ÉQUIPEMENT
Dci)uis quelques années celte charge éci'asante a été diminuée nolalileinent et on s’ingénie à la réduire encore. Nous avons vn que le havresac avait été allégé de son cadre île bois; en 1893, le bidon de verre avec enveloppe de cuir a été remj)lacé par le bidon avec gobelet en aluininiuin et une marmite individuelle en aluminium a été ado})tée pour toutes les troupes à pied.
L’aluminium a été employé pour les garnitures du casque à pointe et même pour le cloutage des bottes.
Le pantalon de rechange a été supprimé, le poids de l’épéebaïonnette a été diminué, on a gagné aussi quelque chose sur le poids des vivres de réserve; on a diminué le nombre des outils portatifs, eniîn on a ramené le nombre des cartouches de loO à 120 dans le projet à l’étude, ce qui montre bien qu’on a reconnu l’impérieuse nécessité de diminuer la charge.
Grâce à toutes ces modifications, la charge du fantassin allemand a été ramenée à 2o ou 2G kilogr.
Des expériences intéressantes sur la charge du fantassin ont été faites récemment en Allemagne par les élèves de l’Institut Frédéric- Guillaume qui, pour la circonstance, avaient revêtu runiforme des soldats d’infanterie et qui portaient le chargement de campagne.
Des marches de 25 à 28 kilom. ont été exécutées dans des conditions variées de température, de manière à étudier l’influence des charges de 22 à 31 kilogr. ‘.
l^es conclusions du rapport établi à la suite de ces expériences ont été les suivantes :
i; Duand la charge du fantassin ne dépasse pas 22 kilogr., une ' marche de 23 à 28 kilom., exécutée par une température moyenne, n’exerce aucune action déprimante sur la santé du soldat et entretient, au contraire, le jeu des muscles. Par de fortes chaleurs, une marche faite dans les mêmes conditions amène dans l’organisme des perturbations sans gravité, qui disparaissent après quehjues heures de repos et ne diminuent en rien la résistance aux fatigues les jours suivants.
Un poids de 27 kilogr. porté pendant des marches de 22 à 28 kilom. et par des temps favorables, ne nuit pas à la santé du soldat, qui le sup[)orte facilement. Pendant des journées très chaudes, ce même chargement [)rovoque chez l’homme îles jierturhations dont rinlluence nuisible se fait encore sentir le lendemain.
1. Mililür Zeilunf/, 22 juin 18'Jo; Ueuue militaire de l’élranrjer, 1895, p. 812, cL journal le Temps du 7 août 1895.
Le chargement de 31 kilogr. agit défavora])lement sur l’organisme (lu fantassin, mi^'ine pendant des mai'clies moyennes et ]»ar (les températures fraîches.
Le poids de 27 kilogr. est donc un maximum j)Our la moyenne des soldats prenant part à des marches de 25 à 28 kilom. exécutées pendant l’été. En ce qui concerne l’entraînement, il est à remarquer qu’un poids léger de 22 kilogr. n’est plus gênant au bout de plusieurs jours, tandis que celui de 31 kilogr. ne cesse jamais de provoquer, même après une longue série de marches, un affaiblissement graduel de l’organisme.
La charge du fantassin russe qui était de 31 à 32 kilogr. a été ramenée à 29 kilogr. environ depuis la suppression du havresac.
Dans l’armée austro-hongroise, la charge du fantassin s’élève à 20 kilogr. environ (Thurnwald, op. cil.), avec trois jours de vivres ; dans l’armée italienne, à 25 kilogr., avec le même nombre de jours de vivres; dans l’armée anglaise, à 22 ou 23 kilogr., avec deux jours (le vivres; c’est le fantassin anglais qui est le mieux partagé.
La charge du fantassin dans l’armée belge est actuellement de 28 kilogr. environ, elle doit être ramenée à 2i kg. GÜU. La marmite individuelle, le petit bidon, les boucles de ceinturon seront en aluminium dans le nouvel équipement.
