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Ann. d'hyg., ann. 1859, p

saillies coniques, rouges à la base, rapidement purulentes à leur sommet; elles ne tardent pas à se recouvrir de croûtes d'un jaune verdâtre, opaques, assez minces. Deux choses alors peuvent arriver : si Touvrier cesse aussitôt son travail, la pustule, abandonnée à elle-même, s'affaisse et se guérit sous la croûte ; dans le cas contraire et sous l'influence de la continuité de la cause, elle devient parfois, mais non toujours, le point de départ d'une ulcération qui, au contact du sel arsenical, s'étend en surface et en profondeur.

Ces ulcères ont un autre mode de formation. Ils succèdent aux piqûres que se font au doigt les ouvriers employés au séchage des étoffes. L'inoculation du sel arsenical s'ensuit; la peau s'irrite et rougit; une vésicule, puis une large pustule recouvrent la piqûre et subissent, in situ, toutes les transformations qui produisent la suppuration et souvent la gangrène. Au-dessous d'elles se développe une ulcération profonde et douloureuse, d'autant plus lente à se cicatriser que l'inoculation se renouvelle chaque jour. La forme de cette ulcération est arrondie et souvent d'une régularité parfaite; ses bords sont taillés à pic, non décollés et mesurent parfois plus d'un centimètre de hauteur; le fond est grisâtre et rougeâtre, légèrement humide. Cet ulcère ne provoque autour de lui aucune réaction inflammatoire et semble taillé comme à l'emporte-pièce, au milieu de tissus parfaitement sains, quelquefois il s'indure dans ses bords et dans son fond et donne aux doigts qui le saisissent la sensation d'un disque sohde interposé. C'est alors qu'il a pu être confondu avec le chancre spécifique.

Les accidents produits par les verts arsenicaux se manifestent de préférence sur les parties découvertes, partout, dit Vernois, où l'agent peut se déposer directement ou indirectement par les doigts. Là se retrouve presque fatalement son empreinte et jamais ailleurs. On le rencontre aux extrémités des doigts et à leur racine, dans les espaces interdigitaux des mains et des pieds, aux plis des coudes, aux avant-bras, au pourtour des lèvres et des ailes du nez, au front, derrière les oreilles et sur la région cervicale.

Le scrotum et la partie interne des cuisses sont presque toujours atteints chez les hommes, en raison des attouchements du fait des mictions; c'est là surtout que la lésion se montre sous forme de larges papules humides et suintantes, ressemblant à des plaques muqueuses. Le siège de prédilection des ulcères est aux doigts, quelquefois à leurs extrémités (séchage des étoffes), le plus souvent à leurs racines; l'eczéma est fréquent aux lèvres, aux ailes du nez et au sillon naso-labial, aux plis des coudes et derrière les oreilles.

Gombalat a signalé la perforation de la cloison des fosses nasales du fait des poussières ou des vapeurs qui entourent l'ouvrier.

L'aspect de la main chez les apprêteitrs d'étoffes est caractéristique. Vernois donne la description suivante :

« A la teinte d'un vert jaunâtre de presque toute la peau et surtout de la face palmaire des mains, à la croûte, verdâtre qui remplit la cavité sous-onguéale, se joint la coloration jaune des ongles, due à l'acide picrique; ajoutez un érv thème vaguement déterminé, puis une série de points noirs et de pustules enflammées, quelquefois un panaris, etc. »

On a signalé en Allemagne, puis en France, sous le nom à'acné chlorique, une affection survenue chez les ouvriers employés à la fabricatioe du chlorure de chaux

PROUST, TRAITÉ d'hYGIÈNE. 67

et de la soude ou de la potasse au moyen de l'électrolyse des chlorures de sodium et de potassium. Les lésions cutanées peuvent se généraliser sur tout le corps et donnent naissance à des comédons, des nodosités, des pustules, des papules, des kystes sébacés, des taches pigmentées, des cicatrices. Les lésions paraissent dues à l'hypochlorite de soude à l'état naissant. Il peut y avoir simultanément de l'irritation des muqueuses : conjonctivites, bronchites, laryngites, gastrites.

Le travail des hydrocarbures liquides^ paraffine, goudron, brai, bitume, pétrole, peut donner naissance à de l'acné, de l'ecthyma, à des productions papillomateuses, localisées surtout au niveau du scrotum.

Les peintres^ les teinturiers, les apprêteurs de couleur se servent de plomb, d'arsenic, de cuivre, de fer, de mercure, substances qui, pour la plupart, fournissant des matières colorantes pour la peinture, ont une action locale irritante et produisent des éruptious multiples, des érythèmes, des vésicules, des pustules, des squauies. Les barbouilleurs et les broyeurs de couleur sont ceux qui sont le plus fréquemment atteints; les teinturiers sont également très exposés aux affections cutanées; les éruptions siègent surtout aux mains et aux avant-bras; les mains sont habituellement rouges, gonflées, fendillées et les gerçures sont imprégnées de matière colorante que ne peut enlever le lavage.

