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Fig. 65. — Four Godin.
autres pour le ringage. En outre des trappes correspondantes permettent de faire tomber les tas dans des fours ordinaires où les pyrites achèvent leur combustion, après avoir donné ce que les chambres peuvent consommer. L’acide sulfureux résultant de cette combustion complémentaire se dirige directement dans la cheminée d'évacuation, sans utilisation aucune.
Quand les chambres de plomb sont bien installées suivant la description donnée dans le sommaire, 1} n'y a réellement un danger considérable pour les ouvriers qu’au moment où ils nent dans ces chambres pour les nettoyer. C’est alors qu'on peut observer d’une manière accentuée l’intoxication par un mélange de gaz sulfureux et nitreux ainsi que de vapeurs sulfuriques. Le premier
effet consiste en constriction de la gorge, toux, dyspnée, douleurs stomacales et intestinales. Au bout d’un certain temps, on peut déjà entendre des râles nombreux, et l’expectoration devient abondante et sanguinolente. Plus tard l'angoisse et l’orthopnée deviennent considérables, 11 se produit des vomissements, du délire, de la cyanose et parfois la mort. Pour éviter de pareils accidents, 11 faut absolument exiger quinze jours de chômage et d'aération des chambres avant d'y laisser pénétrer les hommes,
Par le fait de la circulation qui s'établit dans les chambres de plomb, celles-ci doivent rejeter d’un côté pendant qu'elles reçoivent de l’autre. Elles ont besoin de se débarrasser continuellement d'un mélange où dominent l'acide hypoazotique et l'acide sulfureux. C'est sous ce rapport qu'elles menacent spécialement et considérablement la salubrité publique. Il importe donc de faire absorber ces vapeurs avant le déversement final, et on devrait rendre le condenseur de Gay-Lussac obligatoire.
Il arrive toutefois que le coke du condenseur se tasse et n'offre plus l'étendue de surface nécessaire pour que l'acide sulfurique absorbe toutes les vapeurs. Aussi serait-il bon de remplacer, comme l'a fait M. emptinne (1), le coke par des boules creuses en grès, de 45 centimètres de diamètre, percées de cinq trous à la partie supérieure. Ces boules se remplissent à moitié d'acide et présentent une grande surface de condensation tant à l'intérieur qu’à l'extérieur.
[ne faut pas laisser substituer au véritable système de Gay-Lussac l'emploi d'un jet de vapeur au lieu de l'acide sulfurique, comme cela se pratique dans quelques fabriques des environs de Marseille, encore moins celui de coke see, quelle que soit la hauteur de la colonne, ni enfin l'usage d’une série de bonbonnes renfermant les unes du coke, les autres de l’eau et de l'acide sulfurique.
3° Pour la concentration dans les chaudières de plomb et les alambics de platine, on se contente généralement,
(1) Freycinet, loco cilato, p. 239.
soit de ménager une ouverture dans la toiture au niveau de ces récipients, soit d'établir une hotte débouchant à l'air libre. Le résultat est à peu près nul, car les vapeurs acides sont trop lourdes pour s’y engager.
I est préférable de recourir à Für des deux procédés suivants :
a. On enferme l’alambic dans une chambre d'aspiration
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Fig. 66. — Appareil Faure et Kesler.
faite en maçonnerie bien étanche. Un corps en plomb qui plonge dans cette chambre conduit les vapeurs échappées par les fissures de l'alambic, dans la cheminée. Pour plus de précaution, il convient mème d’interposer entre la cheminée et la chambre un condensateur qui ne
laisse même arriver à la cheminée que peu de vapeurs.
b. Le nouveau procédé imaginé par MM. Fauvre et Kessler est peut-être préférable.
Cet appareil consiste en une cuvette en platine À, chauftée sur un fourneau en maçonnerie ordinaire. Elle est renfermée dans une chambre de plomb hermétiquement close. De plus les bords de la cuvette se recourbent et viennent plonger dans une rainure contenant de l’eau acidulée. Il en résulte une fermeture hermétique. Autour de la chambre il y a une circulation d’eau froide qui condense les vapeurs formées. L’acide passe des premières chaudières dans la cuvette de lui-même par un tuyau. Après concentration, il sort de lui-même de la cuvette par un autre tube qui l'amène dans une série de vases en grès reliés entre eux par des siphons. Du dernier vase un siphon à intermittence en verre le conduit dans les touries d'expédition. Il suffit de le soulever du doigt, pour arrêter l’écoulement.
Grâce à ce système, les ouvriers ne sont plus chargés eux-mêmes de transvaser dans les tourilles cet acide concentré qui les exposait à des brûlures terribles.
Dans la fabrique de Clermont, les chaudières de plomb en cascades sont elles-mêmes renfermées dans une chambre de plomb.
4° Les eaux résiduaires qui peuvent par leur acidité compromettre la végétation, les puits d'alimentation et le peuplement des rivières, doivent être neutralisées avant tout déversement.