PROPHYLAXIE DE L'OPHTALMIE PURULENTE
sordres provenant de la myopie négligée. Elle insiste également sur la nécessité de doter convenablement, en personnel et en matériel, les cliniques ophtalmologiques régionales.
La vaccination.
La vaccination jennérienne nous permet de lutter avec une entière sécurité contre la variole, qui décimait autrefois l'humanité. On a pris l'excellente habitude de vacciner les nouveau-nés. Ceux qui naissent dans les maternités reçoivent le vaccin dès les premiers jours de la vie. Pour les enfants normaux, cette pratique ne peut avoir que des avantages; tout au plus l'évolution des pustules vaccinales peut-elle retarder un peu l'accroissement pondéral pendant quelques jours.
Il n'en est pas tout à fait de même chez les enfants prématurés ou débiles que l'on doit traiter avec des ménagements spéciaux. La vaccine, à elle seule, pourrait les affaiblir et leur être fort nuisible dans les premiers jours de la vie où l'on a tant de difficultés à les élever en couveuse et à les alimenter à la cuillère, en les gavant, etc.
Les enfants qui ont de l'eczéma du visage ou de l'eczéma généralisé précoce ne devront pas être vaccinés, à moins qu'on ne soit dans le temps d'une épidémie de variole. Les accidents les plus graves d'auto-inoculation et de vaccine généralisée ont été observés chez des enfants eczémateux.
Est-il besoin d'ajouter que, si un enfant dans la nursery est atteint d'une maladie contagieuse quelconque, il doit être soigneusement isolé des autres pour éviter que l'infection ne se propage.
L'enfant est une proie d'autant plus facile aux germes morbides qu'il est plus jeune, et sa résistance vitale aux infections est en raison même de son âge, qu'on ne l'oublie pas. La mortalité par rougeole, cette affection si bénigne dans la seconde enfance, excède 30 % dans la première année de la vie.