Les ouvriers employés à Vétamage des glaces ne semblent point exposés aux éruptions par cause locale, quoiqu'ils soient en contact permanent avec le mercure. Cependant les doreurs au mercure ayant leurs mains en contact incessant avec divers acides, avec le nitrate acide de mercure et avec le mercure métalhque, offrent sur la face dorsale des mains et dans les espaces interdigitaux des éruptions eczémateuses remarquables par leur ténacité, entretenues qu'elles sont par une cause dont l'action est incessamment renouvelée.

ÉRUPTIONS PROFESSIONNELLES D'ORIGINE INTERNE. PROFESSIONS PROVOQUANT DES ÉRUPTIONS PAR ABSORPTION

Nous avons examiné les altérations de la peau provoquées par une cause irritante locale; nous étudierons maintenant les éruptions qui succèdent à la pénétration dans l'économie d'un principe quelconque, en remarquant, néanmoins, qu'une action locale directe vient souvent s'ajouter aux effets de l'absorption.

On a décrit une affection cutanée fort curieuse, causée par la moisissure de certains roseaux qui croissent particulièrement dans le midi de la France. Ces roseaux sont par eux-mêmes complètement inoffensifs et n'acquièrent leurs propriétés irritantes et toxiques que par le développement à leur surface d'une poussière blanche dont Maurin a donné la description suivante dans un travail intitulé : Dermatose des vanniers dits cannisiers (Revue thérapeutique du Midi, 1860) :

« La poussière blanche des roseaux, dit Maurin, est onctueuse au toucher. Sa saveur est désagréable, corrosive; elle brûle la partie de la langue qu'elle touche; son odeur est analogue à celle de la moisissure et provoque l'éternument; elle a l'aspect du salpêtre, mais au microscope c'est une moisissure pédiculée. »

iMiquel, qui avait décrit en 1845, dans le Bulletin de thérapeutique, cette maladie (communiquée à l'homme par la canne de Provence), avait comparé cette

poussière à l'ergot de seigle. Antérieurement (en 1840) avait paru dans la Gazette médicale un article intitulé : « Observations sur la vertu malfaisante de la moisissure des roseaux. »

Les accidents produits par cette poussière irritante qui recouvre les roseaux sont : les uns des affections cutanées, les autres des accidents généraux. Il y a au début un malaise général, de la rougeur des paupières et de vives démangeaisons sur tout le corps. Vingt-quatre ou quarante-huit heures après, on observe une rougeur intense de la peau avec fièvre, et sur ce fond érythémateux, on voit bientôt apparaître des vésico-pustules disséminées, rempUes d'un liquide lactescent; la face est énormément tuméfiée : le scrotum surtout est rutilant, excorié et laisse suinter un liquide séro-sanguin ou séro-purulent. Les ulcérations se recouvrent de croûtes. Le contact de la moisissure développe du côté des diverses muqueuses des accidents du même genre ; on observe une conjonctivite et un coryza intenses, et comme les muqueuses buccale, pharyngienne et celles des voies aériennes peuvent être prises, on peut observer de la dysphagie, de l'oppression, de la toux et des altérations de la voix ; enfin on a noté des nausées, des vomissements, des cohques, de la diarrhée, de la dysurie et même la suppression complète des urines. Ces phénomènes multiples ont habituellement disparu vers le huitième ou le neuvième jour.

L'expérience ayant montré que les roseaux mouillés par la pluie n'offrent plus aucun danger pour ceux qui les touchent ou les dépouillent, il suffira, pour éviter tout accident, de mouiller les roseaux. En agissant ainsi, on fixera et on rendra adhérente la poussière blanche qui se dégage au moindre contact et qui est la cause des divers accidents que nous venons d'énumérer.

Les botteleurs, les engrangeurs de foin, les verseurs de paille, les fabricants de chaises paillées ou de capuchons pour bouteilles peuvent se préserver des accidents éruptifs assez semblables. Il convient dans ce cas encore d'incriminer les moisissures.

