‹ Traité d'hygiène industrielle à l'usage des médecins et des membres des conseils d'hygièneChapitre 19 sur 101 · INDUSTRIE DE LA GUTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

INDUSTRIE DE LA GUTTA-PERCHA

Industriellement, il y a lieu de rapprocher l'industrie de la gutta-percha de celle du caoutchouc. Entre ces deux matières il y a analogie de nature, de provenance, de mode d’extraction, de manuel opératoire et d’application.

La gutta est fournie par le suc laiteux de Y isonandra percha qui croit dans plusieurs îles de l’Océanie, notamment k Bornéo. Pour l’extraire on abat l’arbre et on reçoit le suc dans des vases, où il se prend en une niasse d’un gris brun, mêlé dejterre et de débris ligneux. En Europe on commence par épurer la gutta brute en la divisant à plusieurs reprises et la faisant tomber dans l’eau. Elle surnage pendant que les impuretés gagnent le fond. On la chauffe ensuite dans un bain d’eau à 80°. On la broie avec un cylindre armé de lames et on la passe soit au laminoir, soit à la filière, suivant qu’on veut obtenir des feuilles ou des fils. On vulcanise enfin avec du soufre ou de l’hyposulfite de zinc. Pour la confection, il faut souvent recourir à des dissolvants, tantôt à de l’essence de térébenthine, tantôt h un carbure d’hydrogène très volatil qu’on prépare sur place

en distillant de l’huile légère. Cette dernière manipulation dégage une odeur fétide et aggrave les dangers d’incendie. 11 importe dans ce cas d’éloigner l’usine des habitations.

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