C. Chcm/e du cavalier ei du cheval de cavalerie. — La question de la charge du cheval de cavalerie est du domaine de l’hygiène vétérinaire, nous n’en dirons que quelques mots. Il importe évidemment d’alléger le cheval de cavalerie, comme il imjiorte d’alléger le fantassin; c’est surtout grâce à sa mobilité ({ue la cavalerie l>eut rendre des services dans les armées modernes, en les éclairant au loin et en faisant des raids dans le but de détruire des ouvrages d’art sur le territoire ennemi; il faut pour cela des chevaux qui puissent fournir de longues traites aux allures vives.
La charge du cheval de cavalerie (dragons) qui s’élevait autrefois en France à 130 kilogr. a été ramenée à 1 18 kilogr. environ.
La charge du cheval de dragons se décompose ainsi (Mühaciie, op. cil., p. 491) :
Sur le cavalier lokt',710
Harnachement 18 ,800
Paquetage 19 ,221
Total 53>'i?,731
Poids moyeu du cavalier 05
Total de la charge du cheval.. . 118'‘p,731
CAMPEMENT
Dans l’armée allemande, la charge du cheval de drapons s’élève à 127 kilopr. Dans l’armée austro-liong-roise, la charpe du cheval de hulans, sur le pied de puerre, est de 128 kilopr.
D’après Parkes {op.cit., p. oil), lacharpedu cheval de hussards anplais est seulement de 107 kilopr. en estimant le poids du cavalier cà G2 kilocr.
La charpe du cuirassier est notahlemcnt aupmentée par le poids do la cuirasse qui est d’environ 8 kilopr., aussi faut-il n’admettre dans les cuirassiers que des hommes très vipoureux; dans la cavalerie légère et dans la cavalerie de lipiie, il y a au contraire avantage à avoir des hommes qui ne soient ni trop grands, ni trop forts, de manière à ne pas surcharger les chevaux; en dehors des cuirassiers, les hommes les plus forts doivent être mis dans l’infanterie; en campagne, le fantassin est soumis à de plus grandes fatigues (jue le cavalier.
Le cavalier est souvent démonté en temps de guerre, il doit pouvoir combattre à pied et faire de lojipues routes sans être tro|) gêné par ses effets d’habillement ou d’équipement.
D. Objets et ustensiles de campement . — Le soldat doit emporter avec lui en campagne les ustensiles qui lui sont nécessaires pour préparer ses aliments, un bidon pour l’eau de boisson et un petit gobelet dit dans l’armée française, parce qu’il mesure exacte-
ment, lorsfju’il est rempli jusi{u’aux bords, un quart de litre, des instruments pour couper le bois, des [)elles et des pioches pour remuer la terre et pour improviser des retranchements, enfin dans quelques armées, une tente légère.
Nous nous occuperons plus tard de la tente de marche qui, autrefois en usage dans notre armée, a été supprimée en 1878 ainsi que la couverture de marche, dans le but d’alléger le soldat. La tente de marche dite tente-abri n’est plus réglementaire aujourd’hui que ])Our les troupes en Algérie et pour les bataillons alpins. Dans les armées allemande et austro-hongroise, on a ado[>té au contraire dans ces dernières années une tente de mai'che (voir Ch. xv.
T..es ustensiles de campement étaient autrefois très lourds, et très encombrants, on a déjà fait dans l’armée française quelques suppressions qui s’imposaient et on s’occupe aujourd’hui, dans la plupart des armées européennes, du remplacement des ustensiles en fer battu par des ustensiles beaucoup plus légers en aluminium.
En Allemagne, l’aluminium a été adopté depuis 1893 pour les bidons, les gobelets et pour la marmite individuelle.
En France, les essais des nsLensiles de campement en aluminium faits aux grandes manœuvres de 181H ont donné d’excellents résultats; nous empruntons à V Avenir militaire le compte rendu de ces essais (n° du 2 nov. 1894).
« Au cours des manœuvres d’armée, deux qualités de campement en aluminium ont été expérimentées : un campement dit fort et un faible (gamelles collectives pour 4 hommes, gamelles individuelles et quarts), plus une gamelle individuelle, dite gamelle-rognon, à cause de sa forme plate avec concavité sur une de ses tranches.