On a également décrit des accidents locaux et généraux chez les ouvrières occupées à peler des oranges amères (vulgairement appelées chinois). Ces ouvrières commencent par inciser les oranges à l'aide d'un couteau, et le jus qui s'écoule se répand sur les mains qui à leur tour peuvent le transporter sur d'autres parties du corps. Ce jus a une action irritante, provoque sur la peau des érythèmes douloureux avec tuméfaction et des éruptions vésiculeuses et pustuleuses avec cuisson et démangeaison intenses. En outre, l'essence qui se dégage des chinois vicie l'atmosphère des chambres et devient la cause de nombreux phénomènes morbides (céphalalgie, vertiges, névralgies, convulsions, crampes, etc.). Cette affection a été décrite par Imbert-Gourbeyre, qui l'a observée à Clermont-I'errand, où se fait la moitié des trois ou quatre millions d'orangettes fabriquées en France ^

Il existe un certain nombre de produits chimiques et pharmaceutiques qui peuvent déterminer chez les ouvriers qui les préparent diverses éruptions. La préparation de Vextrait de douce-amère, par exemple, provoque parfois des affections cutanées à la face, aux membres et aux parties génitales. C'est de la rougeur, de la tuméfaction, etc. Nous citerons comme ayant dies propriétés analogues la plupart des plantes de la famille des euphorbiacées, le Croton iiglium et VFuphorbia

1. Imbcrt-Gourbeyre, Recherches sur l'huile essentielle d'oranges amères [Moniteur des hôpitaux^ 1854, p. 78 à 100).

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lâtyris ; enfin un certain nombre d'observations montrent que la Ruta graveolens est douée de propriétés analogues. On a cité aussi le Rhus radicans et le Rhus toxicodeiidrum.

Mais, parmi ces éruptions, l'une des plus curieuses est certainement celle à laquelle sont sujets les ouvriers qui fabriquent le sulfate de quinine Ml y a peu de temps que l'attention des observateurs a été dirigée sur ces éruptions. Elles dépendent, ainsi que nous le prouverons tout à l'heure, de l'absorption du sulfate de quinine et sont absolument indépendantes des procédés de fabrication, qu'il nous paraît, par conséquent, inutile de décrire.

Le début de l'éruption est habituellement brusque ; on l'observe plus généralement aux avant-bras, à la face interne des cuisses et aux parties génitales; on peut constater de nombreuses vésicules très continentes et exulcérées dans certains points ; dans d'autres parties la sérosité des vésicules s'est desséchée et a donné lieu à des croûtes. Les lésions sont variables suivant la sécheresse ou l'humidité de la peau. Quelquefois ce ne sont que des vésicules isolées; mais le pins ordinairement plusieurs se réunissent ensemble, quelques-unes simulent de véritables bulles de pemphigus. On rencontre quebjuefois de vastes surfaces rouges privées d'épiderme. A la face, au milieu d'une peau rouge, tuméfiée, couverte de plaques d'eczéma, on voit quelquefois les paupières œdémaliées, les yeux larmoyants et injectés. Cette expression symptomalique d'un aspect pres(|ue effrayant ne persiste que quelques jours, elle disi)araît ra[)idement après l'emploi de quelques émoUients.

Tels sont les accidents cutanés. Ils sont absolument indépendants du mode de fabrication et, ce qui le prouve, c'est que l'on peut assister au développement de cette éruption chez des individus ne fabriquant pas le sulfate de quinine, mais qui ont fait un usage interne de ce médicament. Plusieurs observations de Bergeron, Garraway, Revilliod, Odier, Prévost, Wyss, Dumas, Rapin, offrent des exemples d'exanthèmes nés dans ces conditions. Ainsi donc, le sulfate de quinine, administré intérieurement, peut manifester son influence par une action sur la peau.

De plus, le sulfate de ({uinine administré intérieurement à un individu susceptible, ayant antérieurement souffert d'éruption à la suite de la fabrication de sulfate de quinine, donne lieu à une nouvelle attaque. Nous citerons comme exemple le fait d'un ouvrier qui, employé à la fabrique de sulfate de quinine de New- York, était en pleine éruption au moment où il fit usage du médicament quinique ; on l'avait envoyé à l'hôpital; comme il avait une fièvre assez vive, le médecin crut devoir lui donner du sulfate de quinine. A mesure qu'il en fit usage, l'éruption alla croissant; il sortit de l'hôpital, fut traité par les émollients et guéri en quelques jours. Mais nous avons affaire ici à une recrudescence et non à une production

1. Chevalier, Annales d'hyg. et de méd. lég.^ l'" série, t. XLVIII. — Briquet, Traité thérapeutique du quinquina et de ses préparations, Paris, 1855, p. 234 et 235. — Bazin, Leçons sur les affections cutanées artificielles, — Hirt, Krankheiten der Arbeiter. — Delioux de Savignac, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (art. Quinine). — Jeudi de Grissac, Des éruptions quiniques (Tlièses de Paris, 1876). — J. Bergeron et A. Proust, Des éruptions quiniques {Annales d'h.ygièiie, 1876). Ce paragraphe est extrait en partie du travail que nous venons d'indiquer en dernier lieu et qui repose sur un certain nombre d'observations, dues presque toutes à M. Bergeron. — Koebner, Berlin, Klin. Wosc/ienschr., 1877, n"' 22, 23 et 37. — De la roséole quiniqiie, par Grellety [France médicale, 1878, n" 74).

directe de la maladie. Dans un autre cas, dû à Revilliod, Téruption apparut à la suite de Fadministration de 0,75 de sulfate de quinine chez un individu qui avait été employé dans une fabrique de sulfate de quinine des environs de Paris et qui, ayant été pris d'accidents cutanés pendant la fabrication, avait été obligé de renoncer à son travail.

