II. — Fille née le 11 mars
Entrée le 11 mars à la nourricerie, mise au sein.
12 mars,
poids 2 kg. 650;
taille 47 cent
2 kg. 600
, — 48 cent
— 2 kg. 600
— 2 kg. 600
— 49 cent
4 avril
2 kg. 680
— 2 kg. 730;
10 février,
poids
1 kg. 940
1 kg. 730
2 mars
1 kg. 970
2 kg. 070
2 kg. 090
2 kg. 270
le' avril
2 kg. 480
2 kg. 570
III. — Enfant débile entré avec une température rectale de 33°, de l'œdème et un peu de cyanose, placé en couveuse, donné à une nourrice qui faisait couler son lait dans la bouche.
Né le 8 février 1908.
Entré le 10 février à la nourricerie Parrot.
taille 43,2
— 44 cent.
— 45 cent.
— 45 cent,
— 45 cent.
— 46 cent.
Cet enfant débile a donc gagné près de 2 centimètres de taille avant d'avoir repris son poids de naissance.
IV. — Il n'est pas rare à l'état pathologique de voir les nouveau-nés perdre du poids pendant que leur taille s'accroît (1).
Garçon né le 12 janvier.
Entré le 12 mars 1908 avec des abcès du cuir chevelu, un kyste latéro-lingual et un mauvais état général dû à une gastro-entérite :
Le 12 mars, poids 3 kg. 440; taille 54 cent.
— 55 cent.
— 55 cent.
— 55 cent.
— 56 cent.
Pendant que le poids subissait des fluctuations en rapport avec les processus infectieux évoluant chez cet enfant, la croissance en longueur se poursuivait.
Il résulte de tout cet ensemble d'observations qui se corroborent les unes les autres, que la modalité staturale et la modalité pondérale de la croissance ont chacune leur individualité.
Dans les périodes ultérieures de la croissance de l'enfant, Buffon avait déjà noté l'influence des saisons. « L'accroissement du corps est plus prompt en été qu'en hiver. » (2).
— 3 kg.
— 3 kg.
1er avril
— 3 kg.
- 3 kg.
— 3 kg.
(1) Ce processus s'observe au maximum dans certaines maladies fébriles de !a .seconde enfance, en 7)articulier dans la fièvre typhoïde.
(2) Œuvres de BufTon : L'accroissement successif des enfants.
Nous empruntons au savant article de M. G. Bonnier (i) les documents qui suivent et qui prouvent rigoureusement que la croissance varie suivant le& saisons et que la croissance en poids est tout à fait indépendante de la croissance en taille.
Mailing Hansen, directeur de l'Institut des Sourds-muets de Copenhague, a pesé ses 130 élèç>es quatre fois par jour pendant trois ans et il les a mesurés une fois par 24 heures.
D'après ses observations, la croissance ne se fait pas régulièrement et progressivement, mais par étapes séparées par des temps d'arrêt. De même, le poids n'augmente que par périodes après intervalles d'équilibre.
Le poids, d'après Mailing Hansen, atteint son maximum en septembre; il parait y avoir sensiblement équilibre de décembre en avril.
Le maximum de la croissance de la taille correspond au minimum d'augmentation de ce poids. Les forces vitales ne travaillent pas de deux côtés à la fois. Pendant l'automne et le commencement de l'hiver, l'enfant accumule du poids; mais la taille reste stationnaire. Au commencement de l'été le poids demeure presque sans changement, mais l'enfant pousse en hauteur comme les arbres. Les médecins qui voudront s'astreindre à faire la pédiométrie méthodique des enfants dont ils surveillent la croissance, pourront vérifier la justesse des remarques faites par le patient observateur danois.
Il y a, d'après Malhng Hansen, trois périodes générales par an pour la croissance en poids et autant pour la croissance en stature, sans compter les variations hebdomadaires et quotidiennes.
Il y a, dit-il, pour le poids d'un garçon entre 9 et 15 ans, trois périodes de croissance pendant l'année : une maxima, une minima, une intermédiaire. La période maxima commence (à Copenhague) en août et finit au miheu de décembre; elle dure donc quatre mois et demi. La période minima va de la fm d'avril au milieu de juillet; sa durée est donc de trois mois.
Pendant la période maxima, la croissance en poids est presque trois fois aussi grande que durant la période intermédiaire. Presque tout le gain en poids de la période intermédiaire se perd pendant la période minima.
Il y a trois périodes aussi pour l'accroissement statural : la période minima commence en aoiît et dure jusqu'au milieu de novembre; elle dure trois mois et demi; la période intermédiaire va de la fin de novembre à la fin de mars, soit quatre mois environ; la période maxima, de la fin de mars au milieu d'août, soit quatre mois et demi à peu près.
On peut donc dire approximativement que la période de croissance en poids maximum en automne, est la période de croissance, en stature minima; et en été et au printemps, pendant que le corps s'allonge, il perd du poids.
On a trouvé en Danemark que l'augmentation de poids des enfants est, pendant les trois mois de vacances (juillet à septembre), supérieure à ce qu'elle est pendant tout le reste do l'année.
Pour ce qui est de l'influence des saisons sur la croissance, les recherches do Dafîner sont concordantes avec celles de Mailing Hansen.
(1) Dictionnaire de Physiologie de f!h. Richi'.t. Arlicli; Croissance, t. IV (j). ■'•94).
Etc.
Par année.
Taille.
fin.
cm.
\A l'KDlOMÉTRIE 643
Voici les chiffres différentiels qu'a obtenus Daffner sur l'accroissement en stature de 11 à 18 ans, sur 822 cadets, en hiver ou en été :
Age. Hiver.