« Dans le campement dit fort, la gamelle collective pèse o40 gr., la gamelle individuelle 285, le quart 50, soit un total de 875 gr. Dans le campement dit faible, ces objets pèsent, 385, 215 et 40 : soit G40 gr. Si l’on considère que les mêmes objets en fer battu (campement en usage) pèsent respectivement : 870, 430 et 85 gr., soit un total de 1385 gr., on voit que la charge d’un homme est diminuée de 510 gr. s’il porte le campement dit fort, et de 745 s’il a celui dit faible ; mais le surcroît de poids de la gamelle-rognon réduirait un peu ces diminutions. La seule question de poids est donc assez importante pour justifier, à défaut de tout autre motif, l’expérience qui a été faite.
« Comme solidité, le campement fort est sorti victorieux de l’épreuve. Au jour de la revue finale des manœuvres ce campement n’était pas plus bossué que le campement en fer battu, tandis que celui dit faible était dans un état faisant supposer qu’une plus longue épreuve le mettrait indubitablement hors de service. De l’avis de la majorité des expérimentateurs, le campement faible serait donc à rejeter, malgré la diminution considérable de son poids.
« L’aluminium résiste mieux que le fer battu aux causes d’oxydation; son nettoyage est facile, le blanc mat revenant facilement malgré l’épreuve du feu; les soldats se sont servis des gamelles collectives pour faire le café et des ragoûts. Cet emploi a même permis de constater un fait auquel on ne s’attendait pas : c’est que. l’ustensile en aluminium est un excellent conducteur do la chaleur, car l’ébullition s’opère dans ce récipient beaucoup plus vite que dans le campement ordinaire....
« Malgré l’interdiction de mettre raluminium en contact avec des acides, on sait que des soldats se sont servis de gamelles collectives pour faire dos salades; or, on a remarqué que le vinaigre n’oxerçail aucune action corrosive sur le récipient...
CAMPEMENT
« En somme, l’opinion générale esl que le campement en aluminium fort, avec pamelle-roiinon, doit, à l’exclusion de tout autre, cdre l’objet d’ex[)ériences plus importantes encore, afin do pénétrer l’armée entière de sa valeur pratique. On dit (jue ce campement coûte prescjue le double de celui en 1er battu; mais la réduction de la charpe du fantassin étant une question primordiale dans les armées modernes, il n’y a pas à hésiter. D’ailleurs, on peut faire remarquer (jue le surcroît de dépenses serait atténué par la suite, l’aluminium n’ayant pas besoin d’être étamé. »
En Belgique, on a adopté également l’aluminium pour la confection des gourdes et des gamelles.
Plagge a fait avec les bidons et les marmites en aluminium une série d’expériences qui ont été très bien résumées par M. le D' Longuet {Arch. de méd. milil., 1892, t. XX, p. 257).
Les récipients en aluminium ne donnent aucune saveur particulière aux boissons qu’on y met : eau, café, vin, bière; avec le cognac il se forme au bout de quelque temps un dépôt lloconneux qui est composé de tannate d’aluminium ; le café donne lieu à la même réaction, mais à un degré bien moindre ; au bout de vingtquatre heures, on observe seulement quelques petits coagulums de la grosseur de têtes d’épingles.
L’eau se charge à la longue de flocons blancbàtres de silicate d’alumine complètement insoluble.
L’eau distillée n’attaque pas l’aluminium à la température ordinaire. A chaud on y trouve, au bout de huit heures seulement, des traces d’aluminium.
Par l’ébullition prolongée les eaux ferrugineuses donnent un dépôt noirâtre de sulfure de fer à la surface du vase, ce déj)ôt disparaît si l’on prolonge le chauirage de l’eau.
Avec l’eau potable et l’eau salée il se foiMue, au l)Out de vingtquatre heures, une petite (juantité de silicate d’alumine.
