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TÉTANOS

Le tétanos est une maladie infectieuse, d'origine microbienne, qui frappe également l'homme et un certain nombre d'animaux. On sait combien cette affection est fréquente chez les chevaux qui viennent de subir une opération chirurgicale, notamj ment la castration.

I. Le gouvernement, allemand a décidé en 1899 que les crins subiraient la désinfection ! par la vapeur à 105" pendant une demi-heure. Cette mesure entièrement efficace n'altère î en rien les qualités des crins.

Depuis la plus haute antiquité les médecins connaissent bien cette maladie, qu'Hippocrate a très complètement décrite. C'est Nicoiaïer, en 1884, qui découvrit l'agent pathogène du tétanos (voir p. 114 et 415): peu de temps après Kitasalo poursuivait l'étude de ce bacille et en démontrait la spécificité. La toxine a été isolée par Vaillard et Vincent. Enfin, en 1890, Behring et Kitasato ont démontré que le sérum des animaux expérimentalement immunisés contre le tétanos possède des propriétés préventives et caratives contre la maladie.

Le bacille du tétanos est très abondant dans le sol, son habitation ordinaire. On le retrouve fréquemment aussi dans le' fumier des herbivores et à la surface des végétaux.

On peut dire que dans l'immense majorité des cas le tétanos se transmet par inoculation^ que celle-ci succède à un traumatisme accidentel ou à une intervention soit chirurgicale, soit obstétricale. On a même voulu nier l'existence du tétanos spontané ou médical, se développant en dehors de toute effraction du tégument externe. Cependant un petit nombre d'observations incontestables en établissent Fauthenticité.

Le tétanos s'observe dans tous les pays et sur tous les continents; mais il est particulièrement fréquent dans les zones tropicales et cause des ravages sérieux chez les blessés pendant les expéditions coloniales. Mais si les températures chaudes et humides paraissent spécialement favorables au développement du bacille de Nicoiaïer, celui-ci ne semble pas être éprouvé par les chmats froids, car la maladie est encore très fréquente dans les régions septentrionales, particulièrement en Islande. Il semble bien que ce soit dans les zones tempérées que le tétanos se montre le moins souvent.

La race noire parait spécialement prédisposée aux atteintes de la maladie.

Celle-ci peut se montrer à tous les âges. Cependant à Fépoque où l'asepsie était inconnue et où les pansements ombiUcaux après la naissance étaient tout à fait insuffisants, le tétanos était très fréquent chez les nouveau-nés et se montrait parfois sous la forme de véritables petites épidémies. Cette allure épidémique de l'affection se retrouvait encore pendant les guerres dans les salles d'ambulance, alors que l'antisepsie ne plaçait pas encore les blessés à l'abri de la contagion. On l'observait même dans les services d'accouchement. Aujourd'hui on peut dire que le tétanos des nouveau-nés, que le tétanos chirurgical et puerpéral ne constituent plus guère que des cas d'exception.

Parmi les causes qui prédisposent tout spécialement à l'infection par le bacille tétanique, il faut mentionner la nature de la plaie et son siège. Les piqûres, les plaies anfractueuses et profondes, particulièrement celles qui intéressent un filet nerveux, sont les plus dangereuses ; ce sont les seules d'ailleurs qui réalisent les conditions favorables à la végétation et au développement d'un bacille qui est strictement anaérobie. D'autre part, on a remarqué que les traumatismes les plus fréquemment suivis de tétanos étaient ceux qui siégeaient aux extrémités, aux mains ou aux pieds. Il n'y a là rien que de très rationnel étant donné que le bacille de Nicoiaïer vit et se conserve dans le sol et que les extrémités sont les parties du corps les plus exposées au contact répété avec la terre.

Les influences morales, si souvent invoquées jadis pour expliquer l'apparition du tétanos chez les blessés, ne semblent pas avoir une grande influence. Il n'en est peut-être pas de même de l'action du refroidissement brusque de l'atmosphère.

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