On peut s'étonner que le nombre des individus atteints dans le travail des fabriques dépasse de beaucoup celui des sujets qui éprouvent les mêmes phénomènes pour avoir pris du sulfate de quinine. Mais il faut remarquer que la comparaison ne peut être que relative, puisque les ouvriers vivant complètement dans l'atmosphère de fabrique sont pour ainsi dire saturés d'émanations quiniques et absorbent une proportion d'alcaloïde beaucoup plus considérable que n'en renferment les préparalions de quinquina employées dans la thérapeutique.

Les mêmes faits s'observent à la suite de la fabrication de sulfate de cinchonine. Il est d'ailleurs presque impossible de séparer les effets du sulfate de cinchonine de ceux du sulfate de quinine. Le sulfate de cinchonine n'est obtenu qu'au moyen des eaux mères provenant du lavage du sulfate de quinine; les eaux mères sont traitées de nouveau par de l'acide sulfurique et l'on cristallise par le même procédé employé pour le sulfate de quinine. Pendant toutes les premières opérations, la quinine et la cinchonine sont unies; leur influence sur Touvrier est donc commune et ce ne serait que durant le dernier temps de la fabrication de la cinchonine que ses effets pourraient être distingués.

Il reste à savoir si dans ces différents cas l'éruption produite est la même. Chez les ouvriers, quels qu'eussent été leurs emplois et qu'ils eussent traité le sulfate de quinine ou de cinchonine, elle est apparue chaque fois identique. Il s'agissait toujours d'un eczéma plus ou moins intense. Mais les éruptions dont le développement a succédé à l'administration interne du sulfate de quinine paraissent plutôt avoir affecté la forme érythémateuse.

Nous arrivons donc à cette conclusion que l'affection cutanée produite par les préparations de quinquina est une éruption polymorphe, tour à tour eczémateuse chez les ouvriers qui ont subi l'influence des émanations quiniques, érythémateuse chez les malades auxquels on a administré des préparations de quinquina. Dans un fait observé par Potain, l'éruption couvrait le visage, s'arrêtant sur le front, à une ligne déterminée, correspondant exactement au point où posait la casquette qui paraissait avoir agi comme moyen de protection. Il n'est donc pas non plus impossible que les ouvriers subissent l'influence irritante du miheu; et tandis que les malades traités par le sulfate de quinine éprouveraient seulement les effets de l'absorption, chez les ouvriers il faudrait y joindre une cause externe d'irritation. La même cause, agissant dans l'un et l'autre cas, acquerrait ainsi une plus grande puissance dans la fabrication.

La facilité de la récidive est un des caractères frappants de l'affection cutanée quinique. Le fait de l'immunité qui serait acquise par une première atteinte est extrêmement rare. Un tel résultat parait être une exception. L'on s'expose ordinairement à des accidents plus graves en persévérant malgré le mal.

On a prétendu que chez la plupart des malades il se produisait ordinairement une fièvre plus ou moins intense dont la durée, d'après Hirt, est de douze ou quatorze jours. Nos observations sont contre l'existence de la fièvre. Les femmes qui travail-

lent au sulfate de quinine ont quelquefois des métrorrhagies. Le fait nous a été affirmé dans les fabriques de Nogent et de Grenelle. Toutefois nous avons vu, malgré la récidive d'une éruption très intense, une grossesse se terminer heureusement. Delthil, médecin à Nogent, a observé dans plusieurs cas de l'albuminurie : cela n'a rien de surprenant, l'élimination se faisant alors par les reins comme par la peau et les membranes muqueuses.

Les accidents cutanés apparaissent le plus ordinairement après un mois de travail, se montrant surtout fréquents dans le travail des cuves. Hirt admet que parmi soixante ouvriers employés dans une de ces fabriques, huit ou dix individus ont été atteints chaque année; mais les éléments de sa statistique sont discutables. La statistique est d'ailleurs, en général, fort incertaine sur ce point; à la fabrique de Nogent, il n'a jamais été tenu compte des malades sur les registres. On a remarqué que les éruptions quiniques, très rares chez les ouvriers secs, nerveux, frappaient de préférence les individus lymphatiques, et on a voulu ériger cette observation en loi, en en déduisant (Hirt) que les ouvriers bruns sont à l'abri de l'éruption qui n'atteint que les individus blonds. Nous n'avons pas besoin de faire remarquer Texagération de cette proposition.

