GAIN- QUOTIDIEN
Poids.
Mesure
de taille.
L'observation suivante complète la précédente, car elle permet de constater les apports d'énergie dès le début de l'allaitement.
Observation II. — Enfant de 2 jours pesant 3.100 grammes et mesurant 51 centimètres de taille. Elevé au sein. L'expérience a duré cinq mois. La moyenne quotidienne de la ration alimentaire et de l'accroissement en poids a donné :
Ration .\ceroissemcnt .\ccroisscment
qudtiilicnno. quotidien. slatural
Il -..^ — ■^^^____ mensuel.
Moyenne du mois. ' —
1er ntiois 635 gr. 20 gr. +4 cent.
L'analyse du lait de la nourrice a donné les résultats suivants :
Soin droit. Sein gauche. Moyenne.
Beurre 37,8 0/00 38,4 0/00 38,1
Lactose. . . . .- 73,0 — 71 — 72
Caséine 11,5 — 12,5 — 12
Si on se rappelle le pouvoir calorimétrique du beurre (9,2), du lactose (3,77) et de la caséine (4,9), la valeur du lait ingéré devient, en calories :
Lactose '. . . . 3,77 X 72 = 271,4
Beurre '.■.■..■ •9;2 x 38 = 349,6
Caséine 4,9 x 12 = 58,8
Total Calories. 679,8
\.\ TIIERMOGÉNÈSE ET LA C.VLORIMÉTRIE DU NOURRISSON
Par conséquent, on peut admettre que le lait ingéré par cet enfant donnait environ 680 calories. Il devient aisé de dresser le tableau suivant, qui exprime la ration quotidienne en calories :
Ration quotidienne en calories. (Moyenne de chaque mois.)
Lait ingéré
en grammes.
ler'mois 635 gr.
en calories.
431 calories.
Si après avoir déterminé la surface de cet enfant aux différents mois, nous calculons la quantité de calories ingérées par décimètre carré, nous avons le tableau suivant :
Ration en calories,
Si
1 rface.
Ration
en calories.
par dccim. carré.
1" mois. . .
. . 2.460 cent.
carrés.
calories.
17 calories.
Utilisation du lait de femme mesurée par l'analyse chimique des fèces.
La quantité des fèces du nourrisson n'est pas en rapport avec la quantité de lait absorbé. C'est un fait qui ne peut manquer de retenir l'attention, quand on recherche dans quelles proportions le lait de femme est utilisé. Il y a plus cependant, l'analyse de ces fèces montre encore que dans les résidus éliminés la proportion de substances étrangères au lait (débris de l'épithélium intestinal, etc.) est considérable et que par conséquent l'utilisation du lait est encore plus parfaite qu'on aurait été tenté de le supposer.
L'analyse chimique des fèces va servir à nous donner une mesure exacte de cette utilisation.
On a calculé que pour 100 grammes de lait ingéré, il y a dans les fèces du nourrisson après dessiccation.
/ Extrait éthéré (graisses, acide gras, cholestérine). 20 à 25 %
» Azote total 4,1
Analyse de Michel. } Sels minéraux 10,8
/ Chaux 3,32
\ Acide phosphorique 0,73
— / A«ote total . '. 4,6 %
[ Graisses et acide gras 23,7
Ruhner et Heubner. ^ Acides gras des savons 4,70
/ Graisses et acides gras totaux 28,40
\ Cendres ^ 9,63
! Azote total 4,75 %
Extrait éthéré 18 »
Et après addition d'HCl 26,5
Cendres 7,95
Composition moyenne des fèces du nourrisson au sein. Moyenne des analyses précédentes,
(D'après Michel.)
Azote 4,95 %
Graisses totales 25 »
Cendres 9,50
Si maintenant on envisage la quantité des principes fixes éliminés par les fèces et les urines, par rapport à celle que la ration de lait apporte, on trouve pour le lait de femme des chiffres qui nous renseignent plus exactement encore sur la parfaite utilisation de ce lait.
Sur un enfant au sein, Rubner et Heubner ont trouvé que cette utilisation avait été la suivante :
Extrait sec 94,58 utilisés % du lait ingéré.
Azote 83,12 —
Graisses 96,41 —
Cendres 79,42 —
Michel a trouvé chez un enfant du cinquième au quinzième jour,s'accroissant normalement, que l'utilisation avait eu lieu dans les proportions suivantes :
Extrait sec 96,1 utilisé % du lait ingéré.
Graisses 96,35 —
Matériaux azotés 93,60 —
Sels minéraux 78,26 —
On voit donc que nul aliment n'a été préparé par la nature avec plus de soin pour l'enfant, car on souhaiterait vainement une utilisation plus parfaite. Ainsi tout le lactose est complètement absorbé, les graisses et la caséine le sont presque entièrement et les sels, quoique plus imparfaitement utilisés, le sont encore dans la proportion considérable de 80 % environ.
Utilisation du lait de vache mesurée par l'analyse chimique des fèces.
On a vu au chapitre de la Coprologie que les selles de l'enfant élevé au lait •de vache diffèrent notablement de celles de l'enfant élevé au sein. Nous rappelons rapidement leur composition d'après les données classiques.
Camercr. Rubnor. Miclicl. Michel et Perret.
Azote total 4 % 3,92 % 4 % 3,81 %
Extrait éthéré acide. 28 ■ ■ 35,4
Graisses neutres. . . . * 16,2 14 16,13
Cendres 37 34,3 31,8 28,23
LA THERiMOGÉNÈSE ET LA GALORLMÉTRIE DU NOURRISSON US
La composition moyenne rapportée à 100 grammes de substances sèches donnerait :
Matières albuminoïdes 25
Graisses neutres, acides gras 32
Gendres 30
Indéterminés 13
Total 100
Camerer.
Rubner.
Netter,
Si on rapporte les quantités éliminées totales à la quantité de lait ingéré, on a les résultats suivants fournis par Camerer, Rubner, Netter et Michel.
Utilisation du lait de vache.
Michel.
Extrait sec, 92,9
Azote 94,3
Graisses 90,6
Cendres 65,5
Chaux »
Acide phosphorique . »
En résumé, on voit que, pour le lait de vache, si l'utilisation du lactose est totale, si celle des albuminoïdes et des graisses est aussi complète que pour le lait de femme, par contre l'utilisation des sels minéraux est beaucoup moins parfaite. Cela provient de la différence dans la teneur en phosphore organique de ces deux laits de source différente. En effet, Siegfried, Wittemaach ont montré que le rapport de la quantité de phosphore organique à celle du phosphore total est beaucoup moins élevé dans le lait de vache que dans le lait de femme.
Dans certains cas, cependant, les modifications physiques qu'on a pu faire subir au lait de vache (homogénéisation par exemple) le rendent plus digestible et par suite plus parfaitement utilisable.
Le tableau suivant que nous empruntons à Chevalier tendrait à démontrer que dans ces cas, notamment, l'utilisation des graisses et des matières azotées se rapproche beaucoup de celle du lait de femme.
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