‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 13 sur 172 · LL LL LIT AT TT TITI, AT LE · texte numérisé non relu

LL LL LIT AT TT TITI, AT LE

Fig. 22. — Coupe horizontale du même four.

le pignon D commandé par une petite machine à vapeur. L'ouverture E sert à l’enfournement et au défournement. Le lavage mécanique peut être obtenu avec des appareils variés. La figure 23 représente un des types souvent adoptés,

Poincaré. — Hyg. industr. . 4

C'est un tambour cylindrique en bois, mùû sur son axe par une poulie à courroies. Il est divisé en quatre compartiments par des cloisons percées de trous. Un tuyau & qui communique avec un réservoir supérieur amène l'eau successivement dans les divers compartiments en raison de la rotation, par les ouvertures 00 pratiquées dans le moyeu

de la roue. L'eau ressort par les ouvertures antérieures. Les fenêtres ff servent à introduire les matières à laver.

Trempage où immersion dans un bain industriel. — 1] arrive souvent que les matières en fabrication ont besoin d’être trempées dans une dissolution, ou un liquide quelconque, dont il est nécessaire qu'elles soient largement imprégnées dans toute leur épaisseur. La fatigue qui en résulte pour l’ouvrier chargé de cette opération est, jusqu’à un certain point, négligeable. Mais il n'en est plus de mème de l’action chimique du bain, vu que, malgré toutes les précautions, il trempe toujours ses mains en même temps que la pièce et qu’il en macule ses vêtements. Si le bain est acide ou caustique, ses mains s’excorient, se crevassent, s’enflamment, se macèrent, s’engourdissent et perdent leur sensibilité, et d’autre part il détériore ses

GÉNÉRALITÉS SUR L'HYGIÈNE: INDUSTRIELLE. 5i

vêtements. Si le bain a des propriétés toxiques, il donne prise à l'absorption, et, par ses vêtements, il peut même exposer sa famille. Si le bain dégage des vapeurs nuisibles l'immersion manuelle force l’ouvrier à rester la tête penchée dans la portion la plus dense du courant. Enfin il règne toujours dans les ateliers de trempage une hunudité assez fâcheuse pour qu’on cherche à y rendre moins nécessaire le séjour de l’homme. Pour toutes ces raisons il y à un véritable intérêt hygiénique à obtenir un trempage mécanique, surtout si on a à sa disposition un moteur.

Si la matière à tremper est par sa nature disposée en

RSS DUJDJD]>D,vJDÙDdDTSS SS SE

SRE ISERE ERRES ÉÉRRRRRSE KKIKIKIKIKIKIKIKIIIKIKIKIKKKKK

Fig. 24. — Cuves à immersion.

nappe enroulable et déroulable, on peut obtenir un résultat des plus satisfaisants par un procédé très simple. La pièce est enroulée sur un cylindre qui est chargé, par une rotation calculée, de la livrer peu à peu au bain et qu'on appelle cylindre dérouleur ou fournisseur. En se réfléchissant sur une série de rouleaux fixés dans le bain, la pièce y prolonge son séjour en décrivant plusieurs zigzags. Elle sort à l’autre extrémité de la cuve, entraînée par un cylindre enrouleur. On peut mème la faire passer ensuite entre deux autres cylindres compresseurs qui en expriment l'excès de Hquide imprégnant.

S'il s’agit de pièces rigides et fractionnées, on peut les faire circuler sur une AL sans fin évoluant au sein du bain.

Enfin, quand le moteur fait défaut, il convient de faire adopter l'immersion à l’aide d’un panier qu'on plonge et

l'ig, 25. — Panier à immersion.

qu'on retire au moyen d’une chaine sur poulie ou d'unlevier, ou mieux à l’aide d’un châssis qu'on peut élever ou descendre dans le bain au moyen d'une crémaillère à manivelle.

Le badigeonnage ou foncage, qui consiste à étendre Boileau debois garn de UN enduit ou une couche de

couleur sur une des faces d'un produit industriel en nappe etenroulable, à l'aide | de brosses, expose aux

Fig 20, LUAVpardil de fonques, Urmièmes#mConvéntents et

donne lieu en outre à des éclaboussures atnees On obtient des résultats plus réguliers et plus rapides, tout en améliorant les conditions

=, Pouleau de réception

Bassine

hygiéniques, si on substitue à la main-d'œuvre un mécanisme facile à saisir. Dans une bassine contenant l’enduit se meut un rouleau en bois garni d'une feuille de caoutchouc, Ce rouleau dit fournisseur dans sa révolution charge successivement, et d’une manière continue, tous ses points de l’enduit qu'il cède par contact à un cylindre dit de réception sur lequel s’enroule la matière à enduire. Dans son excursion celle-ci vient frotter contre une ou plusieurs barres armées de brosses qui répartissent d'une manière régulière l'enduit r'eCU.

