‹ Traité d'hygiène [electronic resource]Chapitre 275 sur 326 · Moyenne de 9 années · texte numérisé non relu

Moyenne de 9 années

2° Collecteur d'Asnlères.

(Eau filtrée au papier. — Matières dissoutes seules.)

Moyennes

Moyenne de 8 mois.

Moyenne de 4 mois.

3° Collecteur de Saint-Denis et dérivation de Saint-Ouen (amenant les eaux à Gennevilliers). (Eaux à la sortie de Paris. — Matières suspendues et dissoutes.)

Moyennes

Moyenne de 5 mois.

Moyenne de 5 mois.

Moyenne de 1 mois.

4° Collecteur de Saint-Denis (sans Bondy).

(Eaux de Paris et de Saint-Denis. — Matières suspendues et dissoutes.)

(Obs. faites le 10 juill.)

5° Collecteur de Saint-Denis (avec Bondy).

(Eaux de Paris, de Bondy et de Saint-Denis. — Matières suspendues et dissoutes.)

eaux d'égoiil n'en change pas très sensiblement la composition, comme le montre le tableau de la page 985 reproduit d'après Konig.

On remarquera même que les eaux d'égout de Paris qui, d'après Durand-Claye, contenaient, en 1878, 2 gr. 908 de matières suspendues et dissoutes par litre, n'en contenaient plus que de 1 gr. 645 à 1 gr. 273 d'après Bechmann en 1899, malgré l'introduction des matières fécales dans la canalisation. Il faut bien dire que cette diminution est surtout due à l'augmentation considérable des ressources en eau de la ville de Paris, qui a pour conséquence une dilution beaucoup plus forte des eaux d'égout.

Les eaux d'égout renferment une quantité extrêmement considérable de bactéries, tant aérobies qu'anaérobies. Les premières espèces prédominent dans les canalisations bien ventilées, où la matière organique subit un commencement d'oxydation. Les espèces anaérobies sont particulièrement abondantes dans les conduites où l'air circule mal et où le sewage entre en putréfaction.

D'après Miquel, 1 centimètre cube d'eau d'égout de Paris contiendrait plus de 8 millions de microbes. Ce chiffre est encore évidemment trop faible étant donné que nombre d'espèces microbiennes ne se développent pas sur les milieux de culture utilisés pour ce mode de recherches. Dans la quantité énorme de microorganismes que charrient les eaux d'égout se trouvent nécessairement un certain nombre de microbes pathogènes qui résistent plus ou moins longtemps à la concurrence vitale. Il est bien entendu que l'eau d'égout noire et fétide reste absolument impropre à tout usage domestique et que nul ne songera à l'utiliser comme eau potable. Mais si elle n'est jamais absorbée telle qu'elle s'écoule hors de l'égout, elle peut par infiltration se trouver mélangée à des eaux potables et surtout être déversée dans une rivière dont les eaux sont consommées en aval avant qu'elles se soient débarrassées des germes nocifs qui les avaient contaminées. De là un modede transmission spécial de germes de quelques maladies, dont nous avons déjà longuement parlé au chapitre des maladies infectieuses à propos de la fièvre typhoïde, de la dysenterie et du choléra.

Le développement énorme que l'industrie a pris dans ces derniers temps est l'une des causes les plus actives de l'altération des eaux d'égout.

Pour montrer les modifications que le mélange des eaux industrielles fait subir au- contenu des égouts d'une ville, nous reproduisons le tableau ci-contre de Grandeau, étabU en milligr. par litre pour Roubaix :

Page 1