On pourrait attribuer l'éruption qui succède à l'administration interne, à l'élimination par la peau du médicament sous forme de sulfate de quinine ou de sulfate de quinidine; cette hypothèse peut être discutable; néanmoins. Briquet n'a jamais pu trouver dans la sueur du sulfate de quinine, que d'autres auteurs disent y avoir rencontré. Quoi qu'il en soit, en admettant même le fait de l'élimination sous une forme quelconque, il resterait à établir pourquoi, inoffensive chez la plupart des individus, elle provoque chez quelques autres un érythème ou un eczéma. Sans pénétrer plus profondément dans cette discussion physiologique, nous nous bornons à cette conclusion que l'éruption quinique est le résultat d'une idiosyncrasie et d'une susceptibihté particulière et tout individuelle; elle ne constitue pas, par conséquent, une éruption professionnelle. Les faits que nous allons citer viendront à l'appui de notre appréciation.

Trois frères, d'origine savoisienne, entrent à la fabrique de Nogent; le plus jeune y travaille depuis deux ans. Le second y avait séjourné quinze ans, sans que jamais ils eussent ni l'un ni l'autre ressenti le plus léger inconvénient de leur travail. Seul, le troisième a dû quitter la fabrique après quelques semaines; et depuis, le hasard l'ayant amené chez un revendeur qui avait acheté des loques provenant de la fabrique, il a été immédiatement repris d'éruption au visage.

Un autre ouvrier présenta un exemple de susceptibilité bien curieux ; il avait été obUgé de renoncer à la fabrication et s'était fait terrassier. Or, pour se rendre au champ où il travaillait, il ne pouvait passer sur la voie qui borde la Marne, près de la fabrique, sans s'exposer de nouveau avoir reparaître l'eczéma.

Un ouvrier que les accidents de la fabrique de quinine avaient amené à la fabrique de bleu, qui, à Nogent, est à côté de la fabrique de quinine, y fut parfaitement bien portant; l'éruption reparut après qu'il eut été chargé de briser un tonneau qui avait contenu des résidus de quinquina. Chez un autre individu passé dans les mêmes conditions à la fabrique de bleu, la récidive fut provoquée par la plaisanterie d'un camarade qui avait substitué à ses chaussures celles d'un ouvrier travaillant au sulfate de quinine.

Nous n'avons jamais vu qu'un ouvrier venu directement à la fabrique de bleu, sans avoir préalablement séjourné à celle de quinine, fût exposé aux accidents éruptifs pour avoir manié des outils ou instruments quelconques ayant été en contact avec le sulfate de quinine; il faut que l'ouvrier ait été pendant un temps quelconque soumis à Tinfluence du sulfate de quinine, pour être doué d'une pareille susceptibilité; chez quelques-uns de ceux-ci elle est développée au point qu'il faut parfois leur interdire le séjour de la fabrique de bleu.

Lequesne a cité le fait, observé par lui à Nogent, d'enfants nouveau-nés qui avaient été atteints de l'éruption caractéristique sous l'influence des émanations que rapportaient au domicile de leurs nourrices les maris de celles-ci, employés à la fabrique de quinine. Dans ces cas, d'ailleurs très rares, Lequesne a dû conseiller aux parents de reprendre leurs enfants. D'après le même auteur, l'éruption a pu, il y a quelques années, reparaître chez des individus anciennement éprouvés durant la fabrication quinique et passés à la fabrique de bleu, parce que, dans la cour de ce dernier établissement, ils se sont trouvés exposés à la fumée de chiffons ayant servi à la fabrication du sulfate de quinine et qu'on brûlait avec d'autres.

En citant ces faits, qui prouvent à quel degré la susceptibiHté individuelle se trouve accrue et développée par un séjour, même temporaire, dans la fabrique de sulfate de quinine, nous avons observé néanmoins quelques exemples d'acclimatement. Mais de tels faits ne sont que des phénomènes isolés, et ne peuvent infirmer ce principe que la susceptibilité qui prédispose certains sujets à l'éruption est devenue plus intense encore lorsque l'individu a subi une première atteinte de cette affection.

En résumé, on observe chez les ouvriers employés à la fabrication du sulfate de quinine et du sulfate de cinchonine une éruption qui présente les caractères de l'eczéma. Les mêmes accidents peuvent succéder à l'administration interne du médicament, mais ils paraissent plutôt affecter la forme érythémateuse.

DÉFORMATIONS ET ATTITUDES VICIEUSES PROFESSIONNELLES. PROFESSIONS QUI LES PROVOQUENT

Tardieu ^ a considéré divers signes professionnels comme des. caractères importants d'identité et les a classés en trois catégories.

Dans la première il range tous les signes qu'il appelle incertains et qui consistent dans une simple modification de la sécrétion épidermique ou de la coloration et disparaissent plus ou moins rapidement sous l'influence de la cessation momentanée ou définitive du travail.

