POPULATION DES GRANDES VILLES FRANÇAISES
Paris 1 053 262 2 511 629
Lyon 177 190 466 767
Marseille .- 195 257 447 344
Bordeaux 130 927 256 906
Lille 75 795 215 550
Toulouse 93 379 149 012
Saint-Étienne 56 003 135 784
Roubaix 34 698 124 447
Nantes 96 362 123 850
Le Havre 28 954 118 478
Rouen 100 265 112 657
Reims 45 754 107 709
Nice 36 804 (1848) 106 734
Ménar/es, maisons. — Par ménage^ on entend, en matière de recensement, non pas les famiUes, mais les individus mariés ou non, avec ou sans enfants, occupant un logement distinct. Le nombre des ménages ainsi définis était en 1896 de 10 797 038; ces ménages correspondent à la population domiciliée (population des établissements collectifs non comprise), qui est de 37 418 244 individus. Un ménage comprend donc en moyenne 3,46 personnes. Malgré les restrictions qui viennent d'être apportées à la définition du mot ménage, il existe une si grande analogie entre les ménages et les familles, que le nombre des individus par ménage est presque partout en rapport avec la fécondité des mariages. Aussi, c'est dans les départements où cette fécondité est faible que le nombre des individus par ménage est le moins élevé. Exemple : la Seine, l'Eure, l'Aube, la Manche, le Calvados, le Lot-et-Garonne, le ïarn-et-Garonne, le Gers, qui donnent à la fois le moins d'enfants par mariage et le moins d'habitants par ménage. Au contraire, c'est en Bretagne, dans le département de la Loire, dans ceux du Nord et du Pas-de-Calais, et dans la plupart des pays du Centre, qu'on trouve à la fois les ménages les plus nombreux et les mariages les plus féconds. En général, chaque maison ne renferme guère qu'un ménage ou deux au plus. Il n'y a un grand nombre de ménages par maison que dans la Seine, le Rhône et les Bouches-du-Rhône.
Population selon Vorigine et selon la nationalité. — A ce point de vue, la population de la France se subdivise ainsi qu'il suit :
iNés clans le département ou ils
ont été recensés 30 374 784 J
Nés clans d'autres départements. 6 425 171 [ 37 014 389 96,8
Nés à l'étranger ou aux colonies. 214 434 )
Étrangers naturalisés français. . . 202 715 0,5
Étrangers résidants en France 1 051 907 2,7
Total 38,269,011 100,0
En 1896, la proportion des étrangers a donc été, comme on vient de le voir, de 2,7 p. 100.
En 1851, la proportion des étrangers n'était que de 1,09; elle était de 1,33 en 1861 et enfin de 1,67 en 1866; elle est de 2,03 en 1872; de 2,17 en 1876. D'une manière générale, les étrangers se fixent presque exclusivement dans les départetements contigus à la frontière de leur pays. Paris seul, pour des raisons faciles à comprendre, compte une population considérable d'étrangers appartenant à toutes les nationalités.
L'élément étranger est, dans une juste proportion, très utile pour raviver certaines qualités de l'esprit et du caractère parmi notre population, pour élargir notre
sphère d'idées et d'impressions, pour donner encore plus de ressort à notre élasticité naturelle. Un peuple, en définitive, s'enrichit souvent par des immigrations : on en a la preuve dans la Prusse et l'Allemagne rajeunies et vivifiées par les protestants français à la fin du xvu^ siècle.
Sur 100 habitants, il y en a en moyenne 8:2 qui sont nés dans le département où on les a recensés, et 16 sont venus des départements voisins ou de l'étranger. Le déparlement de la Seine est le seul qui renferme une population d'origine étrangère supérieure à la population : 39 individus sont nés dans ce département, 54 viennent du dehors. Paris, sous ce rapport, ne se distingue guère des autres grandes capitales. On retrouve dans toutes une forte proportion d'immigrés.
Population suivant les cultes. — En 1872, la répartition des cultes s'est opérée comme il suit. Nous la rapprochons de celle de 1866. 1 ne donnent pas d'indications à cet égard.
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