à 110" 613,0
— après calcination,
Silice, en SiO2 ,
Chaux, en CaO
Magnésie, MgO
Acide sulfurique, en SO3 97,5
Chlorure de sodium, en NaCI... 69,2 Degré hydrotimétrique total. . . . 42°, 0
— — permanent. 12°, 0
— alcalimétrique, en C03Ca. 29°, 2
Analyse bactériologique.
Numération : 27 germes par centimètre cube. Spécification : Micrococcus aurantiacus; M. citreus. Conclusions : Bonne qualité.
Enfin, clans les eaux de puits peu profonds, creusés au centre des agglomérations, qui reçoivent presque inévitablement des infiltrations d'eaux résiduaires, de liquides de fosses d'aisances, — puits dont on fait malheureusement encore un usage trop fréquent et qui ont causé de si nombreuses épidémies, — les proportions de nitrates sont souvent énormes, et les chlorures y existent concurremment à doses massives. La souillure de telles eaux est manifeste; l'examen bactériologique y montre presque toujours la présence de nombreux germes d'origine suspecte. Même si cet examen bactériologique était à peu près satisfaisant, on devrait considérer comme dangereuses, des eaux contenant des proportions très élevées de nitrates: voici par exemple deux analyses d'eaux de ce genre.
Faremoutiers (Seine-et-Marne). — Puits. — Travertin de Champigny.
15 février 1899.
Analyse chimique.
Résidu à 110^ 2086.0
— après calcination. . 1146,0
Évaluation de la matière organique
^Sol. acide.
\ — alcaline
en oxygène.
Oxygène dissous en volume 4CC,807
Ammoniaque et sels ammoniacaux . . . tr. faibl.
Azote albuminoïde 0
Nitrites 0
Nitrates, en Az03H 170,4
Acide phosphorique traces.
Chlore 169,9
Analyse baclériologif[iie.
Numération : 1350 germes par centimètre cube. Spécification : Levure rose; Micrococcus ruber, M. luleus, M. urese, Bact.
B. subtilis, B. lalericeus, B. fluoresc. liq., B. roseus, B. albus. Conclusions : Mauvaise qua.ité.
Silice, en SiO2
Chaux, en CaO
Magnésie, MgO
Acide sulfurique, en SO3
Chlorure de sodium, en NaCI., Degré hydrotimétrique total...
— — permanent.
— alcalimétrique
lermo,
Jossigny (Seine-et-Marne).
Puils.
Jei> février 1899. T. air : 0°. — T. eau : -f 10°.
Analyse chimique.
Résidu à 1J0° »
— après calcination »
Silice, en SiO'2 »
Chaux, en CaO »
Magnésie, MgO »
Acide sulfurique, en SO3 860,9
Chlorure de sodium, en NaCl... 261,0
Det^ré hydrotimétrique total 136°, 0
— — permanent. 120°, 0
— alcalimétrique »>
Evaluation de la v. , ., . AAA
... . >Sol. acide 1,000
matière or^aniquet . .. . ' .
, ^ ( — alcaline . I,2o0 en oxygène. )
Oxygène dissous en volume .... 7CC,688 Ammoniaque et sels ammoniacaux traces.
Azote albuminoïde traces.
Nitrites traces.
Nitrates, en AzCMH 428,6
Acide phosphorique traces.
Chlore 158,4
Analyse bactériologique.
Xumération : 220 germes par centimètre cube.
Spécification : Levure blanche ; Beggiatoa rosea persicina, Micrococcus citreus, M. ureœ, Bact. termo, Bacillus mycoïdes, Bactéries putrides, Colibacille. Conclusions : Très mauvaise qualité.
Acide phosphorique. — On considère l'acide phosphorique dans les eaux comme un indice de contamination probable, soit par des matières fécales, et surtout par l'urine (qui contient 2 à 3 p. 1000 d'acide phosphorique) ; les infiltrations de certaines eaux résiduaires industrielles amènent parfois dans les nappes souterraines des quantités importantes d'acide phosphorique. Enfin, l'acide phosphorique dans les eaux peut provenir du lavage superficiel de terres cultivées à laide d'engrais phosphatés.
Cette appréciation défavorable de la présence de l'acide phosphorique est généralement exacte. Cependant, il est reconnu que des eaux pures peuvent dissoudre des quantités sensibles de phosphates existant normalement dans des terrains non contaminés. Mais la dose d'acide phosphorique naturel est généralement fort petite, et si l'on rencontre des proportions supérieures à un demi-milligramme, il y a lieu de considérer l'acide phosphorique comme une indication liés vraisemblable de la pollution de l'eau examinée.
Des traces de phosphates se rencontrent souvent dans les terrains granitiques et gneissiques.
L'acide phosphorique ou les phosphates alcalins en contact avec les terrains calcaires se transforment en phosphate tricalcique insoluble, et c'est ce qui explique pourquoi, même dans des eaux polluées par des urines, ou des matières excrémentitielles très riches en phosphates, on ne retrouve pas toujours des phosphates, tandis qu'on y rencontre d'autres éléments : chlorures, sulfates, microorganismes suspects, qui indiquent l'origine de la contamination. L'absence de phosphate n'est en aucune manière une preuve de non-pollution.
Matières organiques. — L'interprétation du résultat du dosage des matières organiques par le permanganate est assez délicate et soulève plusieurs questions intéressantes.
.i. (m;ii:r et éd. bonjeax