La seconde catégorie comprend des signes durables, mais qui n'offrent point un caractère suffisant de spécialité professionnelle ; ce sont des signes certains, mais inconstants (callosités, altérations de la paume de la main).

Daas la troisième enfin sa trouvent toutes les altérations qui sont permanentes et restent comme un stigmate de la profession dont elles sont la conséquence : telles

2. Mémoire sur les modifications physiques et chimiques que détermine Vexercice des diverses professions, pour servir à la recherche médico-légale de l'identité, in Ann. dliyg., t. XLIL

sont les déformations des doigts par rétraction musculaire ou aponévrotique, les bourses séreuses accidentelles, les hypertrophies musculaires locales, les déviations du tronc ou des membres, etc., tous signes qui sont assez constants pour faire connaître à la fois la cause qui a produit Taltération, le travail dont elle est la conséquence, l'outil que manie l'artisan et l'attitude qui lui est propre.

Tardieu a décrit avec une grande précision la forme que présentent les doigts et les membres inférieurs chez les touimeurs.

On observe chez eux un durillon sur le bord cubital de l'index; un calus très gros, dur et saillant sur le pouce, au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne ; un autre calus sur le bord cubital de la main et enfin un sur le petit doigt de la main gauche; tous les doigts de cette main sont fortement serrés. Le côté droit du thorax est porté en avant par le rétrécissement des côtes qui proéminent fortement et sont comme renversées en avant, de même que tout ce côté du squelette. Les pieds sont tous deux très larges à leur extrémité phalangienne, le gauche plus que le droit.

Tardieu a également étudié les déformations qui se montrent aux deux mains du cordonnier.

Du matin au soir, le corps courbé en deux, il pratique dans le cuir, et avec effort, des coutures forcées; aussi, à la main droite, le pouce et l'index qui tirent le fil pour l'enduire de poix ont la pulpe aplatie ; celle du pouce est un peu déjetée vers l'index ; le pli qui sépare la deuxième de la troisième phalange de l'index est coupé par le fil et présente une crevasse profonde à bords durs et calleux. A la main gauche, la pulpe du pouce déjetée, comme à droite, vers l'index, a la forme d'une spatule très allongée et l'ongle du même doigt est considérablement épaissi, dur; son bord Ubre est dentelé, éraillé, rayé et parfois profondément sillonné par les coups d'échappement de l'alêne. L'une des cuisses présente un aplatissement de la peau et notamment des follicules pileux qui sont oblitérés, de manière que cette place est souvent tout à fait glabre.

Chez les cordonniers, la pression de la forme sur la poitrine détermine un enfoncement du thorax immédiatement au-dessus de l'appendice xyphoïde ; le sternum offre dans ce point un creux profond, réguher, circulaire, très nettement circonscrit et sans déformation générale du thorax.

On constate chez les tailleurs, assis les jambes croisées et le corps constamment penché en avant, plusieurs bourses séreuses enflammées : une sur les malléoles externes, une autre moins grosse sur le bord externe du pied, au niveau de l'extrémité tarsienne du cinquième métatarsien, une dernière sous forme de callosité rougeâtresur le cinquième orteil. Les tailleurs présentent également à la partie inférieure du thorax une dépression considérable causée par la voussure de la poitrine. L'altitude que prennent les tailleurs pendant leur travail produit au niveau des saillies osseuses sur lesquelles porte surtout le poids du corps, des altérations remarquables du tissu de la peau. Dans les premiers temps, cette membrane rougit et devient douloureuse; puis, à peu à peu, elle paraît s'habituer à l'irritation lente qui agit sur elle; mais on trouve alors qu'elle a modifié et augmenté, pour mieux résister, son moyen naturel de défense, la lame épidermique; des callosités se sont formées sur les malléoles externes, au niveau de l'extrémité tarsienne du cinquième métatarsien et sur le cinquième orteil.

La position du corps chez les aiguiseurs produit des ulcères aux jambes et une déformation du corps (Chevallier).

La mauvaise position que prennent les jeunes sujets dans les opérations du dévidage et du bobinage détermine à la longue la déviation des membres inférieurs.

Masson a fait une étude intéressante sur les conditions hygiéniques des ouvriers cloutier s et ferronniers dans VArdenne française. Il a constaté que la jambe gauche est plus élevée que la droite. Le tronc est penché de ce côté et le poids du corps s'inclinant dans ce sens courbe la jambe correspondante. Ces ouvriers boitent donc presque toujours. Les mains sont déformées, la droite surtout est disposée de telle manière que les doigts sont déviés en dedans, de façon à former un angle avec le métacarpe et à ne pas permettre d'opposer l'un à l'autre l'indicateur et le pouce; on observe aussi habituellement une contraction des doigts et même de la main qui ne permet ni de les étendre ni de les ouvrir.

