‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 158 sur 172 · FABRICATION DES ARMES A FEU · texte numérisé non relu

FABRICATION DES ARMES A FEU

Cette fabrication comprend deux parties essentiellement distinctes : le travail du fer et le travail du bois. Dans la première, on construit : le canon, la platine, et la garniture. Le canon se fait avec une barre de fer très doux et très ductile. On la soude au blanc, en l’enroulant sur ellemème dans le sens de la longueur. Pour les armes de luxe, on la roule en spirale sur un moule et on soude le tout ensemble au blanc. Dans l’un et l’autre, on martèle avec rapidité le canon chauffé à blane, c’est le brasage. Lorsque le canon est complètement forgé, on le porte au rouge sombre dans un fourneau particulier, puis on le laisse refroidir lentement. On le soumet ensuite au forage, c'est-àdire qu’à l'aide d’une tige d’acier carrée et à arêtes tranchantes, on agrandit sa cavité intérieure , son âme, en amincissant d'autant ses parois. D'autre part on régularise la surface extérieure, en la soumettant à une meule de grès animée d’un mouvement très rapide. La confection de la batterie et de la monture rentre dans les opérations ordinaires de la serrurerie.

Le travail du bois rentre de son côté dans le genre des lravaux de sculpture et d'ébémisterie.

Au point de vue hygiénologique, cette industrie n'offre rien de spécial. Le danger capital est encore ici dans les poussières siliceuses et métalliques dues aux opérations sur meules, Par conséquent, elle est avant tout passible des mesures indiquées plus haut.

Page 1