Le vinaigre renfermant de 4 à G p. lOü d’acide acétique athupie vivement l’aluminium ; il se forme du silicate d’alumine (les meilleurs aluminiums renferment du silicium), et la surface du vase devient rugueuse. Avec de l’eau vinaigrée à 1/2 p. 100 l’aluminium est heaucoup moins attaqué. 11 se forme sur les j)arois du vase une pellicule jaunâtre â rellets irisés (jui, si l’on poursuit l’ébullilion, se li’ansforme en un dépôt jaunâtre très adhérent.
Les aliments cuits dans les marmites en aluminium ont belle a])parence, ils n’acquièrent pas de saveur métallique.
Le [)oint de fusion est â 700% la chaleur des foyers de cuisine
Laveran, Ilyp. milil. 29
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ne peut, [las détériorer les marmites en aluminium, à condition (|u’on ait soin de ne pas les cliautTer à blanc, sans eau.
IjOs alliages d’étain et d’aluminium s’attaquent plus énergiquement [>ar l’eau et les divers réactifs que l’aluminium et l’étain isolés; il faut donc éliminer l’étain des soudures et éviter l’introduction de l’étain dans l’aluminium destiné à la fabrication des bidons et des ustensiles de campement.
Les alliages d’aluminium et de zinc ou d’antimoine s’attaquent sensiblement par l’eau distillée froide. (A. Riche, Rech. sur les alliages de l’aluminium, Journ. de iiharmacie et de chimie, 1893, P- a.)
En somme l’eau, le café, le vin n’attaquent l’aluminium que très faiblement et à la longue, le vinaigre seul l’attaque assez ra}»idement, mais le soldat ne fait guère usage du vinaigre en campagne. Les très faibles ([uantités d’alumine qui peuvent se mélangei- aux boissons ou auxaliments sont sans inconvénients, elles s’y trouvent à l’état de sels insolubles (silicate d’alumine); les sels solubles d’aluminium ne sont pas toxiques d’ailleurs, témoin l’alun qui est un médicament très employé.
L’aluminium est très brillant, ce qui serait un inconvénient en campagne; il y aura donc lieu de brunir les objets en aluminium qui, comme la gamelle individuelle et le quart, doivent être portés en dehors du sac ou de la musette; le bidon en aluminium sera entouré de draj) comme le bidon actuel. Dans l’armée allemande, la surface extérieure des objets en aluminium est noircie.
11 est indispensable que chaque soldat ait un bidon à eau; avant l’adoption du bidon le soldat soutti'ait cruellement de la soif ]iendant les marebes; nous avons vu que pour prévenir les accidents d’insolation, une des mesures [)ropliylactiques les plus utiles est de [)rocurer au soldat en marche de l’eau de hoisson.
Le bidon individuel du soldat français est très commode, il est en fer-blanc de la contenance d’un litre; au besoin le soldat peut boire directement, à la régalade, par le petit orifice (fîg 98). Le bidon est recouvert de drap, ce qui a l’avantage d’empêcher le bruit que ]»roduirait le bidon pendant la marche en frap[)anl contre d’autres pai’ties métalli(|ues ; de [)lus, par les temps chauds, on |>eut humecter le drap et l’évaporation de l’eau i‘afraîchit le li(piide placé dans le hidon.
En Algérie, les troupes en campagne reçoivent des bidons de deux litres, en l'aison de la difliculté (pi’on éprouve souvent à renouveler la provision d’eau.
CAMPEMENT
IjC gobelet ou quart est accroché après le bidon; dans la cavalerie le quart est adhèrent' au bidon.
IjO bidon et le quart seront bientôt en aluminium, ce (pii en diminuera notablement le poids.
Fig. 08. — Bidon et quart (armée française) ; le Itidon est recouvert do draji.
1j6 soldat doit avoir une marmite pour préparer ses aliments ; les avis sont partagés sur la (question de savoir si la marmite doit être individuelle ou bien collective.
Dans les armées allemande, anglaise et russe, chaque soldat a sa marmite de campagne.
