VI. ~ Étude des facteurs morbides de la mortalité infantile
Les données les plus connues ont été recueillies en France sur ce sujet par les D"" Balestre et M. Giletta de Saint-Joseph (2), mais il faut les considérer seulement comme approximatives. Sauf pour les maladies des voies digestives
Fie. 4. — Schéma des divers facteurs delà morlaliU'; infantilo. (Oillclta do Saint-Joseph.)
et des voies respiratoires, les diagnostics laits par les iiiédecins dans le premier âge sont bien incertains, puisque, dans l'immense majorité des cas, ils ne sont pas contrôlés par des autopsies. L'étude analytique de la mortalité infantilo olTrc (lori(; de très grandes difficultés.
(1) /.(iMoriiilii/- injdiitilr on Crriisoi {(Irparlrnirnl de Saônr-ct-Loirc). Comrnmiical ion ;\ l'Acadômie de Médr-cini! (1<! Paris par le D' (1. Variot, 10 janvier 1005. (Icllo coninumication a l'ié l'ohjol d'im rapport de M. Pinard.
(2) Elude sur la morlatilr dr la [irrniicn- rnfancc dans la population urbaine de la France de 1892 à 18'J7. Chez Octave Doin ul lils, éditeurs, l'JOl.
Voici les chiffres globaux recueillis par ces auteurs et reproduits par Budin dans son rapport à la Commission de la dépopulation, avec un graphique représentant les proportions relatives des facteurs morbides.
Sur 1.000 enfants qui succombent :
Sont emportés par la gastro-entérite, la diarrhée infantile 384,70
— des affections des voies respiratoires 147,00
— la débilité congénitale 170,00
— la tuberculose 24,70
— les maladies contagieuses 49,60
Toutes les causes non dénommées ci-dessus donnent le chiffre de 222,00