PARASITES
Bacille de la diphtérie. — Klein a signalé sa mort après '22 jours.
Virus de la rage. — Galtier a relevé l'activité du virus rabique dans les cadavres d'animaux enterrés pendant *23 jours (lapins), 44 jours (chiens), 31 jours (brebis).
MIGRATION DES GERMES DANS LE SOL. — Au point de vue de la virulence des germes, il est intéressant de signaler que Duclaux, puis Vaillard et Thoinot (1) ont soulevé, dans leur rapport au Congrès international d'hygiène de Paris en 1900, l'hypothèse que les germes pathogènes pourraient exister à l'état saprophyte dans les entrailles du sol sans souillures antécédentes.
Pour notre part, nous admettons que les germes pathogènes dans le sol sont là où les individus les ont déposés : sous certaines influences, ils ont pu s'étendre plus ou moins loin. En tout cas, d'une façon générale, ils ont une existence relativement courte. L'infection du sol sous les agglomérations, la diffusion de l'infection autour de ces agglomérations, le peu de résistance de ces espèces microbiennes virulentes dans le sol sont établis par un grand nombre d'observations d'épidémies hydriques et autres sévissant sur ces agglomérations et s'arrêtant d'elles-mêmes après quelques semaines.
Les germes dans le sol, notamment les germes pathogènes, sont nécessairement déplacés, transportés parles organismes vivant dans la terre.
Pasteur et Roux ont démontré pour le charbon, Lortet et Despaignes pour la tuberculose, que les vers de terre ramènent de la profondeur à la surface et inversement les bacilles qu'ils ont ingérés et qui restent vivants et virulents dans leurs corps ou les produits qu'ils excrètent. Karlinsky a reconnu ce fait dans les limaces (2). Les végétaux également sont capables d'entraîner hors de terre et de fixer sur leur tige les germes du sol, comme l'ont démontré Wurtz et Bourges (3) pour le charbon, la fièvre typhoïde, la tuberculose dans les légumes. Heim attribue un rôle analogue aux coléoptères nécrophages (4).
Évidemment nous sommes encore loin d'avoir saisi toutes les mutations qui s'effectuent dans la terre pour assurer l'équilibre établi entre les germes qui travaillent à l'organisation de la cellule vivante, végétale et animale, et ceux qui concourent à sa mort et à sa destruction.