‹ Traité d'hygiène industrielle à l'usage des médecins et des membres des conseils d'hygièneChapitre 46 sur 101 · FABRIQUES D’ALBUMEN · texte numérisé non relu

FABRIQUES D’ALBUMEN

Sommaire technique. — L’albumine solide du commerce est extraite du sang. La première opération, qui

s’effectue clans l’abattoir lui-même, consiste dans la coagulation et 1 '('gouttage. Le sang est versé dans des tonneaux; la coagulation spontanée sépare le sérum. Le caillot retiré du tonneau abandonne par égouttage celui qu'il a d’abord retenu dans scs mailles. Tout le sérum ainsi recueilli est envoyé à la fabrique proprement dite. Laon procède à la dessiccation, qu’on obtient en étendant le sérum en couches minces sur des plateaux qu’on place dans une étuve à 45°. Par le fait de l’évaporation de l’eau, il reste une lame d’albumine solide, qui est beaucoup moins putrescible que le sérum lui-même et qu’on peut redissoudre dans de l’eau au moment de l’emploi, soit pour la clarification des vins, des liqueurs et des sirops, soit pour l’apprêt et l’impression des étoffes, soit pour fixer certaines couleurs, soit pour la confection de préparations alimentaires.

Hygiénologie. — Le danger capital étant ici la putréfaction, il importe de la prévenir, non seulement par une aération froide, par une excessive propreté, par l’enlèvement immédiat des déchets, mais encore rendre la dessiccation aussi rapide que possible et l’assainir en mélangeant le sérum avec du noir animal bien sec.

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