CENTRE EU, A
Fig. 82. — Ebourreuse.
peau pour présenter les points à ébourrer à un petit cy- Hndre-brosse.
Pour l'écharnage, la machine consiste en deux cylindres dont l’un sert de support à la peau tandis que l’autre est armé d’une lame tranchante en spirale. |
La partie mécanique du façonnage ne doit plus consister, comme autrefois, en un piétinement sur les peaux. Cellesci doivent passer simplement dans des tonneaux dits /ou-
leurs, qui ne diffèrent des lonneaux purgeurs que parce qu'ils sont hérissés à l'intérieur de chovilles de bois,
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Mig, 83, charnouno, l'ig, 84, obrousouno,
Dans la corroierie, le rebroussase à la main est l'op6ra- : is
Lion la plus fatigante, Aussi faut-il toujours recourir à la
machine ci-dessus.
CHAMOISERIE,
Sommaire technique, — Le chamoisage, dont la caractéristique est le traitement des peaux par lPhuile, n'es nullement le pendant du tannage, comme on la prétendu, L'huile ne doit pas rester incorporée à la peau pour lui donner de la dureté et du corps, mais entrainer par son expulsion extérieure les matières grasses ot gélatineuses qui imprègnent le Lissu cutané,
La première opération est lépélage où ablation de la laine, qui s'effectue à l'aide de l'orpin etdu sulfhydrate, qui contiennent des matières arsenicales, On procède ensuite à l'écharnage, qui consiste à enlever les mauvaises chairs: au Joulage, qui a pour butde vider, par pression, Les peaux de la chaux et a besoin d'être précédé d'un bain de trois jours; au aval de rivière où nettoyage au milieu d'un cours d'eau, à l’aide d'un couteau rond; à la mise en confit, qui est une macération dans un bain d'eau aigrie par du
son de froment; au fordage, qui a pour but de débarrasser les peaux de l'eau qu'elles renferment; à la vise en luuite, qui consiste à étendre d'abord de l'huile de foie de morue, puis de l'huile de baleine sur les peaux, à plier celles-ci en quatre et à frapper dessus avec des maëllets ; à l'adration, qui s'obtient en laissant les peaux suspendues on plein air pen dant quelque temps; au dégraissage, qui a pour but de chasser l'huile introduite ot qui comprend deux temps, la pression ou extraction mécanique à l'aide d'une presse et le lessivage où extraction chimique; à l'éendage où st chage; au palissonnage, qui a pour but de débarrasser la peau de toutes les parties rostées rigides, ce qui s'obtient en faisant glisser la peau dans tous los sens sur un fer tranchant de forme convexe, où palisson; au parage, qui consiste à passer ensuite la peau sur une bille de bois maintenue entre deux montants verticaux,
Pour la parcheminere, on se sert de peaux de moutons et de chèvres qui, après avoir subi les opérations précé dentes, sont amincies par le frottement avec une pierre ponce,
Hygiénologie. — Comme toutes les industries qui ont pour matière première des tissus animaux, la chamoiserio expose à des odeurs ot à des effots putrides auxquels con courent les peaux fraiches de provision, les débris de rà clage et les cuves de macération, Celles-ci sont d'autant plus à redouter qu'il n'y a pas, comme pour le tannage, l'action antiseptique du tannin, Les eaux de lavage, tout en infectant Pair, peuvent aussi compromettre les cours d'eau et même les puits d'alimentation, I Hpporte donc, comme dans toutes les industries de ce genre, de bien bitu mer les ateliers et les cours, d'assurer par des canaux sou terrains l'écoulement des eaux vers les égouts, ou de les user en irrigations agricoles; d'employer Le plus vite pos sible les peaux neuves (vertes, suivant l'expression profes: sionnelle), ou de les immerger immédiatement dans de l'eau de chaux, d'enlever fréquemment les débris, ete, Mais la chamoiserie se distingue particulièrement par deux
autres genres de danger, ce sont l'odeur provenant du traitement par les huiles et l’imminence d'incendie due à ces substances combustibles et à la mise en étuve. Il convient d'isoler celle-ci, ainsi que les magasins d'huile.
Pour l’épilage, les ouvriers devront abriter leurs doigts avec des doigtiers en caoutchouc, ou recourir aux procédés dits par la psylose et par l’enoffensif.
Le tordage doit être remplacé par une pression hydraulique qui économise la dépense musculaire.
Pour le foulage nécessaire à la mise à l'huile, il faut remplacer le maillet par un outil dù à M. Lambert et qui consiste en une série de mailiets armés de fonte et mis en mouvement par un arbre à deux coudes.
Dans les ateliers de parcheminerie, le danger spécial consiste dans les poussières que développe l'usure de la peau avec la pierre ponce. On devra chercher à établir une ventilation partielle.