Chez les tournemes qui font marcher à bras les dévidoirs de cocons, on a noté des incurvations plus ou moins prononcées de la colonne vertébrale; les bras sont excessivement développés, tandis que les jambes sont atrophiées et comme cagneuses.

Chez les cantonniers, les tailleurs de pierre les attitudes vicieuses entraînent à la longue des courbures et des déviations du tronc, et occasionnent souvent des douleurs dans les articulations de l'épaule et du poignet. Par la pression des genoux contre les pierres, il se forme des callosités et une inflammation souvent assez vive au-dessous de la peau de la région prérotulienne.

Les genoux des tonneliers, par le frottement des barils, deviennent le siège d'un hygroma. En outre, ces ouvriers ont fréquemment des panaris, des plaies aux doigts et à la main.

L'hygroma du genou s'observe également chez les matelassiers, provoqué par le frottement constant du genou sur le sol.

Dans les atehers de poulierie, de charronnage , ébénisterie , le travail des tours donne heu à des déformations nombreuses et persistantes. L'habitude de faire aller la meule avec le pied droit amène la sailUe de la hanche gauche, sur laquelle appuie le poids du corps, et un abaissement de l'épaule du même côté. Chez tous ces ouvriers tourneurs en bois, la main gauche présente des callosités et des durillons au niveau des phs de flexion métacarpo-phalangiens. Quelquefois il y a de la contracture plus ou moins prononcée des doigts. L'attitude courbée qu'exige l'emploi de Vherminette, de même que la manœuvre de la scie verticale, entrament à la longue une voussure prononcée de la colonne vertébrale. Enfin, l'attitude professionnelle exerce sur les ouvriers houilleurs les conséquences les plus déplorables. Ceux qui tirent le charbon de terre de la mine deviennent tout contrefaits à cause de la position qu'ils sont obligés de prendre dans leur travail (Nicolas Skragge, 1777). Boens-Boisseau signale chez les houilleurs de la Belgique la cambrure des jambes, la pointe des pieds en dedans et les mollets en dehors; la déformation du bassin avec courbure exagérée des vertèbres lombaires et projection de l'angle sacro-vertébral vers le pubis. Un grand nombre d'ouvriers houilleurs sont boiteux.

TROUBLES PROFESSIONNELS DU COTÉ DES MUSCLES, DES APONÉVROSES DES GAINES TENDINEUSES, DES ARTICULA- TIONS, DES OS. - PROFESSIONS Q U I P RO V OQU E N T CE S T R O U BLE S

Le mouvement professionnel peut, dans certains cas, devenir une cause d'inflammation des gaines synoviales tendineuses. C'est généralement aux tendons des muscles extenseurs que cette affection se montre, provoquée par la répétition bien plus que par la violence de leurs mouvements. La plupart des professions, d'ûesmanouvrières, déterminent au poignet l'affection qui porte le nom d'cty; plus rarement, comme chez les facteurs ruraux et les briqueiiers qui mâchent la pâie^ on rencontre une inflammation des gaines tendineuses et des muscles du pied. Gayet, de Lyon, a observé chez les teinturiers chargés du tordage des soies des accidents inflammatoires aux articulations radio-carpienne et huméro-cubitale du membre supérieur droit, avec une douleur souvent assez vive pour obliger l'ouvrier à suspendre momentanément ses occupations.

Les D''^ Dawosky et Weisbach décrivent une seule et même affection, observé par l'un, chez des ouvriers de chemin de fer, par l'autre chez les fantassins.

Cette affection, caractérisée par un gonflement du dos du pied, avec rougeur et chaleur, est accompagnée d'une douleur excessivement vive, lancinante et brûlante. Cette douleur constitue le symptôme initial et commence par la plante du pied d'où elle se propage vers le milieu du dos du pied et même jusqu'au genou et à la cuisse Chez les terrassiers cette affection s'est présentée plus particulièrement au pie droit; dans quelques cas, cependant, les deux pieds ont été pris. Chez les miUtaires Weisbach l'a constatée indifféremment aux deux pieds, et plus spécialement prononcée et douloureuse le long des tendons extenseurs des deuxième, troisième et quatrième orteils, ainsi que dans le voisinage des articulations métatarso-phalangiennes des mêmes orteils. L'un et l'autre attribuent cette affection à un changement dans la position du pied, amené chez les terrassiers par la nécessité de charrier les terres sur des planches étroites où le pied ne peut plus s'étaler complètement comme dans la marche ordinaire; chez les militaires par la fatigue et le relâchement musculaire. Ce changement a pour effet de faire pencher le pied plus en dedans et de faire peser le poids du corps plus en dehors, occasionnant ainsi la contusion des têtes des métatarsiens et le tiraillement des ligaments transverses qui les rehent entre eux. Cette action morbide se continuant et devenant permanente produit l'inflammation de ces ligaments et des gaines tendineuses voisines ; l'affection gagnant de proche en proche se montre bientôt sur le dos du pied^

