‹ Traité d'hygiène [electronic resource]Chapitre 297 sur 326 · INHALATION DE POUSSIERES ANIMALES · texte numérisé non relu

INHALATION DE POUSSIERES ANIMALES

tiniiel des extrémités supérieures, obligation d'élever les mains à la hauteur de la tête, respiration continuelle de vapeurs ou molécules animales ^ » Ce médecin a reconnu que les cardeurs ont fourni plus d'entrées à l'infirmerie que toutes les professions réunies et que, si Ton y compte moins de morts, c'est qu'avant de mourir le cardeur a changé de profession. Les auteurs de la Topographie de Nimes ^ font observer que les cardeurs de fdoselle sont exposés à l'affaibUssement et à l'œdème des membres inférieurs. Le plus grand nombre est menacé de toux longues et fatigantes, d'asthme, de crachements de sang et de phtisie.

Tardieu, tout en admettant les influences pathogéniques fâcheuses sous lesquelles vivent en général les ouvriers en soie, qui se trouvent ainsi plus exposés à la phtisie, croit cependant que les conséquences spéciales de la poussière que soulève le battage de la bourre et l'action des baguettes sur la claie ont été très exagérées. Hirt va même jusqu'à dire que l'influence de cette poussière se fait peu sentir et que les maladies des organes respiratoires ne sont pas plus fréquentes chez les ouvriers en soieries que chez ceux non soumis à l'inhalation des poussières.

3° A ffections pulmonaires succédant à Vinhalaiion des poussières de cheveux^

poils^ plumes^ 05, nacre.

La poussière des cheveux et des poils exerce sur l'économie une double action, provoquée par les fragments de poils et de cheveux qu'elle introduit dans l'organisme d'une part, et de l'autre, par la plus grande proportion de matières étrangères qui se trouvent mêlées à cette poussière. Elle développe cette forme particulière de pneumoconiose que nous étudierons bientôt sous le nom de chalicosis. Les autopsies faites en pareil cas n'ont pas permis de constater la présence de fragments de poils ou de cheveux. On a observé des ulcérations des bronches. Les brossiers^ coiffeurs, selliers, tapissiers, pelletiers, chapeliers sont surtout soumis à ces inhalations; ces derniers sont en outre exposés à l'absorption de molécules mercurielles. Le tableau suivant, emprunté à Hirt, permet de comparer la fréquence relative des affections de poitrine dans ces diverses professions.

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