TEMPÉRATURE
La chaleur terrestre, qui, aux premiers âges de la terre, jouait un rôle prépondérant, se trouve aujourd'hui confinée dans les couches profondes du globe. La couche solide, actuellement refroidie, ne laisse arriver à la surface que des quantités de calorique insuffisantes pour en modifier sensiblement la température; c'est dans la chaleur extérieure, et surtout dans la chaleur solaire, que nous devons trouver la source de la température qui règne à la surface de la terre.
Pouillet estime que le degré thermométrique des espaces interplanétaires doit être d'environ 140 au-dessous du point de fusion de la glace; d'après ses expériences et ses calculs, si le soleil ne faisait pas sentir son action sur notre globe, la température y serait partout uniforme, et de 89° au-dessous de zéro; ce premier passage d'un froid de 140° à un froid moins excessif de 89° serait dû aux radiations de toutes les étoiles qui peuplent le firmament; chacune d'elles est un soleil, et, si leur influence est infiniment réduite par la dislance, leur nombre est infini.
Les expériences de Pouillet l'ont conduit, d'autre part, à ce résultat, que si la chaleur, qui nous est versée annuellement par le soleil, était uniformément répandue à la surface de la terre, elle serait capable d'y fondre une couche de glace d'une épaisseur de 31 mètres environ.
Les astres rayonnent donc de la chaleur dont une partie est reçue par la terre, mais à son tour, la terre rayonne vers les espaces.