Dans l’armée française, le soldat em[)ortait autrefois en campagne de grandes marmites destinées chacune à la préparation de la soupe de huit hommes. Lorsque l’homme qui portait la marmite disparaissait, les sept autres ne savaient jilns comment faire cuire leurs aliments. On a ensuite ado[)té la marmite à (piatre qui a beaucoup moins d’inconvénients (pie la marmite à huit, attendu qu’elle peut servir au besoin pour six hommes.
Depuis 1887 le nécessaire liouthéon a rem|dacé à la fois les marmites à quatre et les petites gamelles individindles.
Le nécessaire liouthéon se com[)Ose : 1" d’une marmite en for
battu de la contenance de 2 1. 3/4 (A, fig. 99); 2" d’une fiamelle avec couvercle (B) qui s’emboîte, pour les marches, à la partie su|>érieure de la marmite.
La marmite peut servir à la préparation de la soupe pour deux hommes, du ragoût ou de la conserve de viande pour trois ou quatre hommes, du café pour huit à dix hommes.
La gamelle, d’une capacité de 1 l. 1/4, peut au besoin servir à la préparation du café (Instruction sur le mode d’emploi du néces- -saire Bouthéon, Journal miiit., 1889, p. 96).
La pratique a démontré que la préparation des aliments était plus difficile dans ces marmites individuelles que dans les
Fig. 100. — Marmite do campement (armée française).
Fig. 102. — Grande gamelle do campement (armée française).
anciennes marmites, et les Chambres sont saisies d’un projet de loi qui supprimerait dans les corps d’infanterie le nécessaire Bouthéon et qui rétablirait l’ancienne marmite à quatre.
La figure 100 représente la marmite de campement pour tpiati’e diommes et pour cinq ou six au besoin, le couvercle muni d’un manche forme casserole. Des anneaux servent à fixer la marmite sur le sac au moyen de courroies.
La gamelle individuelle (fig. 101) se fixe à la jiartie supérieure (lu sac (fig. 93). On a expérimenté aux manœuvres de 1891 une gamelle-rognon qui s’adapte mieux sur le sac (jne la gamelle ordinaire. La partie concave, tournée vers la tète du porteur, facilite la position du tireur couché. C’est un point important poin- l’infanderie; la gamelle ordinaire gène le fantassin de ])otite taille môme de taille moyenne, depuis l’adoption des cartouchières cpii, par leur mode d’attache élevée au ceinturon, tendent à i-ejcter le
CAMPEMENT
liavi’csac sur la lèlc lorsque le soldai [)rcnd la posilion du tireur couché {Avenir miliL, 2 iiov. 1894).
Les izraudes gamelles eu fer haüu qui sont distribuées en raison de deux par escouade (fig. 102) servent à laver et à é[)lucher les légumes ; elles sont lourdes et encombrantes et c’est avec raison (|u’on a réduit leur nombre de 4 à 2 par escouade.
Autrefois le soldat était muni en outre de grands bidons en fer batlu (4 par escouade) destinés à aller chercher ilc l’ean; ces bidons, lourds et encombrants, ont été remplacés par des seaux en toile beaucoup plus légers.
Le nombre des moulins à café a pu être réduit grâce à l’adoption des conserves de café; il n’y a plus (ju’un moulin à café pour deux escouades, c’est-à-dire pour vingt-huit hommes et deux caporaux.
Parmi les objets qui font partie de l’équipement du soldat en campagne nous signalerons enfin le paquet individuel de pansement et les plaques d’identité.
Les plaques d’identité en maillecbort sont gravées à l’avance par les soins des corps de troupe; elles seraient distribuées en cas de mobilisation et suspendues au cou de chaque soldat. On inscrit d’un côté de la plaque : le nom de l’homme, son prénom usuel elle millésime de la classe à laquelle il appartient, et de l’autre côté : la subdivision de région à laquelle il appartient et le numéro du registre de recrutement sous leijuel il est inscrit. (Décis. ministérielle du 12 oct. 188-3.)
En camj)agne, ces plaques d’identité sont indispensables; avant leur adoption, un grand nombre de morts étaient ensevelis à la suite des batailles sans qu’il fût possible d’établir leur identité.