‹ Traité d'hygiène industrielleChapitre 31 sur 172 · NAN · texte numérisé non relu

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Fig. 61. — Fabrication de l'acide de Nordhausen, "

et nitreuses nécessaires à la fabrication: 3° des vapeurs d'acide sulfurique qui se dégagent des chaudières de concentration ainsi que de celles qui sont tenues en suspension dans l'atmosphère des chambres de ,plomb ; 4° de l'acidité des eaux résiduaires.

1° Du premier chef, les ouvriers sont seuls compromis. Is sont exposés à des brülures par action chimique et à des eschares superficielles. Ce sont surtout les précautions

personnelles qui importent ici; mais il est deux mesures qui incombent au patron. Comme il est dangereux de porter à mains d'homme l'acide sulfurique dans le réservoir situé au-dessus de l’appareil de Gay-Lussac, 1l faut recommander d'alimenter ce réservoir à laide d’une pompe élévatoire ou d’une trompe à vapeur. D’autre part, 1l faut munir de sabots les ouvriers qui, pendant le chômage des chambres de plomb, sont chargés d'y pénétrer pour les nettoyer ou les réparer.

2° Le danger provenant des vapeurs sulfureuses et nitreuses intéresse à la fois la salubrité publique et l’hygiène des ouvriers. Il appartient à toutes les phases de la fabrication, et l’hygiéniste doit porter également son attention sur le foyer de production de l'acide sulfureux, sur le travail intérieur des chambres de plomb et sur ce que ces dernières ont besoin de rejeter au dehors d'elles, c’est-àdire sur leurs déchets gazeux.

Quand l'acide sulfureux est obtenu par la combustion directe du soufre, au lieu de faire brüler du soufre en liberté sur la’ sole comme dans la figure 59, on emploie parfois un four constitué par un massif contenant une chambre de combustion où l’ouvrier introduit des marmites chargées de soufre qu'il allume ensuite à l’aide d’une üge de fer rougie. L’acide se rend aux chambres par un tuyau partant de la partie supérieure de la chambre. Lorsque la combustion est supposée complète, 1l ouvre de nouveau les portes, retire les marmites, en verse les résidus et les charge de nouveau. En ce moment, 1l est forcément plongé dans une véritable douche d'acide sulfureux. Aussi faut-il conseiller dans ce cas l'adoption du four Kuhlmann qui est copié sur le type des fours du gaz d’éclairage, et formé de cornues fixées dans le massif et munies d’un opercule antérieur. L’ouvrier n’ouvre qu’une seule cornue à la fois, retire le résidu avec un ringard dans un cendrier qu’on peut fermer rapidement. De plus, le tuyau de dégagement continue à entraîner l'acide en grande partie, pendant le défournement.

Pour le grillage des pyrites on a inventé différentes espèces de fours. Nous allons représenter les principaux types en donnant pour chacun d’eux de courtes explications. On n'emploie pas les mêmes fours quand le minerai est en morceaux et quand il est en poussière ou menu.

Dans le premier cas, après avoir bocardé les pyrites, de

manière à les ramener au vo--

lume d’une noisette, on les grille le plus ordinairement dans le four représenté par la figure 62.

Ce sont deux murs réunis par une voûte de plein cintre. En A, au tiers de la hauteur, se trouve la grille. Au sommet de la voûte une ouverture O par laquelle on introduit d’abord du combustible pour élever au rouge la température des parois, puis le minerai qui continue à brûler seul. En dehors

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des moments d'introduction, l’ouverture reste fermée par l’opercule c. En d est l'ouverture par laquelle s'échappe l'acide sulfureux pour se

rendre aux chambres.

Dans les fours dits de Marseille qui sont particulièrement

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