Chez les hriquetiers employés au moulage, travail qui consiste à pétrir l'argile et à la fouler dans les moules avec les mains, on observe une crépitation des gaines tendineuses des extenseurs et des fléchisseurs au niveau du carpe. Cette crépitation, accompagnée souvent d'une légère douleur, se montre quand, après le chômage d'hiver, les ouvriers reprennent leur travail. Au bout de quelques heures cette synovite disparaît. La rétraction de Vaponévrose palmaire s'observe chez les manou-

1. Deutsche milituràrztliche Zeitschrifl el Archives médicales belges, avril 1879.

vriers qui sont exposés à des pressions fréquentes, à des chocs brusques des mains ; chez les cochers, qui tiennent constamment leur fouet serré ; chez les maîtres f/'armes, par le maniement régulier du fleuret; chez les ouvriers tenant le brunissoir, etc. Le massage, la gymnastique des doigts sont utiles pour combattre préventivement la rétraction.

La contraction exagérée du muscle peut provoquer des accidents, des ruptures de tendons ou de fibres musculaires. Pâtissier cite l'exemple de rupture de fibres des muscles du mollet chez les danseurs de corde. Wildbore et Willard Parke ont tous deux vu la fracture de la clavicule se produire chez des cochers, au moment où ils donnaient un coup de fouet.

Il faut encore signaler cet accident particulier qui consiste dans une espèce de tremblement convulsif, qui, chez les écrivains, atteint le pouce seul ou les trois premiers doigts de la main droite, les empêchant de tenir la plume. Nommée crampe des écrivains, parce que c'est chez eux qu'elle a d'abord été observée, cette affection peut être la conséquence de la continuité d'une foule de mouvements professionnels analogues ^

C'est ainsi que l'on peut la rencontrer chez les menuisiers, par l'usage du tampon (vernissage); ces ouvriers sont en outre exposés à la rétraction des doigts; on la voit également chez les graveurs, les pianistes, les compositeurs d'imprimerie. Chez les rouleuses de cigares, la crampe atteint la main et l'avant-bras droit. La peau des doigts est insensible et l'affection se termine, après une série de récidives, par de la raideur et de la déformation. Onimus a appelé l'attention sur une forme de crampe particulière aux employés du télégraphe, qne ceux-ci mêmes désignent sous le nom de mal télégraphique, et Napias nous a fait connaître un nouveau spasme musculaire chez les émailleurs de photographie ^ Cette affection, nommée spasme fonctionnel par Duchenne, de Boulogne, a été décrite par Benedict sous le nom de névrose coordinatrice des professions.

ACCIDENTS PROFESSIONNELS DU COTÉ DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE ET PROFESSIONS QUI LES PROVOQUENT

L'auteur du premier traité dogmatique sur les maladies des artisans, Ramazzini^, émit l'idée que certaines maladies du poumon pouvaient être déterminées, dans l'exercice de quelques professions, par l'introduction de poussière dans la profon-

1. Voir aussi : G. Vivian Poore, Analyse de soixante-quinze cas de crampe des e'crivains, Londres, 1878.

2. Pour donner aux photograptiies le brillant improprement appelé émaillage, on trempe l'épreuve, tirée sur papier, préalablement fixée et séchée, dans un bain tiède de gélatine; puis on l'applique sur une plaque de verre collodionnée en lissant l'épreuve avec l'index de la main droite pour qu'elle adhère uniformément au coUodion et qu'il ne reste pas de bulles d'air interposées. Il ne reste plus qu'à laisser sécher quelques heures, puis à détacher l'épreuve de la plaque. Le mouvement du doigt est très rapide et très fréquemment répété; delà une crampe professionnelle, un spasme musculaire fonctionnel parfaitement limité à l'index de la main droite. (Voir Revue d'hygiène, n" 11, novembre 1879, et Bulletins de la Société de médecine publique, t. II, 1879.)

3. Ramazzini, trad. de Fourcroy, Paris, 1777, p. 325. Dans le chapitre consacré aux tailleurs de pierre, statuaires, etc., il dit que ces ouvriers sont alïectés de maladies parti-

deiir de cet organe. Pâtissier^ admit toute une grande classe de maladies causées par Finspiration de corpuscules qui, se mêlant à l'atmosphère sous forme de vapeurs ou de poussière, pénètrent dans les organes pulmonaires et en troublent les fonctions. Nous étudierons dans deux chapitres distincts l'action des poussières et celle des gaz et vapeurs; nous nous occuperons d'abord de l'inhalation des poussières.

A. — Accidents pulmonaires succédant à l'inhalation des poussières.

Vernois a donné des différentes professions, suivant les poussières auxquelles elles exposent, la classification suivante :

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