Impression. — Plusieurs des produits soumis à l’une ou à l’autre des opérations précédentes doivent être ensuite ornementés par des dessins surajoutés au fond ou enduit général.

Ceux-c1 s'obtiennent par l’application de moules ou planches fouillées de facon à réaliser les dessins voulus et trempées dans la teinte qu'ils doivent présenter. De là.

pour l'ouvrier, une certaine dépense musculaire et un contact inévitable avec la substance d'application.

Mais, dans la plupart des circonstances, il est possible de remplacer les planches à mains par des cylindres à reliefs Freprésentant le dessin et empruntant le liquide à un rouleau fournisseur A. Il faut toutefois que le cylindre graveur recçoive la pression d’un cylindre compresseur G pour assurer limpression.

Humectation. — Certains produits industriels ont besoin, à certaines phases de leur fabricatioti, d'être huméctés par aspersion. Comme cela est surtout nécessaire pour des tissus, c’est-à-dire pour des produits roulables et déroulables, il estavantageux de recourir à la machine à humecter tracée par le schéma. |

Dans une auge se meut une brosse rotative au-dessous d’un tuyau percé de trous et déversant des filets d’eau. La brosse pulvérise cette eau en la lançant à travers une paroi-

Fig. 27. — Cylindres à impression.

tamis. La pluie tombe sur le tissu, passant d’un premier rouleau à un second. L'ouvrier est certainement beaucoup moins mouillé que

Tuyeau troue.

Rouleau enroulant

Fig. 28. — Appareil d’humectation.

s’il aspérgeait lui-même. Mais en s’approchant il est encore éclaboussé. Il importe donc de disposer des planches-parapluie. Mais il vaudrait encore mieux enfermer tout le système et même entrainer le brouillard par un ventilateur. On éviterait ainsi le séjour dans une atmosphère sursaturée.

La dessiccation des produits de l’industrie peut être singulièrement activée mécaniquement par des appareils, appelés du nom géné- E mi | rique d’essoreuses, qui, en extrayant la presque totalité de l’eau d’imbibition, rendent inutile ou moins prolongé le séjour des pièces dans des étuves toujours coùteuses et souvent nuisibles pour ceux qui les surveillent.

Fig. 29. — Turbine.

Il est des essoreuses qui extraient l’eau en vertu de la force centrifuge. Elles sont de deux ordres, les hydroextracteurs et les turbines. Les uns et les autres comprennent une caisse qui sert d’enveloppe extérieure et qui reçoit l’eau extraite et lancée par la force centrifuge. Dans cette caisse, tourne, avec une vitesse de 1,500 à 1,800 révolutions par minute, autour d’un axe vertical mis en mouvement par une roue d’engrenage, un second tambour percé de trous, appelé panier et renfermant la matière à dessécher. La turbine ne diffère de l'hydro-extracteur qu’en ce que le panier est ouvert à sa partie supérieure, de facon à permettre d’in-

Fig. 30. — Tambour de séchage.

troduire de nouvelles quantités de matière et de surveiller le travail pendant la rotation. La dessiccation rapide peut encore être obtenue en faisant enrouler le produit sur un tambour parcouru à l’intérieur par un courant de vapeur. Ici trois causes concourent simultanémént au dessèchement : l’'évaporation par l’action de la chaleur, l’évaporation par le fait de lagitation de l'air et l'extraction mécanique par un certain degré de force centrifuge. Ces appareils tendant à saturer l'air, il est nécessaire de les couvrir d’une cheminée d'appel.

La figure 30 représente un séchoir à vapeur composé. Il comprend cinq ou six cylindres À, À, A. La vapeur arrive par les arbres creux B, B, B. C’est aussi par eux que s'écoule

56 t TRAITÉ D'HYGIÈNE INDUSTRIELLE.

l’eau de condensation. Le produit industriel à sécher TT passe d’abord sur un petit rouleau de tension D, puis sur les cylindres en suivant la marche indiquée par Îles flèches, et vient enfin s’enrouler sur le cylindre D.

Il est, enfin, des produits industriels qu’on se contente

Fig. 31. — Cylindres de dégorgeage.

de débarrasser par pression du liquide qui les imprègne. On les fait passer entre deux cylindres compresseurs qui réalisent une véritable essoreuse par compression.

Le /aminage a pour but d’étaler et d’allonger une matière

Page 1