‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 104 sur 172 · TEEN CELA LAINE) CS · texte numérisé non relu

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Fig. 141. — Appareil pour le raffinage de l’acide arsénieux.

a est une chaudière en fonte placée sur un fourneau ordinaire et surmontée de trois courts cylindres en fonte bbb servant de condenseurs; au-dessus est un chapiteau €, avec un tube de dégagement d, aboutissant à la caisse de condensation e,

Dans les fabriques de transformation, non seulement les opérations à chaud doivent s'effectuer dans des hottes vitrées, mais la manipulation des poudres elles-mêmes doit se faire dans des cages vitrées. |

Enfin, il faut rendre obligatoires les précautions habituelles, telles que lotions et bains fréquents; vêtements de travail; défense de prendre aucun aliment dans l’usine ;

emploi de masques sur le visage, de poudre de tale sur les mains, de sabots ou de chaussures fortes, affichage d’instructions capables de mettre en garde les ouvriers.

Mais il est une mesure, d’un ordre plus élevé, à la réalisation de laquelle il importe de travailler, parce qu’elle diminuerait à la fois le danger public et celui des ouvriers en restreignant les applications de l’arsenic et, par conséquent, les besoins de production. C’est dans la fabrication des couleurs que l’arsenic trouve sa voie d'écoulement la plus considérable. Il suffit done de substituer aux couleurs d’origine arsenicale, des couleurs de toute autre nature. C’est aux chimistes à résoudre le côté technique de la queston, aux conseils d'hygiène et à l'administration à vulgariser d'abord, et à imposer ensuite l’emploi de couleurs moins dangereuses. On a déjà cherché à remplacer le vert | de Scheele, le vert de Schweinfurt, les cendres vertes, le vert de Vienne, le vert minéral, le vert métis par des verts non arsenicaux, tels que le vert milory, le vert de Prusse, le vert de chrome, l’outremer vert. Malheureusement si les consommateurs et les ouvriers des arts d'application y gagnent, les ouvriers de la production se trouvent courir d’autres dangers, vu qu'ils sont soumis à l’action soit de l'acide sulfhydrique, soit de l'acide cyanhydrique, soit de l'acide chromique. Les couleurs d’aniline si en vogue aujourd'hui rendent peut-être le danger moins considérable, mais elles n’en changent pas la nature et ne l’amoindrissent pas suffisamment. Aussi est-ce exclusivement du côté des couleurs d’origine végétale que se trouve la véritable vole hygiénique. On possède déjà le vert d'herbe obtenu avec la chlorophylle combinée à de la chaux, le vert de vessie qu'on retire du suc de nerprun, divers verts qu'on obtient en traitant l’indigo par de l’acide picrique. Enfin, MM. Collineau et Savigny ont extrait de plusieurs espèces de Malvacées et de Crucifères une substance qu'ils ont appelée cauline, avec laquelle on peut réaliser les couleurs les plus variées, les bleus, les gris, les jaunes et les verts, ayant toutes les qualités des verts arsenicaux. Quant aux

couleurs à base d’éosine réalisées par M. Turpin, elles ne sont peut-être pas tout à fait sans inconvénients (1).

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