FRAICHEUR
choses, et surtout eu saison chaude où, par fâcheuse coïncidence, les débits tendent à être plus faibles, Paris (qui consomme parfois jusqu'à 400000 mètres cubes en vingt-quatre heures) risquerait de manquer d'eau, ce qui met en permanence la théorie en antagonisme avec la pratique. Aussi arrive-t-il presque chaque année (par exemple le 20 juillet 1904 et jours suivants, fin juillet 1905, etc.) que le service privé des Parisiens en eau dite de source soit suspendu partiellement (de minuit à six heures du matin) ou même totalement. A ce propos, notons en passant que l'aspect laiteux que prend l'eau lorsqu'on la rend après un arrêt de ce genre n'a aucune importance : il est dû, comme l'a expliqué Bechmann(l), au « dégagement, en petites bulles, de l'air qui s'est introduit dans les conduites partiellement vidées ». Pour apprécier le degré de limpidité de l'eau, divers systèmes ou appareils ont été jusqu'à présent essayés (par Forel, grandes lettres blanches immergées dans l'eau: disques à trois secteurs jaune, blanc, rouge, cette dernière teinte disparaissant la dernière dans l'eau plus ou moins troublée, etc.) ; aucun ne donne pleine satisfaction, à cause des variations subjectives de la vision des observateurs.