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DU CUBE D AIR DANS LES CHAMBRES

Si l’air se refroidit, l’acide carbonique retombe et gagne alors la partie inférieure du sol.

Lorsqu’il n’existe pas de courant d’air chaud et que l’atmosphère est calme, les gaz se superposent par ordre de densité; tout le monde connaît la grotte du Chien près de Naples; dans une cave où se trouvait du raisin en fermentation, Forster a trouvé, au-dessus du sol, 18, 30 d’acide carbonique pour 1000; la proportion n’était plus que de 11,99 à mi-hauteur et de 7,90 au plafond.

Le fait que dans les locaux habités les couches d’air supérieures sont d’ordinaire les plus souillées, montre qu’il importe d’extraire l’air par la partie supérieure, de faire, en d’autres termes, de la ventilation ascendante; nous aurons à revenir sur ce point.

Voyons maintenant quelles sont les conclusions des auteurs au sujet du cube d’air dans les chambres des casernes et dans les salles des hôpitaux et quelles sont les fixations réglementaires.

D’après le général Morin on doit ventiler les casernes de manière à fournir 30"'“ d’air par heure et par homme, pendant le jour, 40 à 50““ pendant la nuit.

M. le médecin inspecteur Morache estime que le cube d’air dans les casernes devrait être de 4o‘““ par homme, ce qui, en supposant une hauteur de plafond de 4 m. à 4 m. 50, exigerait un espace de 10 à 11”“ par homme.

Arnould demande, dans les casernes, 8"’“ par homme avec une hauteur de plafond de 4 m., ce qui donne un cube d’air de 32’"“ par homme.

Kirchner demande 20”“ par homme.

D’après M. le médecin inspecteur Boisseau, il est à désirer que chaque homme dispose d’un espace de 25”“; en défalquant le volume du lit, etc., cet espace se réduit à 23”“, 50.

Corfield estime que le cube d’air dans les maisons d’habitation iloit être au minimum de 21"'“ et que l’air doit être renouvelé (juatre fois par heure, ce qui donne 84”“ d’air par homme et par heure.

En France, le règlement sur le service du casernement (30 juin 1856) fixe à 12”“ au moins l’espace à allouer à un fantassin et à 14”“ l’espace à allouer à un cavalier. Autrefois cette différence entre le fantassin et le cavalier avait sa raison d’être; le ■cavalier mettait sa sellerie dans sa chambre, et les cavaliers étaient d’une taille plus élevée que les fantassins; il n’y a plus de motifs pour maintenir cette distinction '.

1. Dans les chambres, presque toujours de forme régulière, de nos casernes et de nos hôpitaux, il est très facile de savoir quel est le cube d’air; il suffit de

Dans l’étude des casernements types pour les différentes armes, approuvée, par décision ministérielle du 4 novembre 1889, il est dit que dans les nouvelles casernes le cube d’air ne sera jamais inférieur à 17”^

En Angleterre, la Commission de réforme des casernements avait demandé que le cube d’air dans les casernes fût porté à 1G“^8 avec un renouvellement d’air d’au moins 34™* par heure et par homme. Le cube d’air demandé par la Commission est devenu réglementaire dans les casernes; dans les baraques, le chiffre minimum est de 11“*, 3, mais il est presque toujours dépassé.

En Autriche, le cube d’air réglementaire dans les casernes est de 15“*, 3 ; en Allemagne, de 12“*, 9 par homme dans l’infanterie, et de 15“*, 3 dans la cavalerie et l’artillerie.

Dans les casernes de l’Alberstadt de Dresde, le cube d’air est de 14™*, 3 dans les dortoirs, et de 9“* dans les chambres ordinaires. Il est certain qu’on peut se montrer moins exigeant sur le cube d’air dans les casernes où il existe des chambres de jour et des dortoirs.

En Belgique, le cube d’air régie mentaii’e dans les casernes est de 10 à 12“*.

Les mêmes chiffres ont été adoptés aux Etats-Unis.

Tous les auteurs s’accordent à reconnaître que le cube d’air et la quantité d’air fournie par la ventilation, doivent être notablement plus élevés dans les hôpitaux que dans les casernes.

Le général Morin demande que, dans les hôpitaux ordinaires, la ventilation soit assurée à raison de 60 à 70“* d’air par heure et par malade et, dans les salles consacrées aux maladies épidémiques, à raison de 150"'* par heure et par malade.

D’après Ch. Sarazin, chaque malade devrait disposer, dans une salle d’hôpital, de 11'“*, 25, ce qui, avec une hauteur de plafond de 5 m, donne 56'“*, 25 par lit.

Dans les hôpitaux civils anglais, la moyenne est de 52'"* par lit, et ce chiffre est jugé insuffisant par quelques hygiénistes. (L. Lefort.)

En France, le règlement sur le service de santé à l’intéi’ieur fixe à 40'"* le cube d’air que doit avoir chaque malade dans les hôpitaux h

multiplier la longueur de la cliambre qu’on se propose de cuber, par la largeur et parla hauteur. Du chilTre ainsi obtenu on déduira autant de fois 1 m. 50 qu’il y a de lits dans la chambre; l’espace occupé par les lits, par les hommes, et par le mobilier peut être évalué en effet à l'"^,50 par lit.

1. L’espacement des lits est calculé de façon à donner autant que possible 40'"® d’air à chaque malade. Dans aucun cas la distance entre les lits ne peut être inférieure à 1 m.; la distance entre deu.v rangées de lits doit être de 2 m. au moins. (Art. 233 du règlement.)

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