POTASSE
Effliix du dimanche (repos
Efflux des jours ouvriers :
A 11 ti. du matin
11 nous paraît impossible (rexaminer, au point de vue de leur inlUience sur la santé publique, toutes ces altérations. Mais il est important de remarquer que les effets morbides constatés sont tout à fait différents, suivant qu'il s'agit de la dissolution et de la suspension dans les eaux de matières toxiques minérales ou organiques, ou bien de matières inei'les ou simplement encombrantes.
Dans le premier cas, l'altération est évidemment dangereuse, dans l'autre elle peut n'être qu'incommode.
Les faits de la première catégorie ont un caractère ])eaucoup plus scientifique que les seconds. Ici, les symptômes et les effets produils sont en relation directe avec la quantité, la dose de la substance toxique suspendue ou dissoute (plomb, arsenic).
Dans les cas du second ordre, au contraire, il faut souvent se contenter d'à peu près, et les conclusions varient le plus ordinairement d'après le nom de l'observateur et le lieu où le fait a été recueilli.
Les résidus du travail des grandes usines doivent donc être évacués. Il faut s'en débarrasser à tout prix. Rien de plus simple en apparence que de les précipiter dans les cours d'eau voisins. C'est par cette méthode, appliquée sans mesure et sans discernement, qu'ont été infectés presque tous les cours d'eau du département de la Seine, qui, au commencement du siècle dernier étaient presque partout d'une pureté remarquable, ainsi que les rivières des centres industriels du Nord. Le mal était bien plus grand encore aux environs des grands centres industriels et de plusieurs des villes les plus importantes de l'Angleterre avant l'application d'une législation spéciale. On conçoit aisément la gravité d'un pareil état de choses qui, loin de s'améliorer, tend au contraire à empirer de jour en jour, en raison même du développement de la richesse et de l'activité de la population.
Notons, en outre, que les eaux industrielles ne se prêtent pas toujours directement, comme les eaux d'égout, à l'amendement des terrains cultivés. Les eaux d'égout sont fertilisantes, les eaux industrielles sont quelquefois au contraire ennemies de toute végétation. Il est donc très important d'étudier les moyens de combattre les sources de souillure permanente dues à l'industrie, et c'est là, très incontestablement, l'un des problèmes les plus intéressants qui puissent attirer l'attention de l'hygiéniste.
Lorsque les établissements industriels se trouvent renfermés dans une ville de quelque importance, leurs eaux vannes peuvent quelquefois descendre dans le réseau des égouts. Il convient alors, lorsque les eaux résiduaires des usines sont très acides, de les neutraliser autant que possible et d'éviter ainsi une action chimique trop énergique sur les dépôts qui existent toujours dans la cunette des égouts; on pourrait arriver, sans cette précaution, à dégager de l'acide sulfhydrique ou d'autres gaz vénéneux ou explosifs (le 4 février 1882, 4 ouvriers furent ainsi trouvés morts dans l'égout de Ileet-Lane, à Londres). De plus l'acidité des eaux d'égout, en détruisant la plupart des microbes, peut rendre l'épuration biologique impossible.
L'introduction dans les égouts d'eaux résiduaires de fabrique à une température élevée présente divers inconvénients (altération des matériaux de construction, dégagement de gaz nauséabonds, saturation de l'air des égouts par la vapeur d'eau rendant très difficile le travail du personnel). A Berlin on ne tolère pas l introduc-
tion dans les égouts d'eaux résiduaires à une température supérieure à 37° (Rubner et Kirchner). Des arrêtés préfectoraux interdisent à Paris de déverser dans les égouts des eaux résiduaires dont la température est supérieure à 30°.
Les industries qui encombrent ou altèrent les cours d'eau peuvent rentrer dans les catégories suivantes :
Houillères.
charbons.
r Mines ) ^^^^^^
^ ^'^^^^^ ) Mines de fer, plomb
2° Usines métallurgiques .
, cuivre, zinc, arsenic, etain, manganèse, baryte, etc.
( le fer,
Usines où se travaille < le nickel, ( le cuivre.
Coutelleries.
Fils de fer.
Galvanisation.
Usines de maillechort.
Poterie d'étain.
Fabriques de produits chimiques.
Fabriques de couleurs.
Teintureries.
Fabriques de papiers peints.
Impressions sur étoffes.
Raffineries de pétrole et huiles minérales.
4° Usines et industries à résidus organiques :
Lavage.
Travail de la laine. { Teinture.
Peignage.
De drap.
De couvertures.
De flanelles.
De tapis.
Dévidage et nettoyage des cocons.
Teintures, etc.
3° Usines à résidus minéraux.
Fabriques
Travail de la soie.
Blanchisseries.
Rouissage du lin et du chanvre.
Distilleries.
Féculeries.
Amidonneries.
Sucreries.
Raffineries.
Papeteries.
Fabriques de colle de gélatine.
Tanneries.
Fabriques d'engrais.
Abattoirs.
Voirie, dépôts de vidanges.
En France, les établissements classés comme insalubres parce qu'ils souillent les cours d'eau, sont les suivants :
Abattoirs publics (l""" classe);
Fabriques d'alcool autres que du vin sans
rectification classe); Amidonneries par fermentation classe); — par séparation du gluten et sans fermentation (2" classe);
Usines de blanchiment des fils et tissus de lin, de chanvre et de coton par les chlorures (hypochlorites) alcalins (3" classe) ;
Buanderies (3" classe);
Usines où on traite les frisons de cocons (2** classe) ;