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CONFECTION DES CAMÉES

Sommaire technique. — La matière première est tantôt un silex à couches variées que l’on sculpte en relief,

(1) Annales d'hygiène, 1818, 2° série, t. L, p 198.

tantôt un coquillage. Dans ce dernier cas le coquillage, au lieu d'être scié avec une scie, comme dans la préparation de la nacre, est coupé à l'émeri. Mais il est ensuite travaillé de la même manière que les autres objets de nacre. Dans le second cas, la pierre est d’abord livrée au lapidaire, qui la façconne en l'appuyant d'une main contre une meule en plomb à laquelle il imprime avec l’autre main un mouvement de rotation. Elle est ensuite plongée dans un bain acide ayant pour but de faire ressortir ou mème de changer la couleur naturelle. Après dessiccation, elle passe au graveur, qui la burine à l’aide d'une longue tige de fer mue par un volant et une pédale. Enfin des femmes procèdent au polissage. Elles le font en promenant sur les points voulus du camée une tige en plomb ayant la forme d'un cylindre etfixée sur l'axe d’un volant mû par une pédale.

Hygiénologie. — Le danger principal réside encore ici dans les poussières, d'autant plus qu'elles se composent de particules minérales très dures et de particules de plomb provenant des appareils. Non seulement 1l y a lieu d'exiger des moyens de ventilation partielle, mais encore de faire substituer, dans la confection des instruments, le cuivre au plomb. Il est vrai que le premier métal entraine un prix de revient un peu plus élevé et casse plus facilement les pierres, de sorte qu'on rencontrera toujours de la mauvaise volonté du côté des patrons. Mais les cassures peuvent être évitées avec un peu plus d'attention et en tout cas 1l est urgent de passer outre.

Il est une mauvaise habitude qu'il importe de faire cesser, Les ouvrières, pour accélérer le travail, humectent à chaque instant la pointe de la tige du polissage avec un mélange de vinaigre et de tripoli. De là formation d’acétate acide de plomb, le plus soluble